C’est quoi la prédestination? (Épisode 69)

Dans l'épisode 69, Florent Varak répond à une demande d'exposé sur la notion de prédestination. Florent Varak présente les trois textes les plus clairs sur le sujet et en tire 6 principes qui définissent la prédestination selon la Bible.

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Bonjour, la question est posée : « je souhaiterais que Florent Varak puisse traiter du sujet suivant : bibliquement parlant c’est quoi la prédestination? Car j’entends parler de tout et de son contraire à ce sujet. D’avance, merci. Bien fraternellement ».

Merci de cette question, elle est importante. La prédestination fait partie de ces grands thèmes de l’Ecriture qui rejoignent des thèmes comme la souveraineté de Dieu, les notions d’élection ; évidemment ça joue sur notre compréhension, également de ce que l’on décrit comme le libre-arbitre, ou la perspective de comprendre un peu quelles sont les marges de notre libre-arbitre, les frontières entre cette souveraineté de Dieu et notre capacité à prendre des décisions par nous-mêmes. Alors, c’est un concept qui est majeur dans l’Ecriture. Il y a quelques passages qui sont emblématiques sur le sujet. Je vais en lire trois et j’essaierai de donner quelques remarques sur ce que disent un peu les Ecritures à ce sujet.

Le premier de ces passages c’est dans Éphésien, chapitre 1, verset 4 à 6 – on l’a déjà abordé dans des podcasts précédents – nous lisons : « En Lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour, il nous a prédestinés par Jésus-Christ à être adoptés selon le dessein bienveillant de sa volonté, pour célébrer la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé. »

Et puis il y a un second passage très connu, très rassurant, très encourageant : Romains 8 : 28 à 30 qui nous dit « Nous savons du reste, que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’Il a connu d’avance, Il les a aussi prédestinés à être semblable à l’image de son fils, afin qu’il soit le premier né d’un grand nombre de frères. Et ceux qu’Il a prédestinés Il les a aussi appelés, et ceux qu’Il a appelés Il les a aussi justifiés, et ceux qu’Il a justifiés Il les a aussi glorifiés ».

Et puis un troisième texte, Actes13 : 48 : « les païens se réjouissaient en entendant cela. Ils glorifiaient la parole du Seigneur. Et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent ». Ces trois textes sont très forts dans leur contribution sur ce sujet et si je devais en tirer 6 principes, je dirais ceci :

Premièrement Dieu a élu les sauvés avant la création du monde pour qu’ils soient saints, c’est-à-dire mis à part, le choix de l’élection de Dieu date d’avant que le monde ne soit créé.

Deuxième remarque, Dieu a prédestiné ses enfants pour qu’ils soient adoptés, c’est-à-dire, qu’il y a de sa part, une mise à part antérieure, pour que ces enfants deviennent les siens à un moment donné.

Troisièmement, Dieu orchestre toute chose, toutes les circonstances ; « toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu », pour ceux qu’il a choisis.

Quatrièmement, Dieu a pour objectif que ses élus ressemblent à Christ. Et cet objectif sera comblé bien sûr à la fin des temps –à la fin des temps historiques en tout cas– lorsque nous serons transformés à l’image de Christ.

Cinquièmement, Dieu a établi une chaîne solide qui va de la prédestination à l’appel de la conversion, à la justification et jusqu’à la glorification. C’est-à-dire qu’il y a un enchaînement d’événements qui, dans la pensée de Dieu, sont déjà établis, sont fermes, et conduisent à cette glorification ultime.

Enfin, sixièmement, tous ceux qui sont destinés à la vie éternelle croiront, parce que justement leur salut dépend d’une volonté divine qui a été décidée antérieurement à la création même du monde.

Le théologien Grudem définit ainsi l’élection – et donc le thème de la prédestination en fait partie : « l’élection est un acte de Dieu avant la création, par lequel Il choisit certains pour être sauvés, non à cause de quelques mérites de leur part qu’Il aurait connu d’avance, mais uniquement selon son bon plaisir souverain. Donc tu trouveras cette citation dans son livre de théologie systématique, où il développe abondamment cette notion d’élection. Alors, je suis assez à l’aise avec sa définition, je changerais juste une chose ; c’est cette dernière partie, « mais uniquement selon son bon plaisir souverain ». Moi je dirais ainsi, mais ce n’est pas éloigné de ce qu’il dit en fait, « mais uniquement selon une souveraineté compatible avec l’ensemble de ses attributs ».

