Comment reconnaître un faux enseignant? (Épisode 162)

Certains faux enseignements sont flagrants, d'autres sont plus subtiles. Florent Varak nous donne là quelques principes bibliques afin de discerner les faux enseignants et leurs enseignements erronés.

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Comment reconnaître un faux enseignant ? (Épisode 162)

La question est posée :

Bonjour, je suis un auditeur de l’Angleterre. C’était pendant mon année Erasmus (il y a neuf ans !) que j’ai découvert le mouvement chrétien évangélique français … Il y a 15 mois, un ami français m’a conseillé ce podcast. On m’a posé la question suivante à notre groupe de quartier et j’apprécierais tes réflexions.

Comment discerner le faux enseignement (ou même l’enseignement erroné) ? Des fois c’est évident (je pense aux télévangélistes américains !), mais un prédicateur peut prêcher (avec conviction et apparemment avec de bonnes motivations) quelque chose qui est erroné. Y-a-t-il quelques principes pour nous aider à discerner l’enseignement sans le besoin de faire une étude entière nous-mêmes sur le sujet ? Merci.

Alors, écoute, merci pour ta question ! Elle est excellente, elle est fondamentale. D’autant plus nécessaire qu’il y a aujourd’hui, une prolifération de dénominations et de mouvements dont les pasteurs autoproclamés (ou des leaders autoproclamés), s’affublent parfois de titres ronflants, impressionnants qui cherchent à susciter l’émerveillement et l’attachement un peu inconditionnel à leurs propos. Ils se donnent le titre de prophètes, d’apôtres, parfois des deux en même temps et ils associent (j’ai entendu une fois également) au titre de révérend anciens. Il y a une multiplication, un petit peu, de titres et souvent leurs propos sont très décalés avec les Écritures.

Tu parles de deux choses qui sont quand même un peu différentes.

Tu parles d’erreurs dans l’enseignement, et tu parles également de doctrines erronées ou de quelque chose de plus profond. Je crois qu’il faut regarder les différences entre toutes les situations que l’on peut avoir et j’espère pouvoir donner un petit cadre, un peu général.

D’abord, il y a la différence théologique, qui n’est pas forcément là, une question de faux enseignements. Simplement, les présuppositions que nous avons font que nous aboutissons à des convictions différentes. Je prends l’exemple du millénium d’Apocalypse 20. On a, entre les chrétiens, des différences d’appréciation sur ce que le texte veut dire et souvent, c’est en fonction de présuppositions préalable. La manière dont nous abordons l’Ancien Testament, les règles d’interprétation et d’herméneutique, font que nous aboutissons à des conclusions préalables différentes qui fait qu’on regarde Apocalypse 20 dans son herméneutique de façon différente.

Je crois aussi qu’il y a, parfois, au sein de du christianisme évangélique, des différences de perspectives sur les dons spirituels qui sont pas forcément fondamentaux. On peut avoir des avis différents sur le parler en langues, tout en étant simplement sur des différences d’approches théologiques qui ne remettent pas en cause ni notre communion, ni notre amour les uns pour les autres, nos respects les uns pour les autres. Il y a parfois des conceptions qui sont tellement loin des données bibliques, que l’on peut se poser des questions sur leur légitimité, mais là ce n’est pas ce que je veux dire. Donc, il y a des différences théologiques et c’est pas forcément une opposition ou une erreur fondamentale.

Deuxièmement, il y a l’erreur biblique et hélas, je crains avoir (où je sais d’ailleurs) avoir enseigné parfois des choses erronées, que des lumières ultérieures dans l’Ecriture (que le Saint-Esprit a bien voulu m’accorder, grâce, souvent, à des frères qui enseignaient l’Ecriture ou des livres que j’ai pu lire) ont pu affiner ma compréhension et corriger mes erreurs théologiques. Dans l’idée que Dieu seul a raison, que la Bible seule a raison, faut bien s’attendre à ce que tous les serviteurs de Dieu, un jour ou un autre, et que tous les chrétiens, un jour ou un autre, reconnaissent qu’ils ont dit des choses erronées et qu’ils ont besoin de grandir. Je crois qu’une approche humble du texte est toujours utile, mais il faut veiller à garder cette capacité à nous exhorter les uns les autres, et à recevoir des autres une exhortation qui nous permettent de changer d’avis.

Alors, sur ces deux catégories, je crois qu’il faut avoir une approche souple et fraternelle. On doit pouvoir s’encourager les uns les autres, s’écouter les uns les autres, se respecter, reconnaître où nous avons des différences, peut-être modifier notre perspective quand c’est possible et quand c’est souhaitable. Puis, ne pas forcément jeter l’anathème sur ces différences qui sont peut-être sur les points secondaires ou en tout cas, sur des points dont on peut comprendre les racines et les causes.

