Dieu a-t-il créé le coronavirus? (Épisode 218)

Florent Varak vient nous apporter une réponse biblique à cette question, en retraçant l'histoire de la souffrance. En nous montrant que le monde n'est pas tel qu'il devrait être, il nous pointe vers l'espérance qui se trouve en Jésus.

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« Cette transcription vous est proposée par les bénévoles de Toutpoursagloire.com. Nous cherchons à garder le style oral des épisodes pour ne pas déformer les propos des intervenants. De même, nous rappelons que ces transcriptions sont mises à disposition mais que les paroles de l’auteur (podcast et vidéo) restent la référence. N’hésitez cependant pas à nous signaler toutes erreurs ou incohérences dans cette transcription. Merci d’avance. »

La question est posée: « Dieu a-t-il créé ce virus qui engendre le Covid 19? Question simple… Comme la réponse risque d’être simple aussi, on peut se poser la question du pourquoi. » (Fin de la question)

Merci de l’avoir posée. Je suis conscient que ce podcast arrive un peu tard, dans le sens où beaucoup de gens ont pris la parole pour dire… alors, des choses intéressantes, parfois des choses un petit peu moins intéressantes, il y a beaucoup de théories du complot, il y a beaucoup de raisonnements un petit peu rapides: « Dieu vient juger, Dieu vient faire ça… » II y a beaucoup de gens qui pensent avoir la pensée de Dieu, et en fait ils ne mettent que leurs propres pensées qu’ils projettent sur Dieu. Alors j’essaierai de ne pas faire la même chose.

En tout cas, c’est intéressant d’observer que la souffrance crée en nous cette réflexion sur Dieu; alors que quand les choses vont bien, on se pose moins la question de ce que Dieu fait. J’en prends pour exemple la chronique de Jean-Pierre Gauffre qui était sur France-Info dans les années 2010, et le 14 mars 2011 Jean-Pierre Gauffre -alors c’était dans le contexte du tsunami, ou peu après le tsunami (rappelons que c’est un événement tragique qui a emporté la vie de 200 000 personnes, plus probablement, mais au moins 200 000 personnes)-, et voilà la chronique dont il se fend sur France-Info, et je me dis, c’est fascinant:

« Monsieur Dieu, je me permets de vous écrire ce matin pour vous faire part de mon étonnement devant la multiplication des catastrophes, crises, guerres et autres plaisanteries du même genre qui fleurissent aux 4 coins de notre planète, notamment depuis cette année 2011… J’attire tout particulièrement votre attention sur le fait que ces événements semblent entrer en contradiction avec les déclarations et constats optimistes que vous faisiez vous-même sur l’état de notre planète, tels que je les ai relevés dans votre récit autobiographique intitulé » la Bible « , où, dès la page 2 du premier chapitre, qui a pour titre » La Genèse « et qui relate la manière habilement stupéfiante dont vous vous y êtes pris pour créer la Terre à partir du néant, on peut lire cette phrase définitive, pleine d’autosatisfaction narcissique… Dieu vit tout ce qu’il avait fait: cela était très bon. » Fin de citation.

Alors ces propos sont extrêmement acides et extrêmement moqueurs, mais c’est intéressant d’observer que Dieu est sur le banc des accusés dès qu’il y a quelque chose de mal, qui ne va pas, et aucun problème de publier sur des journaux et des plateformes qui se réclameraient très séculières… Mais alors, Dieu ne peut pas être sur le podium chaque fois qu’il y a quelque chose de bien, et si jamais un pasteur osait faire une chronique de ce genre à la louange et à la gloire de Dieu, punaise! Il se ferait rétamer par la laïcité qui prévaut dans notre pays!

Alors je crois que c’est important de le noter -et c’était pas la question que tu as posée directement, mais je voulais en profiter pour « anguler » un peu ma réponse dans cette perspective-, parce que ça révèle en fait notre cœur, parce que il y a une présupposition ici, c’est que Dieu doit nous donner l’absence de maladie, le bonheur, et la santé et l’argent, et même la vie éternelle, mais sans aucune réflexion sur ce que ça implique sur nos propres changements personnels que nous devrions vivre. Bref!

