Le clonage créera-t-il un être humain ? (Épisode 199)

L'être humain est distinct du reste de la création : il a été créé à l'image de Dieu. Voilà ce qui fait un être humain. Mais un clone sera-t-il porteur de cette image? Aura-t-il une âme? Florent Varak explore la question de manière profonde et biblique, et soulève toutes les nouvelles problématiques éthiques que le clonage humain entrainerait.

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PVR 199 : "le clonage créera-t-il un être humain ?"

La question est posée pour ce podcast : "En admettant qu’on parvienne à créer un embryon humain à partir de gamètes artificielles, l’individu qui en résulterait serait-il réellement un être humain ?"

Alors merci pour ta question, elle est très facile dans sa présentation, et évidemment, éminemment complexe dans sa réponse. Je ne prétends pas avoir une réponse catégorique et absolue. Et puis, je vais la décentrer un petit peu, parce que je ne sais pas exactement ce que pourraient être des gamètes artificiels, à quoi ça pourrait correspondre, et à quelle réalité pourrions-nous nous attendre en fabriquant et en réalisant des gamètes artificiels. Donc je vais décentrer un petit peu la question, en te proposant de réfléchir à la question du clonage ; je sais que c’était comme ça aussi que c’était formulé dans le contexte de la question, je n’ai pris que ce qui était central : est-ce qu’un être cloné serait véritablement un être humain ?

Alors c’est une question qui va devenir d’actualité, il est d’ailleurs probable que des expérimentations de clonage humain aient été réalisées et menées à terme dans des pays où les considérations éthiques pèsent moins que dans d’autres ; tu sais que chaque pays a une série de lois pour encadrer les expérimentations biologiques, génétiques, et certains pays sont connus pour avoir moins de cadre légal. J’ai été surpris d’apprendre par exemple que l’Angleterre, pourtant pays civilisé a priori, l’Angleterre avait beaucoup moins de cadre pour peser sur les désirs des scientifiques qui veulent expérimenter parfois au-delà de ce qui serait souhaitable, en tout cas qui pourraient ouvrir une boîte de Pandore assez dramatique sur l’humanité qui est la nôtre. La Chine, bien entendu, est connue pour laisser assez facilement ses scientifiques faire des choses qui seraient pour le moins choquantes. En tout cas voilà ce qu’un article de Wikipédia indique sur le clonage et je te lis : "En mai 2005, des chercheurs de Corée du Sud et du Royaume Uni ont annoncé les premiers clonages d’embryons humains à des fins de recherche thérapeutique. En 2008, les chercheurs américains des entreprises Stemagen et Reproductive Science Center ont annoncé avoir obtenu 3 embryons clonés à partir de cellules adultes (cellules de peau) et d’ovocytes énucléés (c’est-à-dire dont on a enlevé le noyau). C’est la première fois que des embryons sont obtenus à partir de cellules qui ne sont pas des cellules souches."

Pour essayer de répondre à cette question, il y a plusieurs angles possibles, et l’une des questions qu’il faut résoudre est de savoir comment est composé un être humain. Qu’est-ce qu’un être humain ? Ensuite on regardera ce que c’est qu’un clonage, et on se posera la question de savoir si c’est compatible avec l’humanité que nous trouvons écrite dans les Ecritures.

• Alors il y a quelque chose de très spécial chez un être humain quand nous lisons les premières pages de la Genèse, c’est qu’il est le seul à faire l’objet d’une réflexion préalable. Dieu dit "Faisons l’homme à notre image", il ne dit pas ’que l’homme existe’ et puis l’homme existe, il fait l’objet d’une réflexion "faisons l’homme à notre image"

• Il fait l’objet d’une identité unique, le ‘à notre image’ montre qu’il y a chez l’être humain quelque chose qui le distingue des autres, et qui est le reflet de Dieu. Les théologiens ont débattu sur cette question, je l’ai déjà évoqué dans différents podcasts, mais beaucoup considèrent que cette image reflète 2 choses : la première qui est celle de la représentation, c’est-à-dire que l’être humain représente l’homme sur terre comme s’il en était le roi. En tout cas, c’était l’intention de Dieu que Adam et son humanité soient les premiers rois sur terre, régnant de la part de Dieu sur cette création magnifique qu’il nous laissait ; d’autres ont ajouté, et je crois que c’est aussi un aspect d’être à l’image de Dieu, c’est que Dieu a communiqué aux êtres humains certains de ses attributs, les attributs communicables, c’est à dire les qualités, les caractéristiques de sa personne qui sont aussi chez l’être humain : Dieu est amour, nous sommes capable d’amour, etc.

• Alors on peut aussi remarquer que l’être humain est éternel à partir du moment de sa création. L’être humain a une composante de son être qui est éternel, et avec la Bible on peut dire que c’est les deux seules choses (si on peut dire ainsi) créées qui sont éternelles.