Maintenant, il y a parfois des lignes qui sont franchies et qui sont beaucoup plus sérieuses et beaucoup plus graves. J’ai essayé de donner quelques repères qui vont croissant, un peu, dans la problématique de ce que tu évoques comme des erreurs.

La première, c’est l’exagération des points secondaires qui obscurcissent les fondamentaux. C’est souvent cela, d’ailleurs, qui caractérisent les faux enseignants et qui rassemblent autour d’eux une foule de personnes qui se vantent d’avoir une connaissance approfondie qu’eux seuls ont. C’est un des signes des problèmes lorsqu’un leader évoque une forme de piété. Par exemple, je ne sais pas… une certaine manière de jeûner ou une certaine manière de prier, ou bien un jour de culte qui doit être absolument mis à part et que tous les autres jours de culte sont hérétiques… et qui rassemblent, en fait, des gens qui deviennent assez orgueilleux de cette connaissance et qui méprisent le reste du corps du Christ.

Je pense que c’est ce que Jésus reproche un peu en essence aux pharisiens lorsqu’il dit : « Vous payez la dîme du cumin etc et puis vous ne pratiquez pas ce qui est essentiel : la justice, la miséricorde et tout ça… ». Parfois on met en avant quelque chose, et on fait en sorte que c’est tellement important, et les gens qui sont d’accord deviennent tellement conscients de cette importance, et se mettent à juger ceux qui ne partagent pas le même avis. Donc une élévation des points secondaires au mépris des choses essentielles.

Deuxièmement, une vie outrageusement opposée à l’Écriture. On est tous pécheurs, on doit tous faire attention à notre chemin. Je suppose que tu es comme tous ceux qui, peut-être, écoutent ce podcast, à réaliser qu’on a besoin de repentance régulière, de regarder son cœur et sa vie et de faire les chemins de sanctification qu’on a tous besoin de faire. Mais, ce que je remarque, c’est que dans l’Ecriture, il y a souvent associée aux faux enseignants, une vie outrageuse, c’est-à-dire une vie profondément immorale. Non seulement, ils ignorent le péché, mais en plus s’en vantent. Et parfois pire, ils encouragent la pratique du péché sous des vocabulaires ou sous des raisonnements qui veulent presque emprunter à l’Ecriture, du style : comme il y a que l’esprit qui est sauvé, le corps on s’en fiche. Ce que l’on fait dans son corps, c’est secondaire.

Lorsque l’on lit les mises en garde que nous trouvons chez Paul, chez Pierre, chez Jean, sur les faux prophètes, il y a un certain nombre d’exhortations qui sont associées aussi au type de vie que mènent les faux enseignants. Je me souviens d’un frère qui me racontait que dans une église en Afrique, l’un des pasteurs d’une église (et d’une église semble-t-il à problèmes) avait mis enceinte plusieurs filles de la chorale. Bon ça, ça doit être un indice, bien sûr, qui nous indique que le gars est bien loin de ce que le Seigneur permet.

Troisième problème, c’est presque l’inverse. C’est un secret ou une initiation qui fait passer l’individu au rang supérieur. Pourquoi je dis ça ? Je pense que c’est la nature de l’hérésie colossienne. Colossiens met en avant la suffisance de Jésus-Christ. Christ suffit à tout ce dont on a besoin pour notre salut et pour notre vie chrétienne. Mais il y a des groupes où il y a des enseignements qui essaient de dire : « Écoute, Christ c’est bien, mais ce n’est que le début. Si tu viens dans notre groupe, si tu viens sous notre enseignement, on te fera passer la vitesse supérieure. Il y a une expérience, il y a une initiation, il y a quelque chose que tu peux vivre qui te placera bien au-delà du corps de Christ, qui te placera dans une communion ou peut-être une piété plus radicale ou une sanctification absolue. » C’est presque l’opposé de la vie dissolue, dans le sens où, souvent, c’est associé à une vie très rigide, très légaliste, et qui donne une apparence de piété impressionnante. Certains apprécient parce que c’est encadré par des lois très strictes et une manière de vivre très stricte.

Ensuite il y a l’hérésie. Alors historiquement, c’est quoi ? L’hérésie désigne une théologie distincte de ce que l’Église a reconnu orthodoxe, c’est-à-dire appropriée, reconnue comme juste. C’est souvent en lien avec la doctrine de Christ, la doctrine de Dieu, la doctrine du salut mais disons simplement que c’est une forme de négation des fondamentaux. Quand on est dans un schéma hérétique, lorsque quelqu’un renie la divinité du Christ, renie un salut qui soit à la fois par la grâce et réorientant sur une vie qui plaise à Dieu. On reviendra d’ailleurs sur ce que ça peut être les lignes de l’hérésie.

