Comment trouver ses dons? (Épisode 164)

Voilà une question que bien des chrétiens se sont posée. Dans cet épisode, Florent Varak commence par définir ce qu'est un don spirituel, sa nature. Puis il donne des conseils avisés afin de discerner ses dons.

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Épisode 164 : Comment trouver ses dons ?

La question qui nous préoccupe et qui nous est posée ici, c’est comment trouver ses dons. ?

Comment savoir quel don spirituel on a ?

Alors parfois il y a beaucoup d’anxiété sur cette question, comment est ce qu’on va reconnaître son don, ou comment va-t-on reconnaître si c’est l’esprit qui me le donne, ou si c’est moi qui l’invente.

On va voir quatre points dans ce podcast.

Premièrement j’aimerais qu’on regarde la définition, deuxièmement on va réfléchir si c’est une capacité naturelle ou spirituelle, troisièmement on va regarder les listes qui nous sont proposées dans le Nouveau Testament, quatrièmement ce que tu cherches à comprendre, c’est comment savoir quel don particulier tu peux te réclamer posséder.

Alors la définition, tu sera surpris de réaliser que l’expression "don spirituel" ne se trouve nul part dans la Bible. Les deux mots les plus courants dans le texte original, dans le texte grec donc, sont pneumatikos / pneumatika, "spirituel", c’est un adjectif spirituel.

En 1 Corinthiens 12. 1 par exemple il est dit "pour ce qui concerne les dons spirituels", mais le traducteur là, il a ajouté le terme "don" parce que le contexte le suggère fortement. Il aurait pu traduire aussi les choses spirituelles ou les réalités spirituelles, ou la spiritualité même ou les spiritualités.

C’est quelque chose qui aurait pu être traduit différemment, mais c’est vrai que dans le contexte, ça a du sens de parler des dons spirituels, on a donc là des manifestations liées à l’esprit. Et puis il y a le deuxième mot qui est plus connu, charismata au pluriel, les dons, ce qui est lié à la grâce, tout ce qui est lié à la grâce. Le mot charisma, la grâce de Dieu est, donne une qualification avec la notion de don spirituel.

On trouve ce mot dans 2 Corinthiens 12. 4, il y a diversités de dons, et le mot c’est charismata, et en fait, on pourrait parler tout autant de cadeaux de la grâce, ou de dons de la grâce ou de faveurs. Donc les traducteurs utilisent cet ajout de don spirituel, parce que, ben c’est comme ça que ça a été compris, et puis dans l’histoire, ça a du sens de parler comme ça.

Mais il faut que tu réalises qu’on ne sait pas ce qui est donné précisément.

Et je le souligne, parce que Sylvain Romerowski dans un article que tu trouveras dans la revue théologie évangélique qui s’intitule "Les charismata du Nouveau Testament aptitudes ou ministère ?" Sylvain Romerowski qui est un théologien français important et pertinent, écrit : "un charisma est quelque chose qui est donné gratuitement, un cadeau, il désigne en particulier dans le Nouveau Testament, quelque chose que Dieu donne par grâce et donc sans que cela, sans que celui qui le reçoit l’ai mérité." Mais, il considère que ce qui est donné, c’est pas vraiment un don spirituel que l’on a, c’est plutôt l’occasion de servir.

Donc on a deux compréhensions assez différentes des dons spirituels.

Il y a la première qui est classique, partagée par 80 voir 90% peut être des chrétiens, qui est représentée par Christian Schwartz qui a écrit un livre sur les dons spirituels et il dit :

Les dons spirituels, c’est une capacité particulière que le Saint Esprit donne selon la grâce de Dieu à chacun des membres du corps de Christ, et qui doit être utilisé pour l’édification de l’église. Dans sa perspective, le Saint Esprit donne une capacité. Donc, il y a des gens qui ont une capacité à prophétiser, évangéliser, servir, encourager. Romerowski lui, par contre comme je l’ai dis, il soutient que ce ne sont pas des aptitudes, mais plutôt des activités, des ministères, des services, donc l’idée c’est pas d’avoir le don de prophétie c’est le fait d’apporter une prophétie qui est le don, à l’église parce que c’est pas pour soi, un don c’est pour les autres. Je pense qu’il touche du doigt quelque chose d’important qui doit un peu équilibré notre perspective, parce que je trouve qu’il y a parfois un peu trop de m’as- tu-vu parfois avec les dons spirituels : moi j’ai ce don, ou d’anxiété : je veux avoir ce don, alors qu’on est là pour servir.

