Comment aborder la peur de la mort en tant que chrétien? (Épisode 171)

La peur de la mort est un sentiment oppressant. Nombreux sont ceux qui y sont confrontés, sinon tous, à un moment de leur vie. Dans ce podcast, Florent Varack nous donne 10 pistes concrètes afin de faire face à la peur de la mort. Il nous rappelle la beauté de l'espérance de la vie éternelle que nous avons en Christ.

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Épisode 171 : Comment aborder la peur de la mort en tant que chrétien ?

La question est posée :

"Bonjour, Je souhaiterais avoir quelques précisions quant à mon salut en vous exposant certaines de mes réflexions. Je pense être sauvée parce que je sais, et je crois que le Seigneur Jésus a dû mourir sur la croix pour racheter mes péchés, de plus, lorsque je vois la tournure que prend le monde tant sur le plan économique, politique, intellectuel ou philosophique, je sais que le retour du Seigneur est proche, les temps de la fin sont là, l’implantation dans certains pays de la puce RFID est à mon sens bien plus qu’une évidence que Satan essaie de ravir des âmes. Cependant je voudrais savoir pourquoi la mort (par accident ou maladie) me fait peur. Je me dis que si j’étais réellement au Seigneur, je ne devrais pas craindre de mourir. J’ai plus l’impression de croire avec mon esprit qu’avec mon coeur. Cela me trouble énormément.. Si vous avez une piste de réponse à me proposer, je suis preneuse ! Je vous remercie."

Wouah ! Écoute, je suis touché de ta confiance en posant une question aussi personnelle, et j’aimerais d’abord répondre à un détail avant de passer sur l’essentiel de ta question.

Je ne te rejoins sur l’idée d’un retour proche du Seigneur, enfin, quand Jésus parle de son retour, il dit qu’il revient bientôt. Un bientôt qui ne peut pas être qualifié aussi facilement. On peut penser à des saisons de retour, mais il faut bien réaliser que de tous les temps, les chrétiens ont cru discerner certains signes qui pour eux étaient absolus pour annoncer le retour proche de Jésus-Christ. Chaque génération a compris les signes de sa génération comme étant l’accomplissement de cette prophétie. Luther voyait dans le pape l’antichrist annoncé dans la Bible. Beaucoup de chrétiens britanniques ont vu en Hitler l’antichrist annoncé. Et je pourrais multiplier les exemples ; en fait ce serait pas le centre de ton podcast, donc Jésus revient bientôt, rapidement en fait, c’est une autre manière de comprendre le mot grec. Et ça nous surprendra. A un moment donné, les apôtres ont posé la question à Jésus "est-ce en ce temps que tu répandras ton royaume pour Israël ?" Et Jésus a réorienté leurs regards en disant "ce n’est pas à vous de connaître le moment que le Père a fixé de sa propre autorité mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous et vous serez mes témoins". Et tu vois que Jésus réoriente notre préoccupation. On aimerait connaître les temps et les moments, mais il dit : ça vous appartient pas, soyez mes témoins. Et donc je voulais juste le dire parce que parfois on se laisse embobiner par des vendeurs de rêves ou des faux prophètes qui nous annoncent le retour immédiat, imminent du Seigneur et il faut rester serein.

Alors, moi j’aimerais évoquer avec toi, dix pistes pour faire face à la peur de la mort.

  1.  D’abord j’aimerais te réconforter. La peur est une émotion. Comme toutes les émotions, elle n’est ni bonne ni mauvaise. Tout dépend de quoi tu as peur et comment tu réagis à la peur. Jésus a expérimenté la peur, la peur la plus profonde au moment de sa torture sur la croix et en anticipant ce temps où il allait boire la coupe de la colère de son Père pour nous. Les prophètes ont expérimenté la peur, et Paul a expérimenté la peur, comme les autres apôtres. Chacun d’entre nous nous sommes en lutte avec des émotions différentes – certains la colère, d’autres l’anxiété, etc. J’aimerais te réconforter, ne te culpabilise pas d’avoir peur, parce que là tu souffres deux fois ! tu souffres à la fois de la peur de la mort, et de la culpabilité de cette peur là.
  2.  Deuxièmement, j’aimerais te rassurer. La peur de la mort est un peu normale, en réalité, n’est ce pas ?