Puis enfin l’apostasie, qui est, là, une doctrine ou un ensemble de conceptions du monde et de la théologie qui renient profondément, fondamentalement et de façon frontale, les éléments de l’Ecriture. C’est une attaque ouverte du christianisme public. Disons qu’avec l’apostasie, au moins on sait où on en est, et c’est probablement beaucoup plus facile à repérer. Je suis toujours content quand des gens qui, au départ, sont un petit peu problématiques, vont tellement loin dans leurs reniements de l’essentiel que ça devient clair qu’ils n’appartiennent pas au christianisme. Ça clarifie la donne pour pleins de gens.

Peut-on aller plus loin, ayant dit, ayant parler de ces catégories plus sérieuses, qui sont plus lourdes de conséquences ?

Ce que je remarque, c’est dans l’Ancien Testament, il y avait déjà des règles pour reconnaître les faux prophètes, les faux enseignants. Les deux vont vraiment de pair dans l’Ancien Testament, un peu dans le Nouveau Testament également.

Par exemple, il y avait en Deutéronome 13, la question de l’exactitude doctrinale. Même en présence de signes, prodiges, un prophète doit enseigner la doctrine de Dieu et à conduire à Dieu de façon correcte. Il y a également en Deutéronome 18, le critère de l’accomplissement précis de ce qui est annoncé. Si un prophète annonce quelque chose qui ne se réalise pas précisément, il doit être lapidé. Bien entendu, cette loi s’applique à l’Ancien Testament, elle ne s’applique pas dans vos églises. Si jamais vous avez quelqu’un qui prophétise faussement, vous seriez mis en prison à juste titre. Néanmoins, ça doit mettre en garde et mettre la puce à l’oreille : quelqu’un qui annonce quelque chose qui ne se réalise pas est un faux prophète. Point. Aucune négociation possible.

Alors faut remarquer aussi que dans l’Ancien Testament, on trouve des motivations très diverses aux faux prophètes. On voit ceux qui l’étaient de volonté délibérée, parce que les gens voulaient rassembler, pour des volontés que nous ne sommes pas nécessairement capables de voir, d’ailleurs, mais bon, on voit des gens qui choisissent d’être faux prophètes : 1 Rois 13-18 ; Néhémie 6. 12 ; Jérémie 6. 13.

On voit ceux qui s’étaient laissés séduire par des démons. Donc il y avait l’idée, probablement dans leurs pensées, qu’ils étaient conduits, mais ils étaient conduits en fait par des démons. On voit en 1 Rois 22. 23 ; Jérémie 23. 13.

Puis il y a ceux qui prenaient leur imagination pour prophétie, Jérémie 5. 13, Ezéchiel 13. 2-9.

Je pense que c’est la plupart de ce que nous entendons dans certaines églises où c’est assez libre de parler de la part de Dieu. C’est simplement les gens qui prennent leur imagination pour une pensée divine, et qui malheureusement, proposent des propos qui sont quand même problématiques. Dans l’Ancien Testament, on avait cette plaie des faux enseignants, mais souvent qui était associée d’une autorité assez forte alors qu’elle relevait de la prophétie.

Dans le Nouveau Testament, également, nous trouvons des mises en garde sur les faux prophètes. Jésus, dans le sermon sur la montagne (Matthieu 7. 15) et dans son discours qui est lié à son retour (Matthieu 24. 1) nous dit : « Il y a beaucoup de gens qui diront : Seigneur, Seigneur ! N’avons-nous pas prophétisé en ton nom ? ». Jésus dit : « Mais je ne vous ai jamais connu ! ». Alors quand viendront les temps de la fin, il y aura une prolifération de gens qui enseigneront faussement.

Donc ta question est importante parce qu’on va être confronté, de plus en plus, à des gens alors que les siècles avancent et que nous nous approchons du retour du Christ. Nous allons être confrontés à de faux enseignants. Paul évoque des anges de lumière déjà de son temps. Pierre écrit que vers la fin de la période apostolique, il y avait un changement en allant des faux prophètes vers de faux enseignants. C’était donc une donnée auxquels il était confronté.

Actes 20. 29 (Segond révisée – Colombe), Paul dit aux anciens de l’église d’Ephèse : « Je sais que parmi vous, après mon départ, s’introduiront des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau, et que du milieu de vous (vous, les anciens) se lèveront des hommes qui prononceront des paroles perverses, pour entraîner les disciples après eux. »

Et enfin, 1 Timothée 4. 1 (Segond révisée – Colombe) qui nous dit : « L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. »

Tu fais bien de relever cette question. C’est une réalité qui va nous poursuivre et qui va poursuivre l’église alors que nous arrivons vers les temps, peut-être, de la fin.

Alors, qu’est-ce que l’on peut donner comme critères d’évaluation d’un faux enseignement (puisque c’est là ta question) ?

