Comment grandir en doctrine? (Épisode 201)

La Bible est notre règle de foi et de conduite. Il est donc essentiel pour le chrétien de la connaître, de la comprendre et de l'appliquer. Cela passe notamment par la compréhension des doctrines qui sous-tendent le récit biblique. Florent Varak nous donne des conseils éclairés afin de grandir sainement en doctrine, non pas pour accumuler des connaissances déconnectées de la réalité, mais pour que cela vienne nourrir notre foi et impacter notre vie.

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Transcription :

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Transcription 1PVR n°201 : Comment grandir en doctrine ?

La question est posée :

« Bonjour Pasteur Florent, je suis vraiment ravi de vous entendre dans vos différentes approches. Je suis émerveillé de la crainte et l’importance que vous portez aux Saintes Écritures. Je suis vraiment enthousiasmé d’apprendre la Parole de Dieu, mais je me rends compte que j’ai beaucoup de lacunes dans la doctrine et je sais même pas par où commencer. Je lis des livres de John Piper et ça m’a vraiment changé la vie, mais j’aimerais savoir quoi faire ou par où commencer dans mon apprentissage de la Parole. Merci infiniment. »

Merci pour ton encouragement. Je dois rendre la gloire à Dieu si c’est utile. Ce sont des petits podcasts, des petites réflexions qui sont postées chaque semaine sans aucune prétention, sinon de nous encourager les uns les autres dans notre réflexion de l’Écriture. Et puis, je dois aussi réaliser qu’on est tous un peu comme toi, à rechercher, de la part des uns et des autres, des éclairages qui nous permettent de grandir. Je trouve que c’est le privilège de former une communauté, une communauté dans laquelle nous pouvons puiser dans les dons spirituels que les uns et les autres ont pour faire grandir l’ensemble. Alors voilà, je suis un des pions et j’espère qu’il y en a d’autres dans ta vie, et notamment les responsables de ton église, les anciens de ton église pour t’aider à cheminer dans ta vie avec Christ.

Il s’agit évidemment d’apprendre tout au long de notre vie et pas simplement d’apprendre du contenu, de l’information mais d’apprendre afin d’aimer Dieu de tout notre cœur, et puis d’aimer notre prochain comme nous-même. Tout apprentissage doit contribuer à ces deux objectifs sinon il y aura un véritable décalage entre la connaissance que nous accumulons dans la tête et parfois dans les chevilles, et puis la manière dont nous vivons la vie chrétienne. Donc c’est très important de réaliser que cette instruction, elle est là pour construire l’être dans son entièreté et pas simplement l’être dans ce qui est de notre compréhension intellectuelle des choses. Je n’ai aucun doute que c’est là ton intention.

Pour répondre à ta question j’aimerais relever d’abord quelques dispositions intérieures.

La première d’entre elles, c’est qu’il faut que le Saint-Esprit soit en toi.

J’imagine que la manière dont tu formules la question le révèle, et que ceux qui nous écoutent dans ce podcast, sont vraiment conscients de la nécessité de la présence du Saint-Esprit pour apprendre de Dieu et continuer à grandir en lui. Comment ça se passe ? Le Saint-Esprit nous est donné au moment de la conversion, il est celui que nous recevons par la foi lorsque nous comprenons que Jésus est celui qui nous répare de nos péchés, nous pardonne nos péchés, couvre notre honte, nous remplit d’espoir et de sa présence. Le Saint-Esprit nous fait naître de nouveau (Jean 3 le révèle mais il y a d’autres textes comme 1 Pierre.) Nous vivons un renouveau, un renouvellement par le Saint-Esprit. Et Dieu qui vient en nous fait écho à la parole qu’il a lui-même inspiré.

Cette présence du Saint-Esprit est nécessaire parce que c’est comme une onction que l’on reçoit qui nous fait comprendre qui est Dieu. Par exemple 1 Jean 2.27–28 (SER) nous dit : « Pour vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, qu’elle est véritable et qu’elle n’est pas un mensonge, demeurez en lui comme elle vous l’a enseigné ». Il y a vraiment cette présence de l’Esprit en nous qui est nécessaire pour grandir dans notre communion à Dieu.

1 Corinthiens 2.12 nous dit : « Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin de savoir ce que Dieu nous a donné par grâce ». Il y a quelque chose d’extraordinaire c’est que, alors que nous lisons l’Écriture, le Saint-Esprit va soudainement nous rendre attentif à l’un ou l’autre des aspects de la rédemption (que Christ nous accorde), va nous émerveiller de ce que Christ nous a donné. C’est pour ça que c’est vraiment important de cultiver une relation proche avec Dieu, avec le Saint-Esprit, par l’Écriture parce qu’il va y avoir ce jeu d’illumination que va réaliser le Saint-Esprit en nous alors que nous lisons l’Écriture. L’apôtre Paul continue : « Et nous en parlons non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ce qu’enseigne l’Esprit en expliquant les réalités spirituelles à des hommes spirituels. »

Deuxièmement, l’humilité est vraiment nécessaire.

