Le (mé)contentement, les serpents et la satisfaction en Christ

Nous sommes entre deux délivrances. La première, fruit de la mort et de la résurrection de Christ, nous justifie de toute faute. La seconde, fruit de son retour, nous glorifiera dans une vie parfaite. Entre ces deux délivrances, nous sommes ballotés, entre victoires et défaites, découragements et moments enthousiasmants… L’histoire du serpent, aussi étrange qu’elle est, illustre à merveille cette tension. Elle nous apprend à trouver en Jésus tout ce dont nous avons besoin pour avancer.

Les notes qui suivent ont servi de base à la prédication que vous pouvez écouter ici.

Déjà / pas encore

L’un des concepts utiles pour comprendre les joies et les frustrations de notre vie chrétienne se résume à trois mots : déjà ; pas encore. Le professeur Richard Bauckham décrit ainsi la vie vécue à la croisée des âges :

    Nous sommes toujours en transition, de l’ancien vers le nouveau, vivant dans la tension eschatologique entre le « déjà » et le « pas encore ». Nous sommes sauvés et pourtant nous attendons encore le salut. Dieu nous a justifiés, c.-à-d. qu’il a anticipé le verdict du jugement dernier en proclamant notre acquittement grâce au Christ, et pourtant, « notre espérance, c’est d’être déclarés justes » (Ga 5.5). Dieu nous a donné l’Esprit par lequel nous avons part à la vie de résurrection du Christ, mais l’Esprit n’est pourtant qu’un acompte (2 Co 1.22 ; 5.5 ; Ep 1.14) de l’héritage eschatologique, les arrhes qui garantissent le paiement complet. L’Esprit représente les prémices de la moisson (Rm 8.23). Dans le présent de l’existence chrétienne, nous continuons donc à connaître le combat entre la chair et l’Esprit (Ga 5.13-26), la lutte intérieure entre la nature que nous devons au premier Adam et la nouvelle nature que nous devons au dernier Adam. Nous attendons toujours la rédemption de nos corps au jour de la résurrection (Rm 8.23 ; 1 Co 15.44-50), et la perfection reste un but vers lequel nous tendons (Ph 3.10-14). La tension entre le « déjà » et le « pas encore » est une réalité existentielle de la vie chrétienne.

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C’est également pour cette raison que le chrétien connaît la souffrance. Dans le temps présent, les chrétiens ont part aux souffrances du Christ, de sorte que dans l’âge à venir, ils puissent avoir part à sa gloire (Ac 14.22 ; Rm 8.17 ; 2 Co 4.17 ; 2 Th 1.4s ; Hé 12.2 ; 1 P 4.13 ; 5.10 ; Ap 2.10), c.-à-d. que la « gloire » fait partie du « pas encore » de l’existence chrétienne. Cela s’explique à la fois par le fait que nous sommes encore dans un corps mortel, et parce que l’Église se trouve toujours dans un monde dominé par Satan. Sa mission est donc inséparable de la persécution, comme l’a été celle du Christ (Jn 15.18-20).

– Richard Bauckham, « Eschatologie » dans le Grand Dictionnaire de la Bible (Excelsis, 2004), p. 534-535 (l’article couvre les p. 532-540). Cité par Dominique Angers

Nous trouvons le peuple d’Israël dans une situation similaire à la nôtre. Il est entre deux évènements : la délivrance d’Egypte et l’arrivée en terre promise. C’est une belle illustration de notre propre chemin, entre la croix et la gloire…

Nombres 21.4-9 :

4 Ils partirent du mont Hor par le chemin de la mer des Roseaux pour contourner le pays d’Edom. Le peuple s’impatienta en route 5 et parla contre Dieu et contre Moïse: «Pourquoi nous avez-vous fait quitter l’Egypte, si c’est pour que nous mourions dans le désert? En effet, il n’y a ni pain, ni eau, et nous sommes dégoûtés de cette misérable nourriture.» 6 Alors l’Eternel envoya des serpents venimeux contre le peuple. Ils mordirent le peuple et beaucoup d’Israélites moururent. 7 Le peuple vint trouver Moïse et dit: «Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Eternel et contre toi. Prie l’Eternel afin qu’il éloigne ces serpents de nous.» Moïse pria pour le peuple, 8 et l’Eternel lui dit: «Fais-toi un serpent venimeux et place-le sur une perche. Toute personne mordue qui le regardera aura la vie sauve.» 9 Moïse fit un serpent en bronze et le plaça sur une perche. Toute personne qui avait été mordue par un serpent et regardait le serpent en bronze avait la vie sauve.

Cette histoire nous révèle combien nous devons maintenir nos yeux fixés sur Jésus pour faire face aux frustrations de la vie chrétienne alors que nous attendons la délivrance ultime et complète.

