Jésus s’est-il trompé en parlant d’Adam ou du déluge? (Épisode 136)

Jésus aurait-il pu se tromper dans dans sa conception d'Adam et du déluge dans le Nouveau Testament?

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La question qui nous préoccupe pour les deux podcasts suivants concerne l’articulation entre la connaissance de Jésus et sa divinité. La question nous vient de différentes origines : nous avons reçu sur le site de toutpoursagloire.com la question suivante : "si Jésus est Dieu pourquoi ne connait il pas le jour et l’heure de son retour" et ce sera le sujet du second podcast.

Mais pour celui qui nous préoccupe j’aimerai revenir sur des propos qui nous sont parvenus suite aux podcasts que nous avons réalisé, Guillaume Bourin et moi sur l’historicité d’Adam et Eve et sur la manière dont il faut comprendre le texte de la Genèse. Ça a suscité un certain nombre de questions avec les gens de Science et Foi et il y a notamment eu un commentaire qui a été mis sur le site de toutpoursagloire.com qui dit la chose suivante : "Jésus ne savais pas tout dans son incarnation, il ne connaissait pas la date de son retour, il a affirmé que la graine de moutarde était la plus petite de toute la terre alors qu’il en existe de plus petites. Et ce n’est vraiment pas le problème tout ça. Tout ça ce sont nos attentes occidentales, rationalistes sur un texte dont ce n’est absolument pas la vocation. Jésus n’avait pas la connaissance scientifique parfaite de la réalité, c’est évident dans son enfance. Pourquoi cela poserait-il un problème à l’âge adulte"

C’est un propos que reprend Benoit Hebert dans un article qu’il a signé sur le site de Science et Foi et qui dit la chose suivante : "Jésus utilise la notion historique ancienne d’un déluge universel qui n’a jamais littéralement eu lieu pour délivrer son message de foi. Les références à Noé et au déluge par Pierre et Jésus ne prouve pas l’historicité de cet homme ou de l’évènement destructeur pas plus que leur mention dans le nouveau testament ne fait de Genèse 6 à 9 des chapitres historiques. L’existence de Noé et la réalité d’un déluge universel étaient des faits de l’histoire pour les juifs et les premiers chrétiens mais ces notions faisaient parties d’une compréhension ancienne de l’histoire. L’apparition de Noé et du déluge dans le nouveau testament ne confirme pas plus leur réalité ni ne leur confère l’historicité plus que les références à un univers en trois parties par Jésus et Pierre n’établient ce modèle comme la structure du cosmos".

En d’autres termes, Jésus ne ferait que répéter les croyances erronées de son temps. "S’il s’est trompé, ce n’est pas grave". Lors de la kénose, c’est à dire lors de son dépouillement à l’incarnation, Jésus aurait cessé d’être omniscient et dans ce cadre-là aurait tenu des propos qui étaient selon ce qu’il pouvait connaitre mais ce n’était pas des propos vrais dans le sens de la réalité de ce que "vrai" peut être.

Le podcast 111 que j’ai réalisé sur toutpoursagloire.com répond à la question de la graine de moutarde et j’espère que tu l’as écouté et que tu as été convaincu que cela ne met absolument pas en cause ni l’inerrance de l’Ecriture ni ne suggère que Jésus se soit trompé. Ce serait vraiment problématique et tu peux écouter ce podcast et me dire ton avis là-dessus.

Ensuite, j’ai parlé dans le podcast 71 de la question de la cosmogonie qui est vraiment chère à Science et Foi (c’est un apport de Biologos). La grande idée qu’ils défendent c’est que les cosmogonies babyloniennes représentaient l’univers sous forme de 3 cieux et (je te passe les détails) que la Bible ne se ferait que l’écho de cette cosmogonie, elle aurait emprunté la vision du monde des Babyloniens, elle l’aurait simplement répété. C’est une erreur. Ce n’est pas une réalité historique, c’est juste comme ça que les anciens croyaient. Ces propos ont été réfutés à la fois par certains spécialistes de l’Ancien Testament et je voudrais souligner que jamais la Bible ne prend les conceptions babyloniennes comme sources fiables d’informations. En fait, Babylone est surtout perçue comme étant la source de l’idolâtrie, la source du mensonge. Du début jusqu’à la fin de la Bible, c’est le mauvais exemple. Croire que Jésus et les apôtres feraient "des courbettes" aux conceptions babyloniennes est assez surprenant.

Ce qui m’intéresse dans ce podcast c’est de réfléchir à la question : "est-ce que Jésus s’est trompé dans son incarnation ? Est-ce que c’est même théologiquement possible qu’il se soit trompé ?"

Je voudrais quand même souligner que j’en ai discuté avec des théologiens de renoms à Evangile 21. Je leur ai posé la question pour essayer de voir si ma perspective était erronée ou au contraire s’il fallait vraiment qu’on aborde cette question de façon assez frontale.