Dieu veut nous utiliser, et il faut avoir les antennes vives, alertes à toutes les opportunités qui nous sont données. Et même si je crois que, c’est d’ailleurs la remarque que fait Alain Nisus dans son ouvrage "Pour une foi réfléchie", je crois qu’il faut maintenir en tension cette notion d’aptitude et en même temps cette notion de service, parce que un service sans aptitudes, ben c’est problématique n’est ce pas ? Moi, je n’ai pas le don de compassion par exemple, je fais régulièrement pleurer ceux à qui je parle, donc je sais que j’ai pas le don de consolation ou d’exhortation, c’est quelqu’un d’autre qui a ce genre de don, je caricature un peu, mais c’est juste pour souligner que, voilà, c’est pas parce qu’on a envie d’exercer un don qu’il est fonctionnel, il faut que les autres ensuite le valident, on verra ça un peu plus tard.

Je vais te livrer, je vais passer quelques définitions comme ça, et puis je te donnerai la mienne, mais la mienne elle est copyrigth bien sûr, hein ! Mais le grand dictionnaire de la Bible définit le don spirituel ainsi : nous appelons dons spirituels, les manifestations de l’Esprit de Dieu accordés dans des événements ponctuels, ou de façon continue en vu d’équiper les croyants pour le service de Dieu et de son peuple. La page 435 si jamais tu voulais vérifier.

Alors je corrige juste un petit peu l’objectif de cette définition, parce que équiper les croyants, ça vient d’une lecture un peu particulière et récente de Ephésiens 4. 12, probablement erroné, donc je pense pas que ce soit l’objectif fondamental des dons spirituels d’équiper les autres, mais bon ça donne une dimension. Alain Nisus nous dit, les charismes sont des grâces de services. Ils rendent apte à accomplir un ministère ou un service particulier, au profit de l’église et pour la gloire de Dieu. Je suis assez d’accord avec sa définition ; le seul problème, c’est que certains dons sont orientés vers l’extérieur parfois. Par exemple, il est dit que le don de prophétie dans 1 Corinthiens 14, quand il est utilisé correctement, les non croyants sont saisis, sont émerveillés par ce don. Donc j’aurai tendance à ne pas le restreindre à la question du profit de l’église. Voici ma définition, pour vous les auditeurs de TPSG, en exclusivité, en même temps, c’est sûrement pas la meilleure, mais voilà, c’est la mienne hein !

Un don spirituel, c’est une manifestation gratuite de l’esprit de Dieu dans la vie d’un disciple pour un service particulier en vu du témoignage et de l’édification de l’église. Tu verras si c’est une bonne définition dans tes méditations et tes réflexions.

L’une des questions qui se posent souvent c’est : est ce que c’est une capacité naturelle ou spirituelle ? Par exemple, imaginez Jean-Jacques Goldman devient chrétien, peut être que tu penseras à d’autres personnes, plus jeunes ! Mais imagine. Est ce que soudainement, parce que c’est un excellent musicien et il chante bien, on lui fait conduire la louange ? Ou est ce qu’il vaut mieux qu’il s’occupe des enfants ? Comment on organise ça ?

Est ce que c’est naturel, est ce qu’un don spirituel s’appuie sur… Je te poses la question par rapport à Paul. On reconnaît en Paul, peut être pas un grand prédicateur, dans le sens où il était critiqué parmi ceux qui étaient un petit peu des snobs à Corinthes, qui aimaient beaucoup le beau verbiage ; il était critiqué de ne pas être très très éloquent, on sait pas comment il était, en tout cas c’était un grand théologien, grande profondeur, et que nous apprend sa vie avant sa conversion ? Actes 22. 3 nous dit : "Moi, je suis Juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j’ai été élevé ici, éduqué aux pieds de Gamaliel pour suivre exactement la loi de mon père. J’étais plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui."