Parce qu’on n’a jamais connu cette expérience ! Je ne sais pas ce que c’est de mourir et je ne sais pas ce qu’est la mort. Je peux le comprendre par l’écriture ; on va en parler, mais en plus il y a une grande inconnue, est ce que je vais mourir dans un accident ? D’une maladie ? Comme tu le dis, ça peut me surprendre totalement, sans que je m’y sois préparé donc effectivement, il y a un élément de surprise. Et c’est normal que l’on ait peur de cela.

Comment ne pas craindre ce qu’on ne connaît pas vraiment, finalement ? et donc je voudrais pas t’accabler, je voudrais pas accabler quiconque qui écoute ce podcast de cette notion.

  1.  Troisièmement, ce que je te propose c’est de comprendre. Essaie de savoir pourquoi. Qu’est-ce qui plus profondément de cette, de ce sentiment de peur que tu as, qu’est-ce qui t’inquiète ? Est-ce que c’est la peur de quitter ta famille et tes proches ? Est-ce que c’est la peur de laisser un confort de vie ? Est-ce que c’est la peur de ne pas avoir achevé certains objectifs de ta vie ? Est-ce que c’est la peur de l’inconnu ? Est-ce que c’est la peur de la souffrance ? Est-ce que c’est la peur de t’ennuyer au ciel ? Est-ce que c’est la peur de ne pas être sauvé ?

Tu vois toutes ces questions en fait, elles ont des réponses différentes. Donc ne sachant pas pourquoi tu t’inquiètes de la mort, je sais pas comment répondre.

Si c’est une question sur l’assurance du salut, les réponses sont différentes si c’est la peur de quitter tes enfants, alors qu’ils sont peut-être trop en bas âge, et qu’ils ont besoin de toi et voilà, c’est quelque chose qu’il faut aborder. Si tu as peur de la souffrance, associée à la mort, ça serait peut-être bien d’en parler avec ton médecin, on vit dans des contrées ou des pays où c’est souvent facile d’apaiser la souffrance, la plus totale, pas celle qui est existentielle, mais celle qui est du corps et qu’on a fort heureusement des substances assez puissantes qui nous permettent de passer ce cap, certes dans la souffrance, mais pas avec les mêmes souffrances que d’autres, dans d’autres générations malheureusement, dans d’autres pays peuvent connaître. Donc parler à un médecin peut permettre de répondre à certaine de ces anxiétés.

  1.  Quatrièmement, moi je te propose d’apprendre. Donc premièrement je voulais te réconforter, deuxièmement, te rassurer, troisièmement, t’encourager à comprendre, maintenant, apprendre. Ce serait bien que tu apprennes comment la Bible parle de la vie éternelle. Parfois, nos craintes se dissipent quand on sait comment aborder nos craintes. Je te donne un exemple : j’ai du partir avec un ami en Haïti, il y a plusieurs années et c’était au moment de l’épidémie du choléra. Alors je sais pas quand j’utilise le mot "choléra" quelles émotions surgissent dans ta pensée, mais pour moi, c’était un peu les émotions des grandes, des maladies absolument terribles du moyen-âge qui avaient emportés des milliers ou des centaines ou des dizaines de milliers d’individus, je sais pas ! En tout cas, une maladie assez terrible. Et j’en parle à mon médecin et il me dit, "tu sais Florent c’est pas si tragique, tu sais que le choléra ça se soigne très bien, le danger du choléra c’est la déshydratation et les gens meurent de déshydratation, mais si on est hydraté et avec un petit traitement, c’est rien comme maladie !". Alors ça m’a fait encore plus de peine parce qu’il y a des gens qui meurent en fait simplement d’un manque de soin, d’une maladie qui n’est finalement pas si terrible que ça. Donc le fait de connaître la situation, m’a permis d’aborder ce voyage beaucoup plus sereinement, et d’y aller de tout coeur, mais, j’aurais dû y aller de tout coeur, quel qu’en soit le contexte mais voilà, j’étais rassuré par rapport à ça.

Donc c’est pas une mauvaise idée que de lire et relire Apocalypse 21 et 22. seulement ces passages ! C’est un livre un peu, qui peut faire peur aussi, mais Apocalypse 21 et 22 c’est vraiment magnifique ! C’est des textes qui vont t’encourager, tu dois nourrir ton imagination, nourrir ta réflexion, apprendre à connaître ce que la Bible dit de ce monde qui vient. 1 Corinthiens 15, 1 Thessaloniciens 4 je crois, pourraient également être des textes qui seraient encourageants. Philippiens chapitre 3, 2 Corinthiens chapitre 5 sont des textes à méditer parce que apprendre sur le monde à venir, c’est déjà se rassurer sur ce monde là.