Je vais relever un texte qui m’est cher, parce que je pense qu’il évoque ce qu’est le fondement et ce qui est vraiment le plus important dans cette question.

C’est Jude 1. 3-4 nous dit : « Bien-aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de le faire, afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. Car il s’est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, impies qui changent en dérèglement la grâce de notre Dieu et qui renient notre seul Maître et Seigneur Jésus-Christ. »

Jude décrit-là, trois domaines fondamentaux qui me semblent placer des bornes infranchissables qui, si elles sont franchies, nous ont sorti ou éloigné du christianisme biblique.

La première chose, c’est la foi transmise aux saints une fois pour toutes. Cette foi, qu’elle est-elle ? C’est l’Ecriture. Lorsque nous nous éloignons, lorsque nous développons une vue inférieure ou petite de l’Ecriture, nous éloignons des éléments fondamentaux du christianisme biblique. Une perspective erronée de l’autorité, de l’inspiration et donc de l’inerrance et de la suffisance de l’Ecriture, indique un départ de la foi orthodoxe.

Deuxièmement, une atteinte du salut dans son concept de base qui est un salut par la grâce qui transforme les vies. Ce n’est pas une grâce à bon marché, ce n’est pas non plus un légalisme. C’est une grâce transformatrice de l’existence. A partir du moment où l’évangile est tronqué, la substitution de Christ pour le péché des hommes et la transformation de la vie qui résulte de la foi que Dieu donne à un individu dans sa repentance ; à partir du moment où il y a un changement, une variation sur ce fondement-là, on est sorti du christianisme.

Et troisièmement, le reniement de Jésus-Christ en tant que Dieu devenu homme, homme portant notre péché à la croix. Mais toute cette caractérisation de la personne de Jésus, en tant que Dieu et en tant que homme, est l’un des critères fondamentaux de la foi chrétienne, de la foi authentique.

Donc je dirais que, lorsque l’on touche à ces domaines, tu peux être certain que tu es face à un faux enseignement. Je relève, également, un autre texte en 2 Pierre 2. 1-3. Un frère a repris une prédication que j’ai fait là-dessus et ça sortira sous forme d’un article dans la revue « Promesses » très prochainement.

2 Pierre 2. 1-3 nous dit : « Il y a eu des faux prophètes parmi le peuple ; de même il y a parmi vous de faux docteurs qui introduiront insidieusement des hérésies de perdition et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une perdition soudaine. Beaucoup les suivront dans leurs dérèglements et, à cause d’eux, la voie de la vérité sera calomniée. Par cupidité, ils vous exploiteront au moyen de paroles trompeuses mais depuis longtemps leur condamnation est en marche et leur perdition n’est pas en sommeil. »

Ce texte ajoute deux éléments que je trouve significatif : la cupidité et l’immoralité ainsi que l’exploitation financière.

Alors, je ne vais pas faire la liste. Ça m’a fait beaucoup d’amis quand j’en ai parlé dans d’autres considérations, dans d’autres participations. Mais je pense que des gens comme Benny Hinn, comme Joël Osteen, comme Creflo Dollar…comme tous ces prédicateurs de prospérité, qui associent l’exaucement, la bénédiction aux dons financiers, c’est une forme de faux enseignement (qu’on appelle l’évangile de prospérité), qui est là pour traire les chrétiens et monter des entreprises sur la crédulité des gens.

Tu as trouvé et tu trouveras toujours de faux enseignements, des faux prophètes. Une bonne idée pour pouvoir développer sa sagacité en terme de d’enseignement, de vérifier l’enseignement, c’est de lire un bon livre d’herméneutique, c’est-à-dire d’apprendre de l’art, de la science, de la technique, d’interpréter les Écritures…

Je te recommande le livre « Creuser l’Ecriture », publié aux Éditions Clé. C’est un petit ouvrage très simple, très bien écrit et très agréable à lire qui te permettra d’aller plus loin.

Je te recommande également l’excellent ouvrage, plus technique, de Matthieu Sanders sur l’herméneutique (enfin c’est le titre d’ailleurs du livre) qui te permettra d’avoir quelques règles et principes d’herméneutique.

J’ai eu le privilège de réaliser une formation à ToutPourSaGloire sur l’herméneutique. Elle est gratuite. C’est une formation en ligne, un petit peu exigeante, il y aura du boulot à faire. Mais cela te donnera des billes concrètes pour développer ta capacité à enseigner mais, ce faisant, ta capacité, aussi, à discerner ce qui est un vrai d’un faux enseignement.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire de la Bible. Florent est aussi conférencier, et professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève. Il est le directeur international du développement des Églises au sein de la mission Encompass liée aux églises Charis France. Il est marié avec Lori et ont trois enfants adultes et mariés ainsi que quatre petits-enfants.

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