Sur la création du virus

La question est: est-ce que Dieu a créé ce virus?

Ma réponse serait: je ne crois pas. Ça veut pas dire que Dieu n’ait pas décrété l’émergence de ce virus, ça je le crois, mais je crois que ma pensée, selon ce que l’Écriture m’enseigne, c’est que tout ce que Dieu a créé est bon.Jean-Pierre Gauffre a raison de le souligner, c’est bien ce que Genèse 1 nous dit; mais alors là où il manque complètement d’éthique dans le contexte, c’est qu’à partir de Genèse 3, les choses changent. En Genèse 3, les hommes et les femmes ont pris (ou Adam et Eve ont pris) leur indépendance morale de Dieu, ils ont choisi pour eux-mêmes ce qui était bien et ce qui était mal, en choisissant de désobéir à la seule instruction négative que nous trouvions dans le texte de l’Écriture.

En cela, découle la maladie, puisque la mort est conséquence du péché de Genèse 3, donc tout ce qui vient et qui est associé à la mort, à la souffrance, est le fruit de la chute, pas le fruit de la création. Donc je ne dirais pas que Dieu a créé le virus, parce que je crois qu’il est l’auteur d’une création bonne.

Maintenant, ce que je crois, par contre, c’est que Dieu est pleinement souverain, et que depuis cette chute, il oeuvre selon un décret unifié. Ep 1.10-11 nous parle du dessein bienveillant de sa volonté, c’est-à-dire que Dieu a un axe d’action dans sa souveraineté; Dieu va accomplir tout ce qu’il veut accomplir, rien ne s’opposera à son dessein, et son dessein est entre autres (non exclusivement mais entre autres) orienté sur le salut de l’ensemble de ceux qu’il veut sauver. Et Dieu conduit les événements, y compris les événements les plus terribles, comme une pandémie, comme des guerres, comme des tsunamis, comme des éruptions volcaniques, vers l’accomplissement d’un plan grandiose dont on ne connaît pas pleinement les contours, et dont la Bible parle parfois comme d’un mystère. Alors aucune comparaison ne va tenir, mais lorsque l’on est responsable d’une armée, et que l’on doit mener une guerre, on a des objectifs, et il y a des priorités; et je crois que c’est peut-être une analogie qui peut nous aider à voir que dans la grande stratégie de Dieu, il y a un certain nombre de choses que Dieu veut accomplir, et dans lequel le fonctionnement déficient de la terre ou le fonctionnement mauvais des hommes a sa place, sans que pour autant Dieu ne soit responsable de ces méchancetés, puisqu’elles viennent non pas de lui qui agit directement, mais elles viennent d’hommes et de femmes qui agissent selon leur libre arbitre, mais leur libre arbitre est teinté par leur propre péché, et sur une terre qui agit selon sa chute, sa déchéance et cette malédiction qui est donnée à partir de Genèse 3.

Alors revenons sur la notion de virus: est-ce que Dieu a créé les virus?

Oui, Dieu a créé les virus. D’ailleurs, Wikipédia (vous voyez que j’ai des références sérieuses et solides!) nous dit qu’il y a 5000 espèces de virus qui interagissent avec les humains; 5000 espèces de virus, et 129 d’entre ces virus sont pathogènes (c’est-à-dire qu’ils génèrent des pathologies, ils génèrent des maladies); ça veut dire que 2,58% des virus sont un danger pour l’homme, et 97,42 % sont sans danger pour l’homme, voire nécessaires à la vie. Est-ce que Dieu a créé les virus? Oui, et la plupart d’entre eux sont bénéfiques et nécessaires pour nos vies. Et puis on a un certain nombre d’entre eux qui sont dangereux. Alors juste pour votre prochaine réponse au Trivial Pursuit, sachez que dans un millilitre d’eau de mer, il y a entre 10 et 100 millions de virus; la prochaine fois que vous buvez la tasse, souvenez-vous de la quantité de virus que vous venez d’absorber à ce moment-là. Voilà!