De ma perspective, si Jésus s’est trompé,

  •  premièrement, il est moralement disqualifié, c’est à dire qu’il n’est plus l’agneau sans péché puisqu’il enseigne faussement, puisqu’il dit des choses qui nous trompent et qui ne reflètent pas la réalité telle que le Père lui-même la connait. Or Jésus est le porte-parole parfait du Père. Il serait donc moralement disqualifié, il ne peut pas être l’agneau sans défaut lorsqu’il meure sur la croix pour nous.
  •  Deuxièmement, il existe une divergence irréconciliable dans son humanité faillible et sa divinité infaillible. C’est véritablement un déchirement de son être si c’était le cas. On a vraiment un schisme majeur dans les deux personnes de la personne de Christ et ça c’est un problème, c’est une schizophrénie spirituelle absolument terrible et qui a mon sens n’est absolument pas possible.
  •  Troisièmement, il est indigne de notre confiance. Si il parle de façon erronée pour x raisons du passé, il n’y a aucun moyen de savoir que nous pouvons avoir confiance quand il parle de l’avenir, quand il parle du ciel, quand il parle du pardon ou quand il parle de spiritualité. L’ensemble de ses propos sont à remettre en question et là on est plus dans le christianisme, on est dans un humanisme.
  •  Quatrièmement, il n’est pas ontologiquement, c’est à dire dans son essence, dans son être, vérité. Jésus tient ce propos qu’il est vérité, qu’il dit la vérité et si jamais Jésus a fait une erreur, il n’est pas tout ça.

Les conséquences sont gigantismes si jamais ce que dit Science et Foi est correct et que Jésus se serait trompé.

Alors comment j’ai réfléchi à la question : d’abord je me suis fait plaisir et j’ai pris mon petit carnet à moleskine et j’ai relu tous les évangiles en prenant note de tous les versets qui parlent de la connaissance de Jésus, que ce soit la connaissance du présent, de l’avenir, du passé, tout ce qui reflète dans les évangiles sa connaissance. Franchement, j’ai vraiment apprécié ce temps que j’ai utilisé dans mon culte personnel.

J’ai rassemblé l’équivalent d’une dizaine de pages A4 pour voir un peu ce qui était dit. Je te proposerai tout à l’heure une synthèse plus théologique de ces données mais je te livre ici un peu le parcours de certaines de ces remarques. C’est un peu pèle mêle pour la première partie de ce podcast et on viendra après aux choses peut être plus intéressantes ou en tout cas plus définitives en fin de podcast.