Jacques nous présente une posture de dépendance vis-à-vis de Dieu pour obtenir la sagesse que Dieu seul accorde. Dans son troisième chapitre de la lettre qu’il écrit, il dit qu’il ne faut pas être nombreux à être docteur ou à vouloir être, parce que le jugement sera sévère. Ça veut dire qu’il faut être conscient que nous ne sommes pas seuls, que nous avons besoin les uns les autres pour grandir dans la sagesse, un peu comme tu le fais dans son propos introductif. L’humilité est vraiment clé pour pouvoir grandir dans notre connaissance de Dieu.

Troisièmement, la reconnaissance de l’importance de la communauté spirituelle. Dieu nous a placés dans une église, c’est-à-dire une assemblée d’hommes et de femmes, où différents dons spirituels contribuent à notre croissance et à notre développement. Éphésiens 4.11-13 notamment et 3 Jean nous montre l’attitude arrogante d’un responsable d’église qui empêche même l’apôtre Jean de parler à l’Église. Ça veut dire que, pour pouvoir grandir, il faut aussi prendre en compte les dimensions multiples, les moyens que Dieu veut utiliser pour nous faire grandir. Il y en a d’autres. Là j’ai évoqué quelques uns des principaux.

Maintenant, concrètement, qu’est-ce qu’il faut faire ?

La première chose, c’est lire, relire, lire, relire la Bible. Je ne connais pas d’autres moyens que de se lever un peu plus tôt le matin et de passer du temps dans l’Écriture. Alors, on a tous des vies très chargées, ce n’est pas toujours facile et je me souviens aussi que quand j’étais jeune c’était compliqué. J’ai dû gratter des minutes, littéralement, pour me lever un petit peu plus tôt. Petit à petit, cinq minutes plus tôt, dix minutes plutôt, un quart d’heure plus tôt… reprendre des habitudes et dégager du temps pour lire la Bible et la méditer, prier que Dieu se révèle à voir au travers l’Écriture.

Autres techniques possibles, c’est souligner le Nouveau Testament, notamment, par thèmes théologiques.

C’est ce que j’ai fait pendant de nombreuses années et ça m’a vraiment aidé à structurer l’enseignement de la vie. Par exemple, en bleu, tout ce qui concernait la personne de Dieu. Alors j’utilise (je sais pas si je l’ai ici) j’utilise des crayons qui sont des crayons paraffinés parce que comme ça, ça ne déchire pas la page comme le ferait des crayons à papier. Et puis ça ne coule pas de l’autre côté comme le ferait des surligneurs. Donc j’utilise le bleu pour tout ce qui concerne la personne de Dieu. Dès que je vois un verset ou un demi-verset qui parle de ce que Dieu est, je souligne en bleu. Parfois ce que Dieu fait mais ça c’est peut-être un petit peu plus vaste.

Tout ce qui est en rouge va souligner ce qui est du salut, l’oeuvre rédemptrice notamment lié au sang du Christ. Donc c’est en rouge soit parce que ça me décrit les moyens par lequel je peux être sauvé soit ça me décrit ce que Christ a fait ou les conséquences du salut… c’est en rouge.

Tout ce qui concerne les anges, c’est en rose ; tout ce qui concerne le diable, c’est en noir ; tout ce qui concerne le jugement de Dieu (exemples, promesses, moyens), c’est en orange ; tout ce qui concerne la Parole de Dieu (son autorité, sa force, sa puissance), c’est en violet ; tout ce qui concerne les commandements à imiter (positivement, « fait ceci » ou des bons exemples), c’est en vert ; tout ce qui est à éviter, c’est en marron et tout ce qui concerne le ciel ou les promesses de l’avenir, c’est en jaune.

Alors voilà, c’est pas forcément… Comme ça tu peux choisir évidemment les couleurs que tu veux puis tu peux choisir éventuellement d’autres thèmes. Voilà pour les thèmes les plus essentiels. Je trouve que ça permet de réfléchir à synthétiser l’enseignement de l’Écriture.

Plus exigeant encore (mais ça c’est vraiment si tu veux prendre le temps de le faire) c’est de recopier le Nouveau Testament, progressivement, en fonction des thèmes que tu rencontres.