Reprenons cette question dans cette perspective: est-ce que Dieu a créé le coronavirus, le Covid-19 qui génère cette souffrance et cette situation parfois de décès? Non! Est-ce qu’il l’a autorisée? Oui! Est-ce qu’il l’a décrétée, oui… pour moi c’est très identique, c’est une question d’emphase, mais c’est très identique. Dieu est au contrôle. Pourquoi? Ça c’est une autre chose… Mais ce que je voudrais observer, c’est que nous devrions avoir 97 émerveillements pour 3 surprises ou questions au sujet de Dieu, parce que dans 97% des cas, c’est bénéfique un virus, et personne ne s’émerveille de l’oeuvre de Dieu. Personne ne s’émerveille quand il se fait une petite coupure sur la peau, il y a plus de 13 facteurs qui vont permettre la coagulation, et plein d’autres événements qui vont permettre la cicatrisation, ça se fait dans un ordre méticuleux, précis, qui nous répare, c’est une mécanique merveilleuse, magnifique! Personne ne loue Dieu pour ça… Mais dès qu’il y a un virus qui nous fait du mal: « Ouais, Dieu, c’est vraiment inacceptable! » Donc Dieu dans son décret permet qu’une partie de sa création, depuis la chute de l’homme, depuis la rébellion des hommes, ne fonctionne pas de façon optimale. Et donc avec Jean-Pierre Gauffre je suis d’accord, je peux observer à la fois qu’il y a un axe qui montre la beauté de la création de Dieu, malheureusement rarement observée à sa juste valeur, et puis un axe qui montre la dégénérescence de la création de Dieu, à cause de la malédiction de l’homme, à cause du péché de l’homme.

Sur les raisons du virus

Alors maintenant, pourquoi est-ce que Dieu le permet? Alors là, c’est entrer dans le décret de Dieu, pourquoi est-ce que Dieu permet certaines choses?

Tu le sais, c’est une question qui est reprise à chaque souffrance, et bien sûr quand on souffre soi même, ce n’est plus une question intellectuelle, ça devient une question qu’on vit dans ses tripes, dans sa chair, dans ses meurtrissures. Je vais d’abord l’aborder sous l’angle intellectuel, donc si toi tu souffres de cette maladie ou d’autres situations de détresse, je vais te demander juste un peu de patience, parce que je viendrai à cet autre aspect des choses; mais là quand on regarde, pourquoi est-ce que Dieu permet?

Alors dans l’Ancien Testament, on voit que parfois Dieu envoie des plaies pour juger… Moi je ne crois pas que ce soit le cas aujourd’hui; ça viendra dans les temps futurs, je ne crois pas que ce soit le cas aujourd’hui. Parfois on voit que c’est simplement la réalité de vivre dans un monde déchu et que Dieu veut employer ça comme -et retiens bien ça: à mon sens, c’est essentiel- comme une alerte spirituelle: je pense que c’est la meilleure piste, c’est une alerte spirituelle.

Pourquoi? c’est C.S. Lewis qui dans un livre qui s’intitule The Problem of Pain (Le problème de la souffrance, en français) mais au tout début il nous dit la chose suivante: « Dieu nous chuchote dans nos plaisirs, parle dans notre conscience, mais crie dans notre douleur: c’est son mégaphone pour réveiller un monde sourd. » Et ça va dans le sens de ce que j’ai dit: dès qu’on a de la souffrance, les gens disent « Ah, où est Dieu? » et « on est mortels », mais dès que ça va bien, on se fiche un peu, on profite de la vie simplement. Pourtant la mauvaise nouvelle, c’est que nous allons tous mourir, la vie est une tragédie; alors vers quoi nous pointe la souffrance? Elle nous pointe du doigt notre mortalité, notre faiblesse, et elle nous engage à chercher la main que Dieu nous tend, c’est ainsi que Jésus en parle, et je crois que c’est très proche de ce que C.S. Lewis nous dit; c’est ainsi que Jésus en parle dans Luc 13: il y a des gens qui viennent voir Jésus, et ils lui racontent que Pilate a fait tuer des Galiléens en mélangeant même leur sang aux sacrifices qu’il faisaient, c’était assez gore, et Jésus dit: « Pensez-vous que ces Galiléens ont subi un sort si cruel parce qu’ils étaient de plus grands pécheurs que leurs compatriotes? Non, je vous le dis; mais vous, si vous ne changez pas, vous périrez tous, vous aussi. »

