L’âme est-elle vraiment immortelle? (Épisode 222)

L'âme, une fois crée, existera pour toujours. Sous quelle forme notre âme vivra-t-elle après notre mort?

Un pasteur vous répond existe aussi en vidéo:

Pour d’autres podcast en lien avec cet épisode (mentionné dans cet épisode), voir:
Qui m’a créé, Dieu ou mes parents? (Épisode 117)
Quelles sont les différences entre réincarnation et résurrection? (Épisode 118)
Est-ce que l’on dort après la mort? (Épisode 133)
L’homme est-il corps, âme et esprit? (Épisode 202)

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« Cette transcription vous est proposée par les bénévoles de Toutpoursagloire.com. Nous cherchons à garder le style oral des épisodes pour ne pas déformer les propos des intervenants. De même, nous rappelons que ces transcriptions sont mises à disposition mais que les paroles de l’auteur (podcast et vidéo) restent la référence. N’hésitez cependant pas à nous signaler toutes erreurs ou incohérences dans cette transcription. Merci d’avance. »

La question est posée:

Bonjour, je suis chrétienne née de nouveau depuis un an. J’étais auparavant dans un mouvement qui disait que l’immortalité de l’âme est un concept païen venu de la pensée grecque ou de l’ancienne Égypte. Pour être honnête, la seule chose dont je ne suis pas certaine, c’est ce dogme! Quand on lit l’Ancien Testament, on ne voit pas ou presque pas l’idée de l’immortalité de l’âme après la mort. Au contraire, l’idée de l’Ancien Testament, c’est que nous dormons après la mort (Ecclésiaste 9.5 et 10). Ecclésiaste semble montrer qu’après la mort, il n’y a plus rien.

C’est vrai qu’il y a la parabole du riche avec Lazare qui contredit cela, mais c’est une parabole, et aussi le concept de la vie après la mort. N’est-ce pas ce que Satan a voulu faire croire à Adam et Ève: « Vous ne mourrez point, vous serez comme des dieux? » C’est pourquoi, je suis frileuse avec l’idée de l’immortalité. N’est-ce pas se prendre pour Dieu cette idée? N’est-ce pas New Age comme vision? D’ailleurs, dans le New Age, l’idée de la vie après la mort est très populaire.

Merci beaucoup!

Fin de ta question. Merci beaucoup! Elle est super comme question, merci de l’avoir posée!

L’âme, la résurrection, la vie après la mort… qu’est-ce qui a déjà été dit?

Je vais faire un catalogue de tous les podcasts que tu vas devoir réécouter suite à ta question parce que, en partie, j’ai répondu à des aspects de ta question. Puis j’irai un peu plus dans l’orientation qui me semble être l’axe principal de ce que tu demandes.

Voici quelques podcasts. J’espère que tu as de quoi noter:

– le 117: Qui est-ce qui m’a créé: Dieu ou mes parents?

On traitera justement de l’origine de l’âme. Ça a une portée sur la notion de l’éternité.

– le podcast 118: Différences entre réincarnation et résurrection.

Tu verras là le lien avec le New Age. Est-ce que l’on est dans une perspective du New Age? D’ailleurs à ce sujet, j’ai grandi dans un milieu New Age donc je connais un peu ce milieu. C’est un ésotérisme qui emprunte aux spiritualités orientales tout en lui donnant un fort vernis occidental.

– le podcast 133: Est-ce que l’on dort après la mort?

Je crois que c’est en grande partie ta question puisque tu cites Ecclésiaste 9.5 et 10. Or, il faut savoir que Ecclésiaste est justement dans un récit poétique qui n’est pas probablement pas descriptif. Tu dis la même chose de la parabole. C’est plutôt une question d’herméneutique et d’interprétation. Heureusement, on n’a pas que cette information qui nous permet de nous positionner vis-à-vis de la question: est-ce que l’on vit après la mort en attendant la résurrection? Je veux imaginer que tu crois quand même à la résurrection future, c’est-à-dire qu’il y a, effectivement, il y a un certain mouvement qui enseigne que, lorsque que l’on meurt, on s’endort. Puis on s’endort jusqu’à la résurrection et ensuite on devient vivant. Est-ce que c’est de ça dont il est question pour toi, ou est-ce que, carrément, tu n’y vois qu’une vie liée à notre existence terrestre et après il n’y a plus rien?

– le podcast 202: L’homme est-il corps, âme et esprit? Et enfin, les 214 et 215 sur le paradis et sur l’enfer.

Comme tu peux voir, tu as pas mal d’heures d’écoute. Si je fais la somme, cela fait 6 podcasts, généralement 20 minutes, donc tu pourras faire le calcul de ce qu’il te reste à écouter avant d’avoir une réponse plus précise à ta question.