Et on voit que cet homme, ce grand docteur de la foi, qui a donné le fondement, il faut réaliser ce que ça veut dire, avec tous les autres apôtres, le fondement sur lequel toute l’église de Jésus Christ s’appuie, et bien, cet homme là il avait des qualités, de connaissances bien avant sa conversion, donc je suis pas sûr que ce soit un problème que l’on utilise, ou qu’on puise dans les capacités naturelles des êtres humains. En même temps, Timothée, c’est pas sûr qu’il est été surnaturellement un bon enseignant parce que, 1 Timothée 4. 14 nous lisons, et c’est déjà à partir du verset 13, "jusqu’à ce que je vienne, applique toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement, ne néglige pas le don, etc. implique toi, sois tout entier à cette tâche, afin que tes progrès soient évidents pour tous".

Et là je sais pas si tu réalises, mais il est question de progrès, donc s’il y a progrès, c’est qu’il faut qu’il travaille dur et ça, ça me rassure qu’il était comme ça, parce que je trouve que le fait d’enseigner c’est un lourd travail, et ça exige beaucoup de temps et de préparation. Ok ? Donc c’est probablement une fausse dichotomie là encore de penser que ça doit être tout surnaturel ou tout naturel, je pense que dans, chez certaines personnes ça peut être spontané, chez d’autres ça peut être très lier à l’éducation qu’ils ont reçu et c’est un acquis essentiel.

Dans la liste maintenant. Qu’est ce l’on a comme liste de dons spirituels. La plus longue des listes que nous avons se trouve en 1 Corinthiens chapitres 12, 13, 14. Chapitre 13 qui parle de l’amour, mais certainement pas un texte sur le mariage, c’est un texte sur l’utilisation correcte des dons spirituels dans une église qui manquait d’amour, donc ça doit nous alerter que ce qui est central, les dons spirituels, comme dans 1 Pierre chapitre 4 selon le contexte ça doit être l’amour qui s’exerce entres les frères et sœurs d’une église.

Donc dans 1 Corinthiens 12 à 14, déjà tu as une première liste avec chaque fois des groupes différents. Tu as un premier groupe avec paroles de sagesse, paroles de connaissances. Le mot grec à une autre, un autre mot pour dire, un autre, un autre pour désigner les deuxième groupe, la foi, les dons de guérisons, l’opération de miracles, la prophétie, le discernement des esprits. Plus les dons un peu, on a l’impression… un peu plus particuliers, et le troisième groupe, diverses sortes de langues, d’interprétation des langues, les langues sont toujours à la fin de toutes les listes de Paul.

Un petit peu plus loin en 1 Corinthiens 12, il ajoute d’autres donc avec les dons d’apôtres etc, mais on a l’essentiel de ce qui nous préoccupe en 1 Corinthiens 12.

Ensuite en Romains 12, intéressant parce que c’est un endroit, l’église de Rome où aucun apôtre ne s’était rendu, on n’a aucun dons miraculeux mentionnés, on a la prophétie, le service, l’enseignement ou l’exhortation, le don financier, la direction, la présidence et le secours des malheureux ou la miséricorde. Et chaque fois on a des critères, faut que ce soit fait selon la… si c’est la prophétie que ce soit en accord avec la foi. Et puis en Ephésiens 4. 11, on a un texte assez surprenant, puisque ce sont pas des dons spirituels à proprement parler, ce sont des hommes qui ont été donnés à l’église pour l’édification, le développement commun de l’église. Donc on a apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs, docteurs, certains estiment que pasteur et docteur doivent être liés, mais il y a une règle en grec qui s’appelle la règle de Sharp qui est employée, mais elle est employée à torts en tout cas, par rapport à la règle originale, parce que ça ne peut unir que des mots au singulier, et néanmoins dans des listes comme ça, certains commentateurs sont assez pointilleux pour dire : non, ça décrit un seul et même office, celui de pasteur et de docteur.

Un pasteur doit aussi être un enseignant sinon il ne peut pas être pasteur. D’autres considèrent également que apôtres, prophètes sont des dons fondateurs. Ephésiens 5. 20 : vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres des prophètes, pas forcément des dons qui vont continuer, j’imagine que la continuation des dons va être une question qui pourrait sortir.