Qu’est-ce qu’il dit par là? Il y a des hommes qui vont commettre des actes violents, il y a des guerres terribles, il y a des génocides, et ceux qui sont atteints sont des victimes, ils ne sont pas des coupables. Pas de karma, pas de jugement, ce sont des victimes, parce que nous vivons dans un monde déchu. Et Jésus ajoute: mais, si vous ne changez pas, c’est-à-dire si vous ne vous repentez pas, vous périrez tout autant. Donc cette violence des autres, ça doit me faire prendre conscience: on a un problème dans le coeur et j’ai besoin de le résoudre, et j’ai besoin de le résoudre parce que Jésus nous tend une main et peut changer notre cœur; puis Jésus enchaîne, avec non seulement la violence des hommes, mais au verset 4 il dit: « Rappelez-vous ces 18 personnes qui ont été tuées quand la tour de Siloé s’est effondrée sur elles. Croyez-vous qu’elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Non, je vous le dis; mais vous aussi, si vous ne changez pas, vous périrez tous. » Et donc il dit, voilà, vous croyez que les gens qui sont victimes du tsunami, les gens qui sont victimes du coronavirus, les gens qui sont victimes du cancer, de la guerre, enfin des catastrophes naturelles… Jésus est intelligent, il prend 1: la violence des hommes, l’autre: les catastrophes naturelles, vous croyez que ces gens sont plus coupables que les autres? Absolument pas! Il faut pas y voir un jugement personnel, il faut pas y voir une… c’est la vie, la vie dans la détresse humaine, la vie depuis la séparation d’entre Dieu et les hommes, mais c’est un signal que nos vies sont fragiles, et qu’on a besoin d’une réconciliation avec Dieu. Et Jésus enchaîne avec une parabole, la parabole d’un figuier qui ne porte pas de fruit: est-ce qu’il faut couper cet arbre? Est-ce qu’il ne faut pas couper cet arbre? Et Jésus dit à son jardinier « non, ne coupe pas cet arbre, on va attendre encore un peu pour qu’il porte du fruit… » Alors, pourquoi est-ce qu’il y a tant de choses qui se produisent? Le problème du mal, c’est que Dieu le permet, et ça va continuer, mais c’est parce que c’est une des choses qui nous permet de réfléchir sur notre fragilité, et qui nous permet aussi de prendre conscience que la vie spirituelle a du sens, elle est importante, et c’est souvent dans ces moments-là qu’on cherche à se reconnecter avec Dieu.

Alors, le point de contact pour ceux qui souffrent n’est évidemment pas des raisons telles que je peux les évoquer. Le point de contact d’une personne qui souffre, c’est de réaliser que contrairement à toutes les spiritualités, toutes les autres religions, le Dieu du christianisme, le Dieu du christianisme biblique, est un Dieu qui vient goûter à la souffrance et qui a part à la souffrance: Dieu le Père connaît la souffrance de la perte d’un enfant (son Fils à la croix), Dieu le Père connaît la douleur de voir celui qu’il aime de toute éternité souffrir entre les mains de gens méchants, durs de la tête et violents, et qui vont le crucifier; Dieu le Fils expérimente la détresse humaine, la Bible dit qu’il connaît toutes les tentations, toutes les épreuves des hommes, tous les types de tentations qu’un homme, une femme, puissent connaître, toutes les détresses qu’un homme, une femme puissent connaître, il les a vécues; en sorte que la personne qui pleure, seule dans son bureau, Jésus la comprend, comme personne d’autre, comme moi je suis incapable de la comprendre, parce qu’il a connu l’ensemble des souffrances humaines que l’on peut vivre; il a connu la détresse de la torture, il a connu la souffrance de la séparation d’avec le Père. Et même Dieu le Saint-Esprit connaît cette souffrance: la Bible dit qu’on est capable de l’attrister, et le monde attriste le Saint-Esprit, j’en suis convaincu, par ses souffrances multiples, et soudainement, Dieu ne dit pas que je vais être épargné des souffrances, mais que je vais avoir une communion avec un Dieu qui connaît ces souffrances, et qui est capable de me secourir au moment de ces souffrances, parce qu’il les a connues lui-même.