L’âme est éternelle

Ce qui m’intéresse particulièrement pour ce podcast, c’est sur le caractère éternel de l’âme puisque c’est là où tu portes ton intérêt. Je voudrais apporter une précision: lorsque l’on dit que l’âme est éternelle, on le dit de façon plus précise, c’est-à-dire qu’elle n’est pas éternelle en amont de sa création, évidemment, puisqu’elle a été créée. Elle n’est éternelle qu’en aval de sa création. Une fois créée, l’âme est éternelle. C’est peut-être comme ça qu’il faut retenir la formulation la plus correcte que je dois dire.

Par contraste, Dieu est, de toute éternité. Lui, son éternité est en amont du présent et en aval du présent. Ce qui n’est pas nécessairement facile à se représenter parce que Dieu n’est pas contraint par le temps de la même manière que nous puisqu’il me semble être créateur du temps. Je n’entrerai pas dans ce débat ou dans cette question dans ce podcast. Toujours est-il que Dieu existe de toute éternité arrière et Dieu existera de toute éternité future. Si je comprends bien les Écritures, nous ne ferons qu’exister pour toute l’éternité future. Nous avons commencé à exister au moment de la conception et nous demeurons en existence tout au long de notre chemin. La seule question qui se pose, c’est dans quel contexte nous vivrons cette éternité? Après notre mort, c’est-à-dire en relation à Dieu et avec les sauvés ou en l’absence de relation à Dieu et avec les sauvés?

Par contre, ce n’est absolument pas un concept païen. Je ne sais pas si c’est ça que tu voulais dire quand tu disais que c’était un concept païen. Je pense que, dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament, il y a vraiment cette notion d’existence éternelle. Par exemple, lorsque Dieu se présente à Moïse dans le désert, 500 ans après Abraham, il dit: « C’est moi le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Moïse se cacha le visage, car il craignait de diriger ses regards vers Dieu. » Et Jésus se saisit de cette citation d’Ex 3.6 pour dire: « Quant aux morts et à leur résurrection, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, ce que Dieu lui a dit près du buisson: Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob? Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Votre erreur est grande. » (Mc 12.26–27) « Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Votre erreur est grande », qu’est-ce qu’il veut dire par là? Il veut dire que, devant Dieu, ces êtres sont encore vivants, maintenant, même s’ils sont morts. Lorsque Dieu s’est présenté à Moïse, il a dit: « Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. » Ils étaient vivants devant lui. La permanence de la vie est vraiment mise en avant par la citation de Jésus en lien avec cette citation que l’on a en Exode.

Que dit la Bible à propos de l’immortalité de l’âme?

Tu trouveras dans le podcast 133, un grand nombre de références, tant dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament, qui montrent cette notion de conscience qui perdure après la mort. La mort est vraiment un passage, une porte, où l’on va vers le Seigneur, comme le dit l’apôtre Paul en Philippiens, si l’on est lié à lui par la régénération, par la nouvelle naissance, si Christ a porté notre péché à la croix. On est dans une relation avec Dieu qui débute au moment de notre régénération et elle demeure éternellement. La mort n’est qu’une porte qui nous place dans une relation à lui.

Versets de l’Ancien Testament relatifs à la vie après la mort

Quelques versets brièvement:

– Dn 12.2 nous dit: « Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront. Les uns pour la vie éternelle et les autres pour la honte, pour l’abjection éternelle. »

Cela ne parle pas de la continuité de la conscience. Il est question de dormir, c’est une métaphore, un euphémisme pour parler de la mort. Quand quelqu’un est mort, il ne fait pas grand chose dans son corps, en tout cas, c’est l’apparence qu’il donne. C’est comme quand on dit que le soleil se lève. C’est pas qu’il se lève pas, mais la Terre tourne. C’est une description de la perception de l’évènement, pas de sa réalité propre. Il est, en tout cas, ici question très clairement d’une vie éternelle après la résurrection.

– Ps 17.15: « Pour moi, avec justice, je verrai ta face; dès le réveil, je me rassasierai de ton image. »

On a cette notion d’existence dans un face à face avec Dieu.

– Es 26.19 (SER): « Que tes morts revivent! Que mes cadavres se relèvent! Réveillez-vous et tressaillez de joie, Habitants de la poussière! Car ta rosée est une rosée de lumière, et la terre redonnera le jour aux défunts. »

Il y a une promesse dans l’Ancien Testament qui parle de résurrection, qui parle de vie: « mon rédempteur est vivant, je le verrai, moi » dit Job. Il y a cette notion d’existence après la mort.

– Au temps de la résurrection, il y a des notions de conscience que j’aborde pas ici puisque cela a été développé au podcast 133.

Versets du Nouveau Testament relatifs à la vie après la mort

Le Nouveau Testament, lui, est régulier dans sa notion d’éternité de l’existence.