Le gémissement du peuple (Nb 21.4-5)

« 4 Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer des Joncs, pour contourner le pays d’Édom. 5 Le peuple s’impatienta en route, parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez–vous fait monter hors d’Égypte, pour que nous mourions dans le désert ? car il n’y a point de pain et il n’y a point d’eau, et nous sommes dégoûtés de ce pain méprisable. »

La plupart des évènements du livre ont lieu « dans le désert » (un mot utilisé 48 fois dans Nombres). Il désigne cette terre stérile, où la végétation est rare en raison du peu de précipitations.

Le livre des Nombres concentre son attention sur les événements qui ont lieu la deuxième et la quarantième année après l’exode.

  • Tous les événements des chapitres 1 à 14 ont lieu en 1444 av. J.-C., un an après l’exode.
  • Tout ce qui suit le chapitre 20.1 a lieu autour de 1406/1405 av. J.-C., la 40e année après l’exode.
  • Les lois et les événements trouvés entre les chapitres 15:1 et 19:22 ne sont pas datés, mais correspondent probablement à la période allant de 1443 à 1407 av. J.-C.

Le manque relatif d’informations sur cette période d’environ 37 années (comparées à celles des autres années du voyage d’Égypte vers le pays de Canaan), révèle la stérilité de ces années, conséquence directe de la rébellion d’Israël contre le Seigneur.

L’intransigeance d’Edom, leur interdisant le passage, avait prolongé leur marche. Cela semblait un fardeau très lourd : la perspective de la victoire leur rappelait qu’ils mangeraient bientôt de « vrais » aliments, mais le détour éloignait d’eux l’odeur des fours et des BBQ.

Les Israélites se mettent à se plaindre de la manne, mais d’une manière aggravée par rapport aux plaintes de leurs ancêtres. Ils ne se plaignent pas seulement de la monotonie de cet aliment. Ils le qualifient de « misérable », de « léger » ou « maudit » —le Ps 78.23 parle pourtant du « blé du ciel ».

Notez la progression dans les cœurs :

  • L’impatience : la volonté de jouir des promesses avant l’heure.
  • Le mépris de la délivrance de Dieu : pourquoi sortir d’Egypte ? On était esclave, mais on était mieux !
  • La non-reconnaissance des soins de Dieu : pas de pain et pas d’eau ? personne ne survit sans cela !
  • Jugement sur ce que Dieu donne : ce pain est misérable.

Nous accorderions facilement des circonstances atténuantes à leur péché…  

  • 1 année dans le désert, ce serait difficile.
  • 5 ans, à la limite du supportable.
  • Alors que dire de 10, 15, 20, 25, 30 ou même 35 ans !!!

Devoir accomplir les mêmes gestes, chaque jour. A chaque voyage, s’occuper de porter les mêmes poteaux de l’arche. Prendre chaque matin de la manne. Remplir les réservoirs d’eau… On comprend un peu leur état d’âme, n’est-ce pas ?

Et en même temps… c’est une attitude injurieuse vis-à-vis du Dieu qui prenait soin d’eux. Il y a une ligne de démarcation claire entre la complainte (un genre qui constitue les 2/3 des Psaumes) et le gémissement. La différence se mesure à un geste : un poing levé contre Dieu – alors que la complainte cherche le secours de Dieu tout en étant réaliste sur les conditions difficiles que l’on traverse…

Finalement, quelle est l’attitude du peuple ici ? En quoi peut-elle être similaire à la nôtre ? 

Le jugement de Dieu (Nb 21.6)

« 6 Alors l’Éternel envoya contre le peuple les serpents brûlants ; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël. »

Le cycle de péché / jugement est fréquent dans le livre des Nombres.

Finalement, ces hommes rejetant ce qui vient du ciel reçoivent ce qui vient du désert. Ici, le jugement se manifeste par des serpents, animal impur par excellence. Ils sont brûlants en ce qu’ils causent des brûlures, c’est-à-dire que leur venin est douloureux.

C’est incroyable la diversité des venins. Un site web nous donne la liste des effets possibles :

Agitation, angoisse, malaise général, douleurs musculaires diffuses.

Signes digestifs

-nausées, vomissements,

– douleurs abdominales,

– diarrhée profuse.

Effets hémodynamiques

hypotension artérielle,

collapsus et choc hypovolémique.

Insuffisance rénale oligo-anurique

(liée à l’hypovolémie)

– fonctionnelle (réversible), puis organique (irréversible).

Effets hématotoxiques (maximum au deuxième jour)

hémolyse aiguë intravasculaire,

syndrome hémorragique externe ou interne,

gingivorragies, hémoptysies, ecchymoses…

Effets neurotoxiques

L’atteinte des muscles du carrefour glosso-pharyngo-laryngé et des muscles respiratoires se manifestera par :

– une gêne ou une paralysie respiratoire,

– une dyspnée laryngée haute ou basse.

La mort consécutive à toutes ces atteintes peut être rapide (quelques minutes, en particulier dans les morsures du cou et de la tête) ou plus longue (quelques heures) dans les douleurs et l’angoisse.