La première fois que j’ai fait ça, je l’ai fait avec un petit carnet et c’est évidemment bien insuffisant, j’ai vite réalisé ! Mais dès que je voyais un thème émerger de l’Écriture (au départ j’avais de la peine à les identifier), j’ouvrais une page, je mettais le titre de ce thème et je recopiais la référence et le texte puis au fil de la lecture, ça s’est meublé. J’ai utilisé ensuite… J’ai structuré un petit peu mieux. J’ai utilisé un deuxième cahier puis après je me suis dit : « Mais c’est idiot, il faut que j’utilise un classeur ». Puis quand j’ai utilisé un classeur, j’ai réalisé qu’il était trop petit donc j’ai utilisé un grand classeur que j’ai jeté depuis parce que (c’est dommage !) dans un déménagement, ça s’est perdu.

Ce qui était formidable, c’est que ça m’a aidé à comprendre l’enseignement de l’Écriture et de formuler une idée de certaines des questions les plus débattues. Par exemple : est-ce que l’on peut perdre son salut ? Au début, j’avais écrit toute une page avec les versets qui montrent qu’on pouvait perdre son salut. Il y avait une autre page qui montrait tous les versets ou qui listait tous les versets qui montrait qu’on ne pouvait pas perdre son salut. Et quand j’avais fait tout le Nouveau Testament, je me suis dit : « Mais la réponse était évidente ». Ça m’a donné une doctrine assez… bon elle était imparfaite, elle avait plein de trous. Elle était très imprécise mais j’avais quand même les éléments clés, fondamentaux de ce que l’enseignement de la Bible proposait, sur des questions fréquentes. Alors c’est très exigeant. Le but, c’est pas de tout faire d’un coup ! Ça m’a pris des années mais c’est de fréquenter les Écritures et de réfléchir à ce qu’elles disent.

Autre aspect des choses, autres techniques que tu peux faire pour grandir dans ta compréhension de la doctrine ? c’est de lire un livre, progressivement, un livre de théologie systématique. Chaque année tu peux en lire un, une fois tous les 2 ans, tu peux lire un. Ce ne sont vraiment pas des livres à lire d’un coup, c’est pas comme un roman. C’est des livres où tu vas lire un chapitre, ou même un demi-chapitre, et tu vas te faire des fiches résumé de cela. Ça va être aussi très exigeant !

Alors, par quoi commencer ?

– Si tu as un petit appétit, je te propose de commencer par le livre de Paul Enns, Introduction à la Théologie, et d’utiliser notamment la partie théologie systématique parce que c’est relativement bref, c’est très synthétique, c’est très facile d’accès.

– Un deuxième ouvrage, pour aller un peu plus loin que je te recommande, c’est le livre édité par Alain Nisus, intitulé Pour une foi réfléchie, publié à la Maison de la Bible (excellent ouvrage !). Là encore, il s’agit de lire, de te faire des fiches de résumé avec les versets clés, pour bien comprendre ce que la Bible enseigne.

– Si vraiment tu veux aller plus loin, tu peux lire le livre Wayne Grudem, Théologie Systématique. Là par contre, c’est un gros pavé et ça va aborder un peu les points contradictoires concernant différents sujets. Je suis pas toujours d’accord avec tout, mais de toute façon on n’est jamais pleinement d’accord avec aucun des auteurs qui sont cités, il faut avoir du recul. Seule la Bible dit vrai. Aucun des podcasts que je donne n’est à prendre pour argent comptant. Seule la Bible dit vrai, les autres livres, les autres podcasts sont juste (ou les podcasts sont juste) des moyens par lesquels on essaye de comprendre l’Écriture.

– Autre ouvrage possible qu’il est sorti récemment, Mayhue et MacArthur, Théologie Systématique. Il est excellent, il est facile à lire, il est long mais surtout il est très facile à découvrir parce qu’il développe des pensées assez homogènes.

Alors moi ce que je faisais quand j’étais pasteur d’une église locale, c’est que chaque année, je prenais 3-4 personnes et puis on faisait Paul Enns généralement, parfois un petit peu plus (par exemple, Grudem). On se réunissait tous les 15 jours, toutes les semaines (bon j’avais pas la possibilité souvent de rencontrer des gens toutes les semaines, j’avais d’autres activités, mais une fois tous les 15 jours !). Moi, mon rôle, c’était de griller les jeunes qui passaient par ce livre en posant pleins de questions, voir comment ils répondaient et ça a été vraiment structurant.

Alors si ça ne se fait pas dans ton église, je te propose d’en parler avec les anciens de ton église en leur proposant de discuter en petit groupe, de l’un ou l’autre de ces livres, et d’y réfléchir ensemble. Un groupe de discussion, ça apporte déjà énormément, ça permet de prendre du recul : « Non, moi je vois pas les choses ainsi » ; « Ah tiens, oui c’est très intéressant, j’avais pas compris et maintenant je comprends mieux »… et puis ça permet évidemment, dans la discussion, de commencer à te forger des convictions doctrinales.