• Autre chose, il y a une création magnifique, l’être humain a été créé sans aucune tare morale ni spirituelle…

• Et puis Adam et Eve ont choisi leur autonomie, et la mort est venue briser cette espérance d’une société paisible à l’image de Dieu. L’être humain a choisi son indépendance, a choisi de désobéir à Dieu, il a été exclu de la présence de Dieu, et il y a toute une série de conséquences négatives sur l’ensemble de l’humanité, de la création, qui se sont manifestées avec cela, et notamment la mort ; la mort qui n’est pas simplement une question de mort physique, nous allons tous mourir, notre corps se dégrade, la maladie est possible – et fréquente d’ailleurs – mais au-delà de ça, il y a une mort spirituelle, une séparation d’avec Dieu.

Alors maintenant, cet être humain, il se compose de quoi ?

Je ne vais pas rentrer dans le débat de savoir si c’est un corps / âme / et esprit ou si c’est simplement un corps et un être spirituel, ça va venir dans un prochain podcast. Quelqu’un m’a posé la question, je vais préparer cela… Mais on va dire assez simplement qu’il y a au moins une partie matérielle dont l’apôtre Pierre parle en évoquant la métaphore de la tente, nous habitons en quelque sorte notre corps comme nous habitons une tente, quand nous partons en randonnée, et puis nous avons une partie immatérielle, l’esprit et/ou l’âme – ou en tout cas cette partie immatérielle qui demeure éternelle, et qui à la mort rejoint Dieu ou reste séparée de Dieu – alors l’être humain c’est donc une enveloppe et une partie spirituelle qui se séparent à la mort.

Alors maintenant qu’est-ce qu’un clone ?

Un clone, c’est un individu qui partage un même patrimoine génétique qu’un autre, alors cela provient d’un processus de multiplication qui peut être divers et dans lequel… que je ne vais pas décrire, d’ailleurs j’en serais incapable, je suis pas scientifique, et pas du tout dans cette discipline, mais ce serait facile de regarder sur internet pour comprendre les différentes techniques qui permettent la réalisation d’un clone ; en tout cas la ‘fabrication’ (entre guillemets) d’un être humain ne vient pas de la rencontre de 2 gamètes lors de rapports sexuels ou bien lors d’une fécondation in vitro. Dans le cas d’un clone, l’une des techniques consiste à prendre le noyau – le patrimoine génétique d’un noyau – pour le réimplanter dans une cellule, c’est pas vraiment une cellule identique, puisque l’ADN mitochondrial de la cellule cible est différent de la cellule source, mais quand même les éléments génétiques fondamentaux de l’individu sont préservés d’un individu à l’autre.

Alors, est-ce qu’un clone animal est fonctionnel ? Oui, les expériences l’ont montré, mais en même temps, il semble qu’il y ait beaucoup plus de maladies chez ce clone, ce qui a d’ailleurs empêché jusqu’ici d’envisager le clonage comme moyen de nutrition ; les animaux clonés sont plus souvent malades, et donc ça pose encore plein de questions…

Revenons maintenant au clonage humain… Est-ce qu’il serait humain, un tel clone ? Alors physiquement, ce serait probablement le cas, même si ce serait a priori un corps dégradé, susceptible d’une sensibilité à diverses maladies, comme l’indique le clonage d’animaux ; mais maintenant spirituellement, serait-il humain, est ce qu’il porterait l’image de Dieu, aurait-il une partie immatérielle, c’est à dire une âme –pardon, un esprit, et si c’était le cas, comment serait sa relation avec sa copie, et quelle pourrait être sa relation à Dieu ? Puisque c’est un podcast chrétien que j’anime ici…

Alors ça pose donc la question du statut de ce clone, est-ce qu’il serait humain ? Il y a deux pistes de réflexion qui permettraient de nous aider. Bien entendu, et la Bible ne répond pas catégoriquement à cette question, parce que elle est rédigée dans un temps où ce n’était pas possible techniquement, mais je crois que l’on peut regarder déjà sous l’angle de l’origine de la partie matérielle ou spirituelle de l’être humain.