Alors pourquoi est-ce qu’il fait ça, pourquoi il a connu ces souffrances? Mais il a connu ces souffrances pour pouvoir nous offrir une vie avec lui, il meurt à la croix pour nos péchés, et il donne, il confie cette grâce, ce pardon, à tous ceux et toutes celles qui diraient: « mais oui, j’ai besoin de ça! » Mon problème, c’est pas la souffrance des autres; mon problème, il est dans mon cœur. Et cette souffrance que je vois autour de moi ou que j’expérimente, elle me rappelle ma finitude, elle me rappelle mon besoin de changer radicalement de vie, de chercher une communion avec lui, et de comprendre que la vie est temporaire. Et quand tout va bien, j’ai l’impression que je vis une vie de rêve, mais je vais quand même vers la mort, et la Bible nous montre que c’est une mort éternelle, c’est une séparation éternelle qui attend l’être humain. C’est pour ça que Jésus dit à Nicodème « il faut que tu naisses de nouveau. » C’était un homme âgé, c’était un homme qui était un serviteur de Dieu, il était chef des Juifs, vraiment un homme reconnu et aimé, on lui aurait donné le bon Dieu sans confession, pour reprendre une expression actuelle, mais Jésus lui dit « il faut naître de nouveau, il faut naître d’en haut. » Un être humain qui ne garde qu’une vie terrestre, il est destiné à une vie séparée de Dieu pour toujours; pourtant s’il naît de nouveau, s’il naît d’en haut, si Dieu vient envahir sa vie, il est de nouveau connecté –enfin, par rapport à l’histoire humaine, il est connecté à Dieu et il est sauvé-, et la souffrance, Dieu l’utilise justement pour nous rappeler notre fragilité et notre besoin de relationnel avec Dieu.

L’apôtre Jean dit la chose suivante: « Voici ce témoignage: Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en son Fils. Celui qui a le Fils [de Dieu] a la vie; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » Et toutes les souffrances qui existent sont là pour nous rappeler cette réalité, et ce besoin de connexion. Alors je suis conscient, ça ne résout pas tout, et je me garderais d’avoir dit ici dans quelques minutes, qu’on a résolu le problème du mal. Il y a plein de composantes à associer à cette réflexion, si tu aimes creuser d’un point de vue philosophique et de façon assez large la question, je te recommande la lecture du livre de Timothy Keller La souffrance (publié aux éditions Clé), c’est un livre remarquable qui va aborder cette question sous l’angle de toutes les spiritualités, et de toutes les conceptions du monde, y compris les conceptions séculières, celle de l’athéisme etc, pour essayer de voir dans quel monde, dans quelle conception du monde la souffrance trouve vraiment un meilleur accompagnement et un meilleur raisonnement. J’espère que cela t’aidera à te positionner davantage. Je te signale également que John Lennox a sorti un livre sur le coronavirus qui est publié chez BLF; c’est un excellent ouvrage facile à lire et qui te permettra aussi de voir comment un mathématicien qui est aussi un philosophe des sciences, mais également un passionné de la foi chrétienne, a réfléchi à ces questions, et offre des réponses pertinentes face à ces questions complexes de la vie.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire de la Bible. Florent est aussi conférencier, et professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève. Il est le directeur international du développement des Églises au sein de la mission Encompass liée aux églises Charis France. Il est marié avec Lori et ont trois enfants adultes et mariés ainsi que quatre petits-enfants.

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