Enfin, dernière possibilité, c’est de repérer les thèmes qui t’intéressent. Parce que je réalise qu’il y a des moments dans la vie chrétienne où on se dit : « Tiens, aujourd’hui, j’ai vraiment envie d’aborder la question de… et d’acheter des livres ! » Alors là, ton pasteur notamment peut te recommander les livres essentiels sur les grands thèmes de la théologie.

– Par exemple, si tu t’intéresses à la personne de Dieu (je crois que c’est fondamental !),

le livre qui s’impose, c’est celui de James Packer, Connaître Dieu. Alors là, tu vas découvrir un peu quelle est la personne de Dieu et l’impact que cela peut avoir dans ta vie. – Le livre La sainteté de Dieu de R. C Sproul, vient d’être publié, je crois, en français chez Publications Chrétiennes. Extraordinaire comme ouvrage ! Et ça va profondément changer la compréhension de Dieu.

– Si tu t’intéresses à la personne de Christ, le livre de Mark Jones, qui est sorti il y a un an, je crois), Connaître Christ. Excellent, excellent ouvrage ! Ça va te montrer des facettes de la personne de Christ qui est super !

– Si tu t’intéresses à la rédemption, le salut que Dieu nous donne, le livre de Murray, La rédemption ou bien de Stott, La Croix de Christ, ou bien de Pierre-Sovann Chauny, Jésus, mort sur une croix : pourquoi ?. Ça va te donner des pistes (il y aurait bien d’autres que je pourrai déployer), des pistes de réflexion qui sont formidables.

Si tu veux regarder, un peu, pourquoi tu te comportes de certaines manières et tu veux vois un peu le lien entre la théologie et ta vie chrétienne, le livre de Timothy Keller, Les idoles du cœur, c’est un must qui doit être lu ! Là encore, tous ses livres vont te faire cheminer dans un aspect de ce que la Bible enseigne.

Sur la fin des temps, il y a le livre de René Pache, Le retour de Jésus-Christ. Bien sûr, certains n’aimeront pas ce livre pour sa position prémillénariste. Mais il y en a d’autres qui vont développer une position autre. Sur ces questions qui sont un peu débattues, c’est d’ailleurs très intéressant de pouvoir lire le pour ou le contre… enfin le pour ou le contre… des avis différents et de se formuler une idée un peu plus précise.

Voilà, écoute, c’est un peu les idées que je te propose. Bien sûr, il ne faut pas louper les études bibliques qui te sont proposées ou les groupes de maisons qui sont proposés dans ton église. Ils vont te permettre aussi de structurer la pensée, de discuter, dans une communauté, dans un environnement où l’on peut cheminer et croître dans sa compréhension de l’Écriture.

En tout cas le mieux, et toujours le mieux, c’est de commencer par l’Écriture ! Et de commencer en disant : « Seigneur, je suis un mendiant de la grâce. J’ai besoin que tu te révèles à moi. J’ai besoin que tu illumines les yeux de mon cœur pour que je puisse te connaître, t’aimer et te servir davantage. Alors, alors que j’ouvre les pages de l’Écriture, enseigne-moi tes voies, aide-moi te comprendre, aide-moi à t’aimer. » Et Dieu va le faire ! Parce que c’est un Dieu qui aime à se révéler. Quand tu lis les Écritures, lit un livre à la fois. Moi je lis généralement trois livres chaque matin… enfin trois morceaux de livres chaque matin : un à partir de Genèse, au début de l’année, un à partir d’Esaïe au début de l’année et puis je vais faire l’ensemble, et puis un du Nouveau Testament et généralement, je fais le Nouveau Testament deux fois dans l’année, au moins. Ça me permet de lire toute la Bible en une année, ce que j’essaye de faire chaque année parce que c’est vraiment important ! Je réalise que ma mémoire flanche et que j’ai besoin de connaître, de me rafraîchir la mémoire.

En tout cas, ce que ça doit te permettre de réaliser, c’est combien Dieu nous a aimés et s’est révélé en Jésus-Christ pour porter notre péché et pour nous sauver une fois pour toutes de la colère, de la juste colère que Dieu avait à notre égard. Le sacrifice de Jésus-Christ, c’est ce qui nous permet d’être pardonné, d’être couverts et d’avoir une espérance extraordinaire parce que, justement, il est devenu homme pour porter la faute des hommes et lorsqu’il est mort et ressuscité, Dieu a accepté son sacrifice ainsi qu’en témoigne sa résurrection. Aujourd’hui, il est capable de nous accorder sa justice, nous accorder son Saint-Esprit pour que nous apprenions à le connaître. La bonne nouvelle c’est que, lorsque nous mourrons, nous serons avec lui pour le voir tel qu’il est, et apprendre à le connaître encore toute l’éternité parce que comme c’est un Dieu infini, nous n’aurons jamais terminé d’apprendre à son sujet.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire. Florent est aussi conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

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