Il y a 3 théories qui ont été évoquées ; il y a la théorie de la préexistence, qui était tenue par Philon et Origène, donc des gens dans le temps des Pères de l’Eglise, et pour eux Dieu a créé l’ensemble des âmes qui existeraient à jamais pendant le temps de la terre jusqu’au retour du Christ, et au moment de la création d’un corps, Dieu enverrait ses âmes dans le corps au moment de la conception, quelques jours après la conception ; cette notion était surtout motivée par l’idée que Dieu s’est arrêté dans son oeuvre créatrice – à partir de Genèse 1.31, et que donc… Puis bien sûr après, il y a le zoom sur la création d’êtres humains en Genèse 2, mais Dieu se serait arrêté dans la création, dans sa création, et donc il faut que forcément les âmes aient été créées ;

Deuxième perspective c’est le ‘créatianisme’ partagé par Pélage, Thomas d’Aquin, une partie du calvinisme semble-t-il était dans cette perspective : c’est que Dieu créerait les âmes à chaque conception d’êtres humains, donc une femme tombe enceinte : Dieu crée une âme pour l’accompagner…

Et puis enfin, il y a la troisième perspective qui est le ‘traducianisme’ partagé par Tertullien, Augustin, Luther, et dans cette perspective, la conception génère également l’âme ou la partie matérielle de la vie, alors je ne te cite pas les versets ; j’ai été surpris, en réfléchissant à cette question, de voir que Grudem était créatianiste, c’est en tout cas si j’ai bien compris sa position, et d’un autre côté, nous avons Henri Blocher, que je vais citer tout à l’heure, qui est plutôt traducianiste, et qui correspond un peu à ma perspective. Alors en quoi est-ce que cette théorie va changer notre regard sur la question du clonage ?

On va oublier la notion de pré – existence, parce qu’elle me semble n’avoir pas d’appui biblique, mais si on réfléchit à la position créatianiste, est-ce que… qu’est ce qui va se passer… bien, imaginons : un scientifique crée un clone humain, et Dieu pourrait choisir de ne pas créer une âme, et donc on aurait une sorte de zombie. Mais alors, est-ce que c’est possible d’avoir un corps qui vit sans âme, sans esprit, c’est un petit peu difficile de le comprendre, ou bien Dieu pourrait choisir de créer une âme et de l’insérer dans ce corps et l’être serait complet. Le problème, c’est un peu difficile de l’imaginer, comment ça pourrait se faire qu’à la fois Dieu rentre dans cette logique –c’est quand même une logique un petit peu tordue, et parce que psychologiquement ce serait super dur, enfin c’est quand même une forme de négation de la manière dont Dieu a envisagé la vie.

La troisième position, par contre, la position du traducianisme, permettrait vraiment d’imaginer qu’un clone aurait une âme, probablement aussi malade en quelque sorte que le corps, de toute façon toutes les âmes sont malades, c’est à dire pécheresses, incomplètes, elles ont besoin d’un renouveau, le renouveau que le Saint-Esprit peut donner par la régénération, lorsqu’une personne vient à Christ ; mais peut-être qu’il y aurait aussi des problèmes de déficiences, parce que l’âme créée ne viendrait pas d’un processus que Dieu avait créé lui-même, où le père et la mère seraient impliqués dans la création d’un être global, un corps et une âme, mais de la même manière que le corps imparfait d’un clone, eh bien il pourrait, on pourrait imaginer- mais c’est très spéculatif tout ceci, une âme qui aurait un certain nombre de séquelles de ce processus. Mais si le traducianisme était vrai, ce qui me semble une piste probable, on peut imaginer que le clone serait véritablement un être humain, et donc véritablement un être capable d’une relation à Dieu, d’une vie spirituelle ; par contre, bien entendu, cela créerait un vrai problème d’identité… Tu imagines être le jumeau d’un être plus âgé, et en même temps le fils d’une mère qui n’aurait peut-être aucune relation avec l’enfant ? Cela créerait des situations assez problématiques, et nouvelles finalement, dans l’histoire de l’accompagnement, de thérapie pour les individus qui sont en souffrance.

Alors personnellement, je suis assez satisfait de la position traducianiste, et je te cite ce qu’Henri Blocher, un théologien évangélique brillant, connu évidemment, et voilà ce qu’il dit : "Nous pensons que l’idée que Dieu crée une âme, particulièrement pour chaque individu, s’oppose à l’idée que la création est achevée ; qu’elle dévalue le rapport de filiation parents-enfants, qu’elle rend plus difficile l’idée que nous sommes tous impliqués dans le péché originel, du fait que nous sommes en Adam. Il faut réserver un mystère à la procréation même, ce n’est pas mécanique, ce n’est pas un écoulement de l’âme comme une sorte de quantité qui serait diffusée matériellement… Il nous paraît impossible de dire ce qu’il en est de la création de chaque individualité. Le traducianisme a pour lui le sens de la paternité. Dieu nous crée tous, mais en Adam. Le pouvoir mystérieux d’engendrer est donné à l’homme, et providentiellement, maintenu, de sorte que les parents ne sont ni créateurs, ni témoins seulement, mais réellement procréateurs" (fin de citation)