  1.  Cinquièmement, je te propose de mémoriser. Mémoriser des textes qui te donnent une bonne information et qui sont source d’encouragement. Moi j’ai besoin de mémoriser régulièrement des textes de l’écriture, soit pour contrer des désirs mauvais de mon coeur, et j’ai besoin d’avoir un cadre dans ma tête qui me reprogramme ou qui me paramètre dans mes pensées, dans mes idées, soit parfois pour me fortifier par rapport à, justement une anxiété, ou plutôt, je suis pas trop un personnage anxieux mais, il y a certains textes qui nous font du bien, qui me rapproche de la personne de Dieu et donc j’ai besoin de me nourrir de ça. Donc je voudrais te lire quelques textes que tu pourrais mémoriser, je t’encouragerais à les noter sur un bout de papier, et puis quand tu es dans une salle d’attente ou bien quand tu as du temps un peu comme ça, de les relire, parce que ça va fortifier ta confiance dans cet événement qui nous fera passer de ce monde ci à celui de Dieu.

– 1 Thessaloniciens 4. 13–15 : "Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous attristiez pas comme les autres qui n’ont pas d’espérance. En effet, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, (nous croyons aussi que) Dieu ramènera aussi par Jésus, et avec lui, ceux qui se sont endormis. Voici, en effet, ce que nous vous déclarons, d’après une parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis". Première référence.

– Deuxième référence, 1 Corinthiens 15. 42–44 : "Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Semé corruptible, on ressuscite incorruptible. Semé méprisable, on ressuscite glorieux. Semé plein de faiblesse, on ressuscite plein de force. Semé corps naturel, on ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps naturel, il y a aussi un corps spirituel."

– Un autre verset, 2 Corinthiens 5. 4 : "Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dévêtir, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie."

– Jean 11. 25–26 "Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais." Crois-tu cela ?

– Ésaïe 25. 8 "Il anéantit la mort pour toujours ; Le Seigneur, l’Éternel, essuie Les larmes de tous les visages, Il fait disparaître de toute la terre Le déshonneur de son peuple ; Car l’Éternel a parlé".

Mémoriser me semble une excellente piste pour faire face à ses anxiétés.

  1.  Sixièmement, se représenter. Quand tu pries, imagines le jour où tu ne pourras, non pas fermer les yeux, mais les ouvrir et voir Jésus face à toi ! La vie éternelle est une communion, une vie, une relation avec Jésus, avec aussi tous les sauvés, et sur une terre renouvelée. C’est le monde d’aujourd’hui, la souffrance en moins, c’est le monde d’aujourd’hui, sans le péché, sans l’égoïsme, sans la mort. C’est un peu une fête perpétuelle et une célébration de la vie, je pense pas qu’il faut se représenter du tout la vie éternelle comme un long culte, ça peut pas franchement… en chantant ! Mais plutôt une vie sur une terre renouvelée, avec comme centre de notre amour, la personne de Christ et l’ensemble de ses rachetés.
  2.  Septièmement, il faut prier. Il ne faut pas hésiter à prier. Prier que Dieu te délivre de cette peur, et surtout, qu’il te donne une émotion plus grande encore. Parce que si tu te préoccupes de pas avoir peur, tu sais que tu auras peur, mais si tu essaies de remplacer cette émotion, de la couvrir par une émotion plus forte, celle de la joie de voir Jésus, celle de la joie de quitter le péché, celle de la joie de sortir de la souffrance, celle de la joie d’être avec tous ceux et celles qui ont été rachetés, alors soudainement, ben ça équilibre un peu l’anxiété, la peur de la mort.
  3.  Huitièmement, je te propose de t’entourer d’amis. De frères et sœurs avec qui tu peux prier, et notamment si tu es dans une phase où tu anticipes peut-être, je sais pas, je connais pas ton âge, peut-être la fin, si c’est une question de quelques années, tu vois que tu vieillis et que peut-être ce temps approche, ben t’entourer d’amis pour prier pour cela. Il parait que les puritains avaient coutume de prier pour eux-même que Dieu ne leur apprenne à mourir dignement ou à vieillir dignement, je sais plus comment ils le formulaient. Mais en tout cas, s’entourer d’amis, de gens pour prier et réfléchir à la question ou d’en discuter ouvertement, souvent ça apaise au calme.