Je m’explique : Le bon plaisir est certainement correct, mais il est impossible de percer la motivation profonde du Seigneur. Certes, il fait tout selon son bon plaisir, mais ça ne nous aide pas nécessairement. Par contre je pense qu’il n’y a pas que son plaisir, en quelque sorte, qui entre en jeu, mais également sa justice, sa bonté, sa perfection, son omniscience, son omnipotence, tous les attributs de Dieu qui nous définissent un Dieu dans sa splendeur, dans sa grandeur, dans son interaction aussi avec les êtres humains, et que son élection, sa prédestination se font en fonction aussi des qualités et des attributs de sa personne.

Alors quels sont les impacts positifs pour nous qui avons un jour cru en Jésus-Christ ?

Avant que je parle un peu des problèmes qui sont associés avec cette notion, il y a d’abord ces mots qui sont prononcés pour nous réconforter. Dieu nous a choisi pour que nous ressemblions à Christ, et quelque part quand je vois la réalité de mon cœur, ses méandres, ses difficultés, sa complexité à vivre la foi chrétienne –hélas hélas– je suis encouragé que, sachant tout de moi, Dieu m’a élu avant que le monde existe. C’est extraordinaire, ça veut dire que j’ai aucun mérite. J’ai juste à recevoir une grâce qui m’est donnée librement, gratuitement, complètement parce que c’est dans la pensée de Dieu de le faire ainsi. Et c’est très réconfortant n’est-ce pas ? Et ces données dans l’Ecriture sont là justement pour apporter le réconfort d’une assurance que notre Salut est vraiment quelque chose qui dépend de Dieu, de son œuvre en nous, plutôt que de nous, pour essayer d’obtenir, de nous approprier quelque chose qu’on irait rechercher auprès de Dieu. Donc un réconfort.

Deuxièmement une louange. Là encore je suis émerveillé ; enfin très honnêtement je ne me serais pas choisi si j’étais Dieu, même si la formulation est un peu étrange bien entendu, mais ça doit susciter, nourrir notre louange. Dieu a manifesté sa bienveillance et franchement c’est à lui la gloire. Et donc ça doit conduire, ça doit nous conduire à être émerveillés de cet amour.

Troisièmement, ça doit susciter de la prière active : une intercession vive pour ceux et celles qui nous entourent. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ. Pourquoi ? Parce que c’est précisément parce que nous croyons que Dieu est à l’œuvre, que nous lui demandons d’être à l’œuvre. Si le salut dépendait de nous, si le salut dépendait des décisions des autres, on irait importuner les autres jusqu’à ce qu’ils cèdent et qu’ils prennent enfin une décision de suivre Christ. Or, ce n’est pas le cas, ce n’est pas cela dont il est question. Nous réalisons que le salut est un miracle que Dieu seul réalise, et c’est pour cela que nous pouvons prier pour ceux qui nous entourent ; que nous pouvons intercéder, pleurer, supplier Dieu d’intervenir dans le cœur de nos contemporains.

Quatrième impact : l’évangélisation est possible. L’évangélisation est possible parce que précisément, Dieu est l’acteur principal de l’évangélisation. C’est-à-dire que, l’évangélisation rassemble ceux et celles que Dieu a élus en quelque sorte, mais comme on ne les connaît pas, Dieu a décidé que nous devions être les porte-paroles de son évangile. Que nous devions incarner les valeurs de son évangile et que cela attirerait un certain nombre d’individus ; ceux-là mêmes que Dieu a destinés à la vie éternelle. Et ça rend donc notre évangélisation possible parce que c’est Dieu encore une fois, qui est à l’œuvre dans le salut des hommes et des femmes qui nous entourent.

À cause de cela nous pouvons prier, nous pouvons aller, nous pouvons parler de l’évangile, nous pouvons prendre des risques, et décider d’un certain nombre d’actions pour communiquer l’évangile, parce que la fin du chemin c’est Dieu qui est à l’œuvre, c’est pas nous, et ça nous permet aussi d’avoir, et c’est la cinquième remarque que je ferais, dans les impacts de cette doctrine, ça nous permet aussi d’aimer tous les hommes assez librement. Je peux aimer mon voisin, mon prochain,  mes collègues, mes collaborateurs qui ne seraient pas chrétiens, très librement, parce que je peux les aimer vraiment en sachant que ce n’est pas par une forme de conviction personnelle que eux-mêmes vont venir à Christ.