Et puis alors, ce que je trouve extraordinaire, c’est en 1 Pierre 4. 10-11, j’aime la simplicité. Là on arrive vers la fin de l’ère apostolique, c’est le dernier écrit sur les dons spirituels, bon c’est pas Paul, c’est Pierre c’est un autre donc c’est vraiment une autre logique qui est derrière les propos de Pierre, mais il dit voilà, si quelqu’un sert, qu’il serve avec la force que Dieu lui donne et si quelqu’un parle, que ce soit selon les oracles de Dieu. Si tu parles, faut que ce soit public, si tu sers, il faut que ce soit avec la force que Dieu te donne.

C’est donc d’une simplicité limpide et ça m’encourage beaucoup, parce que je me dis, c’est comme ça qu’il faut faire. Faut regarder la chose sous cet angle là. Est ce qu’il y a un besoin de service ? Je vais servir je vais voir si je me sens à l’aise avec les services et un besoin de parler, je vais m’assurer que ma parole soit fondée sur l’écriture, je vais suivre des formations qui me sont proposées dans l’église, je vais ennuyer mon pasteur à mort pour qu’il me forme, je vais écouter des choses qui me sont utiles, etc.. pour que mes paroles reflètent la pensée de Dieu.

Alors, la question qu’on voulait savoir, c’est comment connaître son don spirituel ?

Schwartz propose six étapes et elles ont du sens, c’est pas forcément aussi systématique que ça, parce qu’il y a des intuitions qui peuvent être plus précises, mais déjà on peut prier. Prier que Dieu nous éclaire, prier que Dieu éclaire ceux qui nous observent.

Deuxièmement il y a la disponibilité pratique, si tu vis une vie de fou à 60 à 80 heures par semaine à ton travail et que tu es marié, ta priorité sera plutôt ta femme et tes enfants et je me dis c’est difficile de préparer des prédications régulièrement, et c’est peut être pas par là qu’il faut commencer, ça exige plus que deux minutes ou une heure le samedi soir, donc voilà la disponibilité pratique ça fait partie des choses.

L’acquisition de connaissances, pour qu’un don fonctionne de façon optimale, il faut travailler là dessus, il faut le développer, souviens toi de ce que Paul dit à Timothée "que tes progrès soient évidents pour tous". Et puis il faut qu’il y ait un plaisir comme motivation. Je crois fermement, je sais qu’il y a dans certaines spiritualités, dans certaines églises, si ça te plaît, c’est que c’est charnel. Je crois absolument pas à cette notion, je crois au contraire que Dieu nous câble dans la tête et dans notre être pour que, quand on le sert selon nos dons, selon nos aptitudes et pour répondre à des besoins légitimes de l’église ou du monde, on aime et au top quoi ! Vraiment ça nourrit notre joie, notre sens de la destinée, enfin le terme est un petit peu exagéré peut être, mais on sent qu’on sert à notre place. Donc je pense que le plaisir est une très belle motivation. Elle n’est pas la seule, d’accord ?

Autre élément qui me propose de nombreux essais. On raconte que Billy Graham lors de sa première prédication, il prêchait tellement vite, comme moi je suis entrain de faire, parce que je suis conscient que le temps passe et il faut qu’on ait du temps pour les questions, mais il parlait tellement vite qu’il a prêché 4 prédications en, je crois, 20 minutes ou 25 minutes, il est allé à fond, et ce n’était pas son meilleur essai. Mais c’est devenu le plus grand évangéliste du siècle précédent en tout cas, il vient de décéder, mais un homme remarquable. Les premiers essais ne sont pas forcément les plus réussis donc la persévérance dans le début peut être utile.

Et puis la vérification de votre efficacité, je pense qu’on doit voir le fruit de notre travail pour qu’on puisse se dire, mmh ça va dans la bonne direction. Et ça me conduit à la dernière remarque que Schwartz propose, c’est l’avis des autres. Si je reprends l’exemple des dons de réconfort, d’exhortations, tu fais pleurer tout ceux à qui tu parles tu as probablement pas le don du réconfort hein. Si tu fais fuir tous les non croyants, c’est probablement pas le don d’évangéliste. Etc, etc… il faut que les gens autour de toi disent : mais waouh, quand il se met à prêcher je regarde plus ma montre, ou en tout cas j’ai plus envie de, enfin j’ai envie d’apprendre plus, je veux l’encourager à ce qu’il persévère. L’avis des autres est fondamental.