Cela ne légitime évidemment pas la technique du clonage, et on verra si véritablement ce raisonnement tient, lorsqu’un clone sera mené à terme, un clone humain sera mené à terme, ce qui sera à mon sens vraiment tragique. Et puis la question se complexifiera également avec l’inclusion d’ADN animal pour soi-disant dépasser les limites humaines. En 2017 des chercheurs ont annoncé la création d’un embryon réalisé avec 97% de gènes de moutons et 3% de gènes humains –c’est ça une chimère, un être hybride homme-animal, l’embryon a été détruit au bout d’un mois, mais ces chimères qui sont aujourd’hui de légende, me rappellent un peu les créations hybrides de Genèse 6- je ne dis pas que Genèse 6 décrit des chimères, mais cette idée qu’il y a quelque chose de sacré dans l’être humain, et que toucher à l’être humain dans sa fabrique c’est quelque chose qui est assez abominable. Alors j’ai parlé qu’il y avait 2 pistes de réflexion pour essayer de clarifier la question du clonage, la première c’était la piste de la manière dont la vie était transmise d’un être humain à l’autre, et donc j’espère que tu vois que, si nous voyons bien les choses ici, un clone serait véritablement un être humain, parce que associé à la fabrication de la vie humaine, et bien il y a aussi une fabrication de vie spirituelle, mais probablement dégradée, de par la nature même de la technique utilisée.

Il ya une autre piste de réflexion sur cette logique et qui est évoqué par Alain Nisus dans son excellent ouvrage publié à la Maison de la Bible, Pour une foi réfléchie, la distinction théologique entre trinité "ontologique" qui caractérise l’être de Dieu : "Dieu est un en 3 personnes, et trinité" économique "qui caractérise les relations entre le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, peut nous aider à penser le problème. Le mode de procréation du clone humain n’aurait pas d’incidence sur ce qu’il est (ontologie) : un être humain fait pour représenter Dieu, mais il aurait certainement une incidence sur ses relations ‘économiques’ ; en effet, quelle idée perturbante d’être le jumeau de votre père par exemple ! Mais il y a pire : on pourrait arrêter le développement cérébral d’un clone dans le but de se servir de son corps comme d’un réservoir d’organes. D’un point de vue éthique, il faudrait combattre la création et l’utilisation de clones humains comme des sous-humains, des magasins d’organes ou des esclaves ; le clonage des mammifères suscitant des handicaps (surpoids, etc) et se poserait également la question du respect des personnes clones handicapées ; à l’opposé, les chrétiens doivent aussi combattre l’idée, défendue par la secte des raéliens notamment, qui voit les clones humains comme des êtres surhumains incarnant une humanité nouvelle. En effet seul le Christ peut faire naître une humanité vraiment nouvelle, et régénérer." (fin de citation)

En tout cas j’espère que tu perçois au travers de ces discussions, combien la réalité d’un père, d’une mère, d’une famille est structurante et utile pour l’engendrement d’une vie, et que c’est la piste qu’il faut vraiment privilégier. Je crains ces débouchés technologiques qui vont… qui sont en phase un peu de se mettre en place, avec les conséquences sur les considérations que cela aura sur l’être humain.

Je vais terminer avec le Psaume 139 qui nous dit ceci :

"Eternel tu me sondes, tu me connais, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu comprends de loin ma pensée, tu sais quand je marche et quand je me couche, et tu pénètres toutes mes voies, car la parole n’était pas sur ma langue, que déjà Eternel tu la connais entièrement, tu m’entoures par derrière et par devant, tu mets ta main sur moi. Sonde-moi ô Dieu, et connais mon cœur, éprouve-moi et connais mes préoccupations, regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis moi sur la voie de l’éternité."

J’ai cité quelques extraits de ce Psaume, quelques phrases ce Psaume, et ce Psaume nous montre qu’un être humain est vraiment magnifique, que la création de Dieu est vraiment magnifique, et qu’elle obéit à un certain nombre de lois, de lois qui sont de l’ordre de la matérialité, de la biologie, et de lois qui sont de l’ordre de la morale, de l’éthique, la spiritualité ; et la beauté d’un être humain à mon avis est brisée par toutes ces techniques de clonage humain qui risquent vraiment d’engendrer une dégradation de l’honneur de l’être humain. En tout cas, j’espère que cela nous fait prendre conscience que, créés à l’image de Dieu, nous avons besoin de cette communion, de cette relation avec Dieu ; et cette relation elle est restaurée, elle est rendue possible parce que Jésus-Christ a fait à la croix, puisqu’en mourant pour nous, il a incarné le mal qui était nôtre, il a été puni à notre place, et il nous délivre de la mort humaine et spirituelle que nous connaissons, pour nous placer dans une relation à lui qui est fondamentale est importante.

Ce serait tellement bien si toutes les intelligences de l’humanité se penchaient sur la manière de développer une vie spirituelle selon Dieu, de développer une vie humaine digne de l’humanité qui est nôtre, en créant plutôt des relations paisibles les hommes les uns envers les autres, plutôt que soi-disant créer une race de surhommes, qui n’a rien de surhommes du tout.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire. Florent est aussi conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

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