– Le plus probant d’entre eux, c’est Mt 25.46 (SER). En parlant au terme d’une parabole qui parle du jugement, du tri que Dieu fera à la fin des temps. Il dira: « Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle. »

Il y a vraiment une bifurcation à la mort qui place dans la présence de Dieu ou dans l’absence de Dieu. Les 2 vies sont qualifiées avec le même adjectif d’éternité.

– Jn 5.28-29 (SER): « Ne vous en étonnez pas; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix. Ceux qui auront fait le bien en sortiront pour la résurrection et la vie, ceux qui auront pratiqué le mal pour la résurrection et le jugement. »

Il faut bien comprendre ce texte dans son contexte: il ne s’agit pas ici d’un mérite. La résurrection pour le paradis ou la résurrection pour l’enfer ne sont pas des mérites. Lorsqu’il est question de bonnes œuvres ici, il s’agit du bien que Jésus décrit par ailleurs. La volonté de Dieu, c’est que vous croyez. L’œuvre que nous devons faire, c’est celle de saisir par la foi l’œuvre que Jésus a réalisé à la croix pour nous. Plusieurs textes en parleront. Si tu regardes, là encore, dans la Bible, si c’est par les œuvres ou par la foi que l’on est sauvé, c’est extrêmement clair: « c’est par la grâce que l’on est sauvé, par le moyen de la foi. » Ep 2.8-9. Ce que je souligne ici, c’est qu’il est question de résurrection pour la vie ou pour le jugement.

– Dans le livre des Actes, en Ac 24.15, c’est encore plus précis (SER): « il y aura une résurrection des justes et des injustes. » Donc, nous sommes éternels à partir de la conception. À notre mort, nous continuons d’exister en l’attente de la résurrection. À la résurrection, nous recevons un nouveau corps et nous sommes dans la situation ensuite que sera notre éternité avec Dieu ou sans Dieu.

– 1 Corinthiens 15 qui est le plus long chapitre dédié à la résurrection de Christ et à la nôtre. Et là, il est dit que « nous revêtirons un corps incorruptible », c’est-à-dire qu’il sera incapable de connaître la corruption. Quelle corruption? Le vieillissement, la maladie, la souffrance et tout ce qui est associé à une vie depuis la séparation de Dieu et des hommes, depuis Genèse 3.

– La résurrection est également annoncé en 1 Thessaloniciens 4.

– Apocalypse 20 parle de ce jugement devant le grand trône blanc et les gens qui sont placés dans le lac de feu. J’en ai parlé dans le podcast sur l’enfer.

– Et enfin Apocalypse 21 et 22 décrivent le type de vie que nous aurons.

Pour résumer, on perçoit très nettement que nous sommes créés pour être éternels. Au moment de notre création, le grand défi qui se pose pour les êtres humains, c’est d’être pardonnés, unis à Dieu par sa grâce, par la puissance de son Esprit Saint. Cela va conditionner le type d’éternité que nous vivrons mais pas l’éternité en elle-même. Nous vivrons éternellement avec lui ou nous vivrons éternellement sans lui.

Dieu nous a créés éternels

Il y a un aspect de ta question qui est particulier, tu dis: « le concept de la vie après la mort, n’est-ce pas ce que Satan a voulu faire croire à Adam et Ève? Vous ne mourrez point, vous serez comme des dieux…  » On va regarder ce texte dans son contexte. Je trouve que c’est toujours mieux quand on regarde ce que le texte dit.

Je te propose d’écouter ou de lire avec moi à partir de Gn 2.25. C’est le dernier verset du chapitre 2 et on continuera avec Genèse 3: « L’homme et sa femme étaient tous les deux nus et n’en avaient pas honte. Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: « Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin? La femme dit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez. Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez pas du tout! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux qui connaissent le bien et le mal. La femme vit que l’arbre était bon à manger, agréable à la vue et propre à donner du discernement. Elle prit de son fruit et en mangea; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea. Les yeux de tous deux s’ouvrirent; ils prirent conscience du fait qu’ils étaient nus. Ils se firent des ceintures avec des feuilles de figuier cousues ensemble. Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu qui parcourait le jardin avec la brise du soir. L’homme et sa femme allèrent se cacher devant l’Éternel Dieu, parmi les arbres du jardin. L’Éternel Dieu appela l’homme et lui dit: Où es-tu? Il répondit: J’ai entendu ta voix dans le jardin et j’ai eu peur, parce que je suis nu; je me suis donc caché. »

Quelques remarques sur ce texte:

Le diable fait porter le doute sur la bonté de Dieu en inversant le commandement parce que Dieu avait dit l’inverse. Qu’est-ce qu’il avait dit? Gn 1.28: « Multipliez, dominez ». Et puis il dit à l’homme spécifiquement (Gn 2.16-17): « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » Ce dont il est question, écoute bien c’est important, c’est la capacité d’auto-déterminer le bien et le mal, avec comme conséquence, la mort, c’est-à-dire la séparation d’avec Dieu et la fin de la vie physique. C’est la séparation du corps avec l’âme en quelque sorte.