9. Et puis neuvièmement, contempler Jésus face à l’anxiété.

Tu vois, il y a quelque chose d’assez touchant, lorsqu’il est entré dans ce dernier moment sur terre avant qu’on vienne l’arrêter, nous lisons en Luc 22 ceci (versets 39-46) : "Après être sorti, il alla, selon sa coutume, au mont des Oliviers. Ses disciples le suivirent. Arrivé à cet endroit, il leur dit : Priez, afin de ne pas entrer en tentation. Puis il s’écarta d’eux d’environ un jet de pierre, se mit à genoux et pria, en disant : Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe. Toutefois que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne, qui soit faite. Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier. En proie à l’angoisse, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. Il se releva de sa prière et vint vers les disciples, qu’il trouva endormis de tristesse et il leur dit : Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous, priez, afin de ne pas entrer en tentation."

Moment absolument bouleversant ! Jésus souffre d’une hématidrose. Expression, symptôme d’une angoisse absolue. Pourtant, il sait très bien qu’il va ressusciter. Mais ce passage de la mort, ce passage de la mort qui pour lui, comprenait une séparation, un changement de relation entre le père et le fils quelque part.

Puisqu’il devient péché pour nous au moment où les ténèbres recouvrent toute la terre. Il absorbe le péché, le nôtre, il est dans l’anxiété face à cette séparation et l’angoisse est telle que son corps sue du sang et de la sueur. Jésus va mourir d’une mort brutale. Et je te propose de contempler ce Jésus et il dit "pas ma volonté, mais la tienne". donc il y a une forme d’abandonnement, qui est aussi utile pour nous de contempler que Jésus est mort pour nous et qu’il est ressuscité pour nous. Nous avons maintenant un chemin très facile, parce que lui, il a forcé le chemin de la mort et il l’a vaincu, donc on marche à sa suite, lui il a vécu l’angoisse par excellence pour que tu ne sois pas angoissée. Il faut vraiment réfléchir à cette substitution qui fait que il a pris tes angoisses, il a pris ton péché, il a pris ta faute, il a pris ta vie et tu peux vraiment t’abandonner à Lui et le contempler dans ce passage.

  1.  Et enfin, contempler la vie qui vient. Ce sont les recommandations avec lesquelles j’ai aussi commencé un peu plus tôt. Contempler la vie qui vient avec 2 Corinthiens 5 et Apocalypse 21. Le temps ne me permet pas de les lire, mais très honnêtement, je t’encourage profondément à les méditer pour réaliser que, wouah cette vie qui vient en association à notre relation à Christ, elle est cadeau et cette angoisse que tu ressens, elle est l’expression de ta faiblesse, elle est pas l’expression d’un manque de foi forcément, elle est pas l’expression que tu n’es pas sauvé. On vit des émotions troublées, et chacun d’entre nous on a des luttes avec telle ou telle émotion, il faut vraiment pas que tu t’angoisses davantage par rapport à cela. Ça dépend un peu d’un profil personnel. Tu dois y réfléchir. Mais contemple cette vie qui vient pour finalement désirer, parce que je me dis que, quand on sera de l’autre côté, quand on sera avec la personne de Christ, avec ses rachetés, avec ses anges, dans un univers renouvelé, on va regarder nos vies en disant "mais pourquoi on n’a pas voulu y parvenir plus vite !". C’est tellement glorieux ce qui nous attend ! Christ en nous, l’espérance de la gloire, nous dit Colossiens. Ça permet de se dire, wouaw plus je réfléchis en ces dimensions, plus je suis rassuré, et plus je me dis que laisser ce qu’il y a sur cette terre n’est finalement pas vraiment une perte ! Il n’y a rien que je perds en quittant ce monde, et pour être absorbé dans la vie que Dieu me prépare.

J’espère t’avoir donné quelques pistes pour faire face à l’angoisse de la mort, et bien sûr j’espère que si tu n’es pas chrétienne, là je parle d’autres, ou chrétiens, je parle à d’autres auditeurs qui n’auraient pas connaissance de leur salut, ils auront à coeur de découvrir celui qui dit : "je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, vivra quand bien même il serait mort". bonne lecture de l’évangile, ou éventuellement de l’épître aux Romains pour comprendre ce qu’est le salut selon le Nouveau Testament.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire. Florent est aussi conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

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