Je trouve que c’est très rassurant dans le développement de relations humaines saines, et qui seraient détachées d’une sorte de manipulation constante à chercher à parler de la foi pour que les gens se tournent vers Christ. Je peux les aimer Librement, pleinement et puis Dieu fera son œuvre en eux. Et je vais saisir toutes les opportunités bien sûr, pour être le témoin de Christ dans ce contexte, mais je peux aimer ceux qui m’entourent sans cette bagarre intérieure de savoir « mais peut-être que ça dépend de moi qu’ils soient sauvés ». Alors ceci dit, quelques impacts positifs de cette doctrine de la prédestination, ceci dit, ça pose aussi un certain nombre de problèmes, que je n’essaye pas nécessairement de résoudre.

Et le premier problème quand on commence à comprendre la notion d’élection, la notion de prédestination, c’est une notion un peu d’arbitraire. On se dit « mais Dieu est arbitraire s’Il choisit certaines personnes et n’en choisit pas d’autres ». Mais moi je voudrais dire que –et c’est pour ça que j’ai modifié un peu la définition de Grudem– ce n’est pas parce que c’est incompréhensible pour nous qu’il n’y a pas une sagesse propre à Dieu dans cette affaire. C’est pour cela qu’il ne s’agit pas d’un bon plaisir divin qui serait aux yeux d’un cynique presque méchant de choisir certains. Non, parce que justement, Dieu agit selon l’ensemble de ses attributs, et ses attributs parlent d’un Dieu qui est saint, qui est juste, qui est parfait, qui est aimant et, que nous ne comprenions pas la logique interne à Dieu, ne veut pas dire qu’il n’y a pas une logique. Simplement elle nous échappe. Et ça je peux accepter que Dieu ait sa logique et que moi je ne la comprenne pas, parce que Dieu est bien plus grand que moi, et bien supérieur dans toutes ses pensées et sa folie, si je puis m’exprimer ainsi, reprenant les termes de 1 Corinthiens « sa folie est plus sage que ma plus grande sagesse ». C’est presque rigolo de le dire ainsi.

Deuxième problème souvent que les gens relèvent avec cette notion, c’est la notion de libre arbitre. Alors si Dieu est souverain, je n’ai aucun libre arbitre. Et c’est intéressant comme question, et en même temps, ça crée une autre difficulté parce que, regarde : si jamais il y a un libre arbitre pour choisir Dieu c’est presque comme si le choix de croire, le choix de me repentir deviendrait une sorte de mérite, et le salut deviendrait un dû, issue de ma propre décision. Or nous savons selon Éphésiens 2 : 8 et 9 que la foi n’est pas un mérite, mais c’est une grâce et un cadeau. Et en parlant de libre arbitre, je prends ici ce que je retrouve dans l’excellent ouvrage  « pour une foi réfléchie » qui a été rédigé sous la direction d’Alan Nisus, et il reprend ce qui est souligné chez le camp dit « des calvinistes »  qui soutiennent la prédestination, et ce camp dit la chose suivante : les calvinistes font en outre remarquer que depuis la chute, l’homme est incapable par lui-même de croire, de se repentir. Il a perdu son libre arbitre. Il est esclave du péché, –il y a un certain nombre de références– sa volonté est prisonnière, esclave du péché. C’est ce que Luther a appelé le « serf arbitre », pour s’opposer à la thèse du libre arbitre défendue par l’humaniste Érasme. Il voulait dire que, abandonné à ses propres forces et livré à ses propres ressources, l’homme est incapable de dire oui à Dieu. Il faut vraiment que l’esprit travaille son cœur, le régénère, le libère et lui donne de dire oui. Mais le oui de l’élu, sa réponse sera inextricablement le sien et celui de l’esprit. Moi je me retrouve tout à fait dans cette description ; je suis incapable de lever les yeux en dehors de mon marasme, si Dieu ne vient pas me rechercher, et en même temps il est vrai -et je vais terminer là-dessus- qu’il y une part qui reflète psychologiquement une prise de décision de croire et de se tourner vers Jésus Christ. Donc arbitraire, libre arbitre.