La première chose donc: Dieu, ici, donne quelque chose de bon, le diable vient faire miroiter quelque chose qui n’est pas du tout ce que Dieu a dit. L’homme, en réfléchissant à ça, il se dit: « Écoute, finalement c’est moi qui vais choisir entre le bien et le mal. Je ne vais pas faire confiance à Dieu pour me dire ce qui est bien ou mal. Je vais faire confiance à mes instincts, ma sensualité, à ce que je perçois et si je trouve que le fruit d’un arbre est bon, je le mangerai. » Ce faisant, il fait venir sur lui la mort. Mais comme tu le vois, ce n’est pas une mort immédiate. Le diable a menti: « Vous ne mourrez pas du tout. » Il lui fait simplement miroiter une autre réalité, alors que ce qui va avoir lieu, c’est une séparation d’avec Dieu. Dans quelques versets, l’homme est chassé de la présence de Dieu et dans quelques versets, il devient mortel. Il y a un principe de mort qui est associé maintenant à la vie. La souffrance va venir, la colère va venir, le mal va venir, les orties et les ronces vont venir sur la Terre… Le principe même de l’écologie magnifique qui était en place est transformé.

Cela ne touche pas la notion d’éternité New Age. L’homme aurait pu continuer de manger de l’arbre de la vie éternelle. Mais il ne pouvait plus le faire parce qu’il a été expulsé de ce jardin, il a été expulsé de la présence de Dieu bienfaisante et la mort a fait toute son œuvre. Donc c’est pas tout à fait ce que tu voyais dans ce texte, à mon sens, de voir une fausse promesse du diable, cette éternité. Non, nous sommes vraiment éternels dès notre conception. Mais la vraie question, maintenant,qui se pose à nous, nous qui sommes mortels physiquement dans notre corps, c’est de savoir: est-ce que nous laissons Dieu régénérer notre âme et le laisser nous placer dans sa présence pour que, un jour à la résurrection, nous puissions vivre à jamais pour lui?

Jésus masque notre honte, notre culpabilité

Je trouve aussi extraordinaire, et je termine là-dessus, quand l’homme a pris conscience de sa déchéance, lorsqu’il a pris conscience de sa honte, il a essayé de la masquer. Et n’est-ce pas ce que tous les hommes et toutes les femmes tentent de faire? Dès qu’on se sent coupable, on essaye de justifier notre culpabilité, on essaye de se couvrir. Alors, on essaye de se donner une bonne conscience en essayant de compenser. Les gens, parfois, vont devenir religieux pendant quelques temps, ils vont faire des prières pour obtenir le pardon de Dieu. Dans d’autres spiritualités, ils vont offrir à des divinités ou offrir à des ancêtres, des sacrifices pour essayer d’apaiser leur colère parce qu’ils réalisent qu’ils ont fait le mal. Des gens vont essayer d’être plus gentils avec leurs proches pour essayer de compenser leur colère… On est, dans tous les systèmes du monde, dans un système de compensation vis-à-vis de la divinité. Un peu comme Adam et Ève qui essaient de se coudre des feuilles de figuier pour masquer leur nudité et leur honte.

Ce qui est formidable, c’est qu’il y a une image qui nous est donnée dans le fait que Dieu vient couvrir notre honte et il couvre notre honte par la peau d’un animal. Pourquoi est-ce qu’il fait ça? C’est le symbole, là, de la couverture que Christ fait par rapport à notre propre culpabilité. Lorsque Jésus meurt à la croix, son corps, son sacrifice à la croix, couvre et remplace ces feuilles de figues en proposant de nous envelopper de sa propre justice à lui. C’est vraiment le symbole de quelque chose de magnifique. J’ai pas besoin de chercher à masquer ma propre culpabilité. Je peux laisser Christ masquer ma culpabilité. Non pas fabriquer des feuilles pour masquer ma honte, mais laisser Christ, par son sacrifice, masquer ma propre honte. Je peux venir à lui tout crasseux que je suis et recevoir de sa part, la grâce du pardon, la grâce de l’honneur, la grâce d’une réparation qu’il m’accorde grâce à ses propres efforts et à son propre travail.

Bref… Je suis heureux que tu aies rencontré le Christ, le Seigneur, qu’il t’a couverte. Et s’il t’a couverte, tu peux avoir confiance que tu vis, dès maintenant et pour toujours, une vie éternelle avec lui et en sa présence.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire de la Bible. Florent est aussi conférencier, et professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève. Il est le directeur international du développement des Églises au sein de la mission Encompass liée aux églises Charis France. Il est marié avec Lori et ont trois enfants adultes et mariés ainsi que quatre petits-enfants.

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