  •  On observe que Jésus, en tant que préado, savait qu’il s’occupait déjà des affaires de son Père et ça témoigne d’une connaissance particulière de son appel déjà à 12 ans.
  •  Jésus enseignait avec autorité, il n’était pas comme les rabbins qui enseignaient avec spéculation ou qui essayaient de voir le pour ou le contre et les citations des autres. Jésus était conscient qu’il apportait une parole non spéculative et affirmative.
  •  Jésus avait conscience aussi de son autorité pour pardonner les péchés, ce qui témoigne de sa conscience de la divinité. Il a cette prérogative divine.
  •  Parfois on ne sait pas toujours s’il a simplement connaissance de quelque chose ou s’il réalise un miracle de puissance comme par exemple lorsqu’il dit à Pierre de jeter son filet à un endroit donné et que là il récupère beaucoup de poissons. Est-ce que c’est un miracle où Dieu suscite la présence de ces poissons dans son filet ou bien est-ce que Jésus savait simplement qu’il y avait un banc de poissons à cet endroit. On ne sait pas, on lui demandera, évidemment, ce n’est pas la plus fondamentale des interrogations.
  •  Jésus avait conscience du passé des gens ou de la situation intimes des gens. Il savait des choses sur Nathanaël avant qu’il ne le rencontre, il savait que la femme samaritaine avait eu 5 maris, il savait aussi par exemple ce qu’il en était de cette femme qui vient pleurer et laver ses pieds de ses larmes.
  •  Parfois, Jésus a restreint sa connaissance en posant des questions à caractère pédagogique, par exemple, au milieu de la foule, il dit : "qui m’a touché" et je ne pense pas qu’il ne savait pas, je pense qu’il était là à exprimer une question qui permette d’identifier l’individu publiquement pour la rétablir dans son honneur et il y a là une portée pédagogique ou didactique. De la même manière, lorsque Jésus pose la question au démon : "quel est ton nom ?" je ne pense pas qu’il ne le savait pas ou en tout cas il pouvait avoir restreint sa connaissance à ce sujet (on reviendra sur la distinction dans un instant) mais que la question à une portée pédagogique.
  •  Jésus annonce des évènements futurs : le plus grand de ses discours, le 5ème de l’évangile de Matthieu, sur les temps de la fin est rempli de prophéties, prophéties à court terme, prophéties à long terme, ça c’est une question d’interprétation qui n’est pas très facile à résoudre mais en tout cas il est très conscient des choses qui ont lieu.
  •  Il parle également avec assurance des choses qui ont lieu dans le ciel : "il y a plus de joie dans le ciel lorsqu’une personne se repend", c’est une affirmation qui reflète sa connaissance de ce qui se passe dans le ciel.
  •  Jésus s’appuie sur la connaissance du passé : le déluge, Loth, etc. pour prouver la véracité du futur : le retour du Christ par exemple. Et d’ailleurs, vraiment, s’il n’est pas fiable dans ce qu’il dit du passé, il n’est pas fiable non plus dans ce qu’il dit du futur. Or il parle du futur de la ville de Jérusalem avec une précision absolument spectaculaire et il dit également qu’il ne boirait plus du fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. Jésus se restreint et il ne boit plus de vin en attendant que nous soyons avec lui. C’est quand même assez extraordinaire et si le vin vieillit depuis son ascension, il sera très bon ! C’est très spéculatif sur cette notion par contre.
  •  Il parle du futur proche où il a une connaissance des évènements qui l’entourent lorsqu’il dit à celui qui meure à ses côtés qu’il sera aujourd’hui même avec lui dans le paradis. C’est un propos qui est extrêmement fort, où il exprime encore sa conscience immédiate de l’avenir.
  •  Autre chose, lorsqu’il dit : "aller à la ville, vous y trouverez un ânon, etc.", il a conscience de l’avenir.
  •  Peut-être que l’une des choses qui m’a le plus interpelé, c’est en Jean 6.46 où Jésus affirme avoir vu le Père que personne n’a vu et le Père, dans son essence, est invisible dans sa gloire, dans son immensité et dans son infinitude. Donc le fait qu’il le dise et qu’il souligne cela montre précisément les dimensions de sa connaissance et son omniscience.
  •  Par ailleurs, on voit dans les évangiles que Jésus affiche très clairement être vérité et dire la vérité. Jean 1.17 nous dit que la vérité nous vient de Jésus, ici la Parole, la Parole vraie. Jésus revendique dire la vérité, il dit : "si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé de choses terrestres, comment croirez-vous quand je parlerais des choses célestes. Personne n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le fils de Dieu." Il revendique un savoir, une connaissance fiable des choses du ciel et des choses du passé. "Mon témoignage est vrai parce que je sais d’où je suis venu et où je vais." Jean 8.14. La crédibilité de son propos se fonde à la fois sur son origine et sur sa destinée.
  •  Jésus affirme qu’il est vrai aussi parce que le père l’a envoyé, Jean 8.16 et donc il tient ce qu’il dit non pas de lui-même mais du Père en personne. "Mes paroles ne viennent pas de moi mais le Père qui m’a envoyé m’a commandé lui-même ce que je dois dire et ce dont je dois parler" Jean 12.49 et 14.10. Donc si Jésus tient un propos erroné dans le passé c’est qu’il y a un schisme dans la communication avec son Père ce qui est absolument inconcevable. Ou bien pire, le Père en personne aurait fait une erreur et alors là vraiment on n’est plus du tout dans quoi que ce soit qui serait proche du christianisme.
  •  Dans sa prière finale, Jésus dit : "Je leur ai donné ta parole" et sans aucune distinction entre une parole spirituelle et une parole historique. Ça c’est une distinction que l’on veut faire pour essayer de séparer les niveaux de réalité mais ce n’est pas dans l’Ecriture. "Voilà pourquoi je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.". Le propos que Jésus tient est vrai et la manière dont on prend son propos atteste si oui ou non nous avons le Saint Esprit en nous.
  •  Jésus affirme que le ciel et la terre passeront mais que ses paroles ne passeront pas. Cette permanence rappelle les propos de l’inspiration.

J’espère que dans ce parcours tu vois à quel point les données sont nombreuses, abondantes pour souligner la connaissance de Christ.

Henry Blocher conclut une analyse des données sur la science de Jésus pour reconnaitre que l’articulation avec l’omniscience divine est un point difficile entre tous du mystère unique de l’incarnation. Donc on est bien d’accord, c’est quelque chose qui est assez compliqué.

Luke Stamps, dans un article de la Gospel Coalition intitulé "You ask : How can Jesus not know but still be divine" ("vous vous demandez comment est-ce que Jésus ne savait pas tout en restant divin") maintient une position qui est assez classique : Jésus était omniscient mais il a choisi de restreindre son omniscience à certaines occasions et on reviendra sur cette distinction.