Il existe plusieurs questionnaires, tu en trouveras sur le livre de Christian Schwartz que j’ai cité sur le livre des dons spirituels. J’ai vu que mon collègue et ami Philippe Viguier avait rédigé un questionnaire qui se trouve sur le site de notre église, epevc. org vie-église je crois, et tu pourras le retrouver, il vaut ce qu’il vaut, mais en tout cas, ça donnera quelques indications.

Et si tu ne sais absolument pas par quoi commencer, je te rappelle ce que 1 Pierre chapitre 4 nous dit et je vais te lire ça pour aboutir lentement vers la conclusion. "Chacun de vous a reçu de Dieu un don particulier, qu’il le mette au service des autres, comme un bon gérant de la grâce infiniment variée de Dieu. Que celui qui parle, transmette les paroles de Dieu, que celui qui sert, accomplisse la tâche avec la force que Dieu donne. Agissez en toutes ces choses de manière à ce que la gloire revienne à Dieu par Jésus-Christ à qui appartienent la gloire et la puissance pour l’éternité". Super passage !

Et si tu regardes un peu en amont, il est question d’aimer les frères, donc l’amour est la motivation à un don, un don spirituel c’est pour l’autre, c’est pas pour toi. C’est le problème des Corinthiens, ils étaient tellement centrés sur leur nombril, les dons spirituels c’est pour les autres.

Donc je remarque, chacun a reçu de la part de Dieu un don, vas-y, met le au service des autres, commence, commence par servir, va voir tes responsables en disant je veux faire le ménage, commence par parler, avec les enfants c’est super important, faut être bien formé pour ça, mais peut être à participer déjà dans des formations d’herméneutique, de compréhension de la Bible, lis des bouquins, engage toi dans des petites choses, accompagnés dans des groupes de jeune avec ton leader ou avec tes responsables ou avec tes anciens. Commence ! Commence et tu verras comment t’orienter.

Et puis voilà, je te rappelle ce qu’est un don spirituel à mes yeux, un don spirituel c’est une manifestation gratuite de l’esprit de Dieu dans la vie d’un disciple pour un service particulier en vue du témoignage ou de l’édification de l’église.

Garde ça en tête, et puis si tu veux aller plus loin, ben je te propose de trouver un court article, je l’ai trouvé très bien de Jacques Nussbaumer qui est intitulé les dons de l’esprit, premier repérage, c’est dans la revue Servir en attendant, ça date de 2012 tu le trouveras sur le net, bon je partage pas forcément toutes ces conclusions, mais c’est un bon survol qui permet de voir un peu les choses dans sa globalité, ici c’est court, et si tu veux aller un peu plus loin, tu as le livre de Georges Winston, "Les dons de l’Esprit, entre charismanie et charisphobie", c’est un professeur de la Bible, de théologie, qui écrit ce bouquin, et il a demandé, – j’ai trouvé l’exercice très intéressant, collègue et ami que je respecte énormément, charismatique, qui s’appelle Robin Reeve, et qui est professeur à Emmaüs, je sais plus le nom exact maintenant, tu comprendras -, et il lui a demandé de commenter en tant que charismatique comment il voyait les dons spirituels et il m’a demandé en tant que non charismatique de commenter sur cet écrit de façon non charismatique justement, donc tu auras des avis contrastés, ça te permettra de te forge une idée sur les dons spirituels.

J’espère avoir répondu à ta question comment trouver son don spirituel, et puis que tu vas avoir plaisir à servir Dieu parce que tu as ce privilège, cet honneur une fois que le Saint-Esprit vit en toi de pouvoir donner ta vie, ton corps, ta pensée, ton temps, ton argent, ton bien, tout ce que tu es au service de Dieu, et de ce qui t’entoure que ce soit dans ton lieu de travail, dans le contexte de la communauté chrétienne à laquelle Dieu t’a liée.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire. Florent est aussi conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

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