Et puis le troisième problème c’est que l’ on se dit « bah alors », on a une vision fataliste du monde. Et le fatalisme est erroné parce que ce même Dieu souverain a décidé que sa souveraineté passe par des moyens humains. Pour ce qui est du salut, il a choisi, ordonné, décidé que le salut passerait par la prière, passerait par l’annonce de l’Évangile, passerait par le témoignage de l’église, de l’amour des chrétiens. Tout ceci me porte à l’action, mais me porte aussi à dormir tranquille, et ce n’est pas du fatalisme en cela. Alors évidemment c’est une question philosophique, comment concilier un Dieu souverain avec des hommes qui ont vraiment une certaine mesure de responsabilité, de liberté… Je ne sais pas vraiment comment l’articuler, parce qu’elle semble incompatible à nos yeux, mais elle est fondamentalement, bibliquement compatible. Alors je vais l’illustrer avec un événement qui va bientôt arriver en France, puisque ça va être, –je suppose que tout le monde en entend parler bien trop– ça sera bientôt l’élection d’un nouveau président de la République. Que nous dit la Bible ? Daniel 2 :21 nous dit : –c’est suite au dévoilement des prochains royaumes qui allaient se succéder du temps de Daniel– nous dit ceci : « à lui à Dieu appartient la sagesse et la force. C’est Lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse les rois et qui établit les rois, donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui ont de l’intelligence » Daniel chapitre 2 verset  21. Bon, qui va élire le prochain Président de la République ?

Si je regarde ce texte, je vois que quelque part, Dieu est derrière sa nomination. C’est lui qui va établir des rois et qui va les démettre comme Il l’entend. Ou, mais qui va élire le prochain Président de la République ? Bah, c’est le peuple français. Il va y avoir un vote démocratique et personne ne va aller voter contre sa volonté, contre son gré. Les deux semblent coexister paisiblement. Une souveraineté de Dieu absolue, complète, et pourtant aussi une prise de responsabilité des hommes dont ils leur rendront compte. Et je ne sais pas comment associer pleinement ces deux pensées, sinon de reconnaître que cette interaction entre le divin et l’humain est compatible des deux côtés.

Alors des centaines d’histoires de conversion que j’ai entendues de gens que je connais. Je vois ces deux éléments ; cette souveraineté de Dieu, cette prise de responsabilité humaine, s’unifient à merveille dans toutes les histoires que j’entends. J’entends cette notion d’événements bizarres, surnaturels, de rencontres improbables, de circonstances de vie où la personne était prête à entendre un message qu’elle avait jusqu’ici absolument rejeté, ou mis de côté. Et ça c’est l’œuvre de Dieu. C’est le témoignage de l’œuvre de Dieu qui lance un appel général et puis, petit à petit, cet appel devient spécifique et fait que la personne est dirigée, orientée vers ce moment où il y a une prise de conscience, qui est réelle, qui est personnelle. Je lisais hier la conversion d’un gangster du sud de Chicago qui a dit à Dieu « mais si tu existes il faut que ça, ça se produise dans ma vie sinon je veux plus jamais entendre parler de toi ». Et ça c’est produit, et il s’est dit « mais finalement Dieu est vivant, Dieu est capable d’entendre ma prière ». Et ça l’a vraiment interpellé, et ensuite il est devenu un disciple de Jésus Christ. Il s’est donné à Jésus-Christ, il a placé sa confiance dans le fait que Jésus était mort pour ses péchés et lui a demandé d’entrer dans sa vie.

C’est une décision très personnelle qu’il a prise, mais tout ceci est compatible avec un autre aspect : cet autre aspect, c’est ce que je viens d’évoquer, Dieu est à l’œuvre dans la vie des individus qui se convertissent, et je reprends le dernier verset des trois que j’ai lu en début de podcast : « Tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle crurent ». La prédestination, c’est la force, c’est la garantie d’un salut qui dépasse largement notre force personnelle, et qui dépend entièrement d’une puissance suffisante, non seulement pour nous arracher à ce monde présent, mais pour nous maintenir en lui jusqu’à ce qu’enfin nous soyons réunis avec lui et glorifiés, transformés à l’image de Jésus Christ. Voilà la grandeur du Salut qui est en Christ.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de plusieurs livres , conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et nouveau directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

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