Voilà en tout cas la synthèse théologique que je te propose sur cette question :

  •  Premièrement, Jésus a toujours gardé les attributs de la divinité. Lorsqu’il s’incarne, il s’est dépouillé de sa gloire, c’est à dire de la visibilité de sa divinité. C’est ce que nous dit Philippiens 2 mais Esaïe 52 et 53 nous montre qu’il était un homme comme les autres. Si vous l’aviez croisé en faisant des courses, vous n’auriez pas dit : "tient voilà Dieu le Fils incarné". Il apparaissait comme un homme absolument normal, il n’a cependant jamais cessé d’être Dieu.

Wayne Grudem dit la chose suivante et je te traduis directement un article que j’ai trouvé sur le web de sa part (je n’ai pas pris le temps de reprendre Théologie Systématique en français mais je suppose qu’il dit la même chose) : "Jésus a appris des choses et avait une connaissance limitée quant à sa nature divine mais a toujours maintenu son omniscience au regard de sa nature divine. Il était donc capable, à n’importe quel moment, de rappeler à sa pensée toute information qui était nécessaire pour son ministère".

Donc Jésus a gardé les attributs de la divinité, y compris l’omniscience.

  •  Deuxièmement, Jésus démontre son omniscience : à plusieurs reprises sa connaissance est surnaturelle et de nature identique à l’omniscience divine. J’ai cité plusieurs de ces exemples dans le parcours que je t’ai rapporté sur les Évangiles.
  •  Troisièmement, Jésus choisit de restreindre l’expression de son omniscience. Jésus n’est venu accomplir que les œuvres que le Père lui a données de faire et, dans plusieurs occasions, on voit que Jésus agit en se restreignant. D’ailleurs, ce n’est pas simplement dans le domaine de l’omniscience mais également dans le domaine de l’omnipuissance. Jésus manifeste son omnipuissance à plusieurs reprises : il transforme de l’eau en vin, multiplie du pain et il y aurait une multitude d’exemples et ce sera développé dans le deuxième podcast sur cette question. Mais parfois il restreint cette puissance : lorsqu’il a faim, lorsqu’il a soif, lorsqu’il chasse les vendeurs du temple il utilise sa force humaine et pas sa force divine. Il en va de même de sa connaissance. Il restreint certains aspects de sa connaissance à certains moments.
  •  Quatrièmement, les paroles de Jésus ont toujours été alignées avec les qualités divines. Ce que Jésus dit reflète toujours la pensée du Dieu trinitaire. Il n’y a aucune dysharmonie entre la pensée du Saint Esprit, la pensée du Père et les propos de Jésus. Si Jésus tenait un propos qui ne serait pas conforme à la réalité il y aurait ce schisme au sein même de la trinité, avec le Père qui dirait : "mais non le déluge n’a pas eu lieu" et Jésus qui dirait : "mais si le déluge a eu lieu". Et le Père répondrait : "mais non, il faut que tu lises les gens de Science et Foi, faut que tu lises les choses des gens évolués du 21ème siècle qui te feront prendre conscience que là tu t’es vraiment trompé". Mais ce n’est pas le cas !

En conclusion, ce que je te propose de réaliser c’est que lorsque tu écoutes un podcast que je donne, quand tu écoutes ou que tu lis des informations que tu as sur un site quelconque, il faut vraiment réfléchir et chercher à savoir est-ce que c’est vraiment fondé théologiquement, est-ce que c’est fondé sur l’Écriture ? Personne n’a ce statut de "dire vrai" si ce n’est justement Jésus Christ et moi j’ai vraiment un problème, et c’est le cas notamment avec le site dont j’ai parlé très souvent maintenant, c’est lorsque l’on minimise l’autorité de l’Écriture quand on parle d’une inerrance partielle. L’inerrance partielle, c’est comme un gâteau partiellement empoisonné : ce n’est pas digne de confiance.

Et deuxièmement, lorsqu’on parle d’un Christ qui tient des propos non fiables et erronés, c’est absolument incompatible. Les deux autorités principales du christianisme, la Bible et la personne de Christ doivent être élevées comme étant dignes de confiance ou bien, et on a le droit mais à ce moment-là on n’est plus dans le christianisme biblique, c’est une sorte d’humanisme spirituel christianisant mais ce n’est plus le fondement de la foi dans la personne de Christ fiable et dans l’Ecriture fiable !

J’espère que ça t’a convaincu qu’il n’y a pas de propos erroné dans la bouche de Jésus comme il n’y a pas de propos erroné dans l’Ecriture (mais ce n’était pas le sujet de ce podcast). On reviendra dans le podcast suivant sur la question de cette articulation de l’omniscience divine avec le manque de connaissance à un moment donné sur le jour et l’heure de son retour.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire. Florent est aussi conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

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