Ces serpents étaient suffisamment venimeux pour engendrer la mort de nombreuses personnes en Israël.

Le jugement était-il trop dur ? Quel est le problème fondamental de nos insatisfactions ? Comment les lier à notre situation de sauvés ?

Le NT rapporte que c’était une attaque personnelle à l’encontre de la personne même du Christ. 1 Cor 10.1-5 :

1 Frères, je ne veux pas que vous l’ignoriez ; nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer, 2  ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, 3  ils ont tous mangé le même aliment spirituel, 4  et ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Christ. 5  Mais la plupart d’entre eux ne furent pas agréables à Dieu, puisqu’ils tombèrent morts dans le désert.

Et le manque de confiance dans les voies de Dieu peut devenir une habitude destructrice, qui sape le moral des autres, et la confiance en Dieu.

La confession du peuple (Nomb 21.7)

7 Le peuple se rendit auprès de Moïse et dit : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi. Prie l’Éternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple.

Le peuple change d’attitude et réalise que le problème vient de son attitude. « Nous avons parlé contre l’Eternel, et contre toi ». C’est cela la confession, voir les choses comme Dieu les voit.

Ils reconnaissent que c’était une mutinerie :

  • Contre le plan de Dieu;
  • Contre le serviteur de Dieu.

Ils invitent Moïse à prier pour le pardon de l’Éternel.

C’est touchant que Moïse prie pour le peuple. Il a été poussé à bout par le peuple et a péché. Il vient d’être condamné à ne pas voir la terre promise, terre vers laquelle il conduit le peuple. Et voilà qu’il intercède encore. Cela montre son désintéressement.

La grâce de Dieu (Nomb 21.8-9)

« 8 L’Éternel dit à Moïse : Fais–toi un (serpent) brûlant et place–le sur une perche ; quiconque aura été mordu et le contemplera, conservera la vie. 9 Moïse fit un serpent de bronze, et le plaça sur la perche ; et si quelqu’un avait été mordu par un serpent et regardait le serpent de bronze, il conservait la vie. »

La réponse du Seigneur est curieuse, mais pédagogiquement importante pour le NT. Faire réaliser un serpent de bronze… Cela a dû prendre du temps… Quelques remarques :

  • Moïse a dû être surpris d’avoir à réaliser une image alors que les 10 commandements l’interdisaient !
  • Moïse agit avec détermination, réflexion, alors que plusieurs meurent autour de lui.
  • Dans de nombreuses cultures, les serpents sont craints et peu aimés. Moïse devait faire quelque chose qui lui était répugnant —  moins que la culture égyptienne, qui honorait ces animaux, ait atténué cette répulsion
  • De plus, les serpents sont, dans la Bible, associés au Malin en personne.

Il y a donc beaucoup de tabous et de difficultés que Moïse a dû dépasser pour obéir à cette demande.

De plus, quelle curieuse façon, puérile et décalée, de répondre à la souffrance de ceux qui avaient été mordus… Souffrir… et regarder l’image d’un serpent de bronze ?

  • La réaction des sceptiques… Je suppose que plusieurs ont méprisé cette invitation en se disant que c’était idiot de regarder un serpent pour être guéri de sa morsure…
  • La réaction des désespérés… Je suppose que d’autres ont méprisé cette invitation par apitoiement sur eux-mêmes en pensant que leurs peines étaient méritées.

Finalement, c’est certainement l’une des plus belles histoires de foi. Regarder au serpent, c’est regarder à celui qui incarne le mal. N’est-ce pas précisément ce que Jésus a fait à la croix ? Il est devenu péché pour nous (2 Co 5.21), il est devenu malédiction pour nous (Gal 3.13-14). Et il nous « suffit » de regarder à lui pour être délivré de tout jugement. C’est cela, la foi qui sauve.

Des siècles plus tard, l’Évangile de Jean reprend cet événement pour en révéler la portée pédagogique :

14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut, de même, que le Fils de l’homme soit élevé, 15 afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. 16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3.14–16)

Conclusion / Applications

  1. Le cycle : « rédemption – difficultés – restauration » est une image de la vie chrétienne

Nous sommes entre deux mondes. Notre vie n’est pas exempte de frustrations et de difficultés. Le jour d’une délivrance complète arrive. En attendant, il faut s’attendre à ces déserts.

2. Les difficultés, les manques, les frustrations, sont l’occasion de puiser en Christ lui-même les ressources pour vivre / survivre.

Voici comment le Seigneur lui-même, souverain sur nos épreuves, veut tester notre foi par ces difficultés :

1 Vous observerez pour les mettre en pratique tous les commandements que je vous donne aujourd’hui, afin que vous viviez, que vous multipliiez et que vous entriez en possession du pays que l’Éternel a juré (de donner) à vos pères. 2 Tu te souviendras de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour reconnaître ce qu’il y avait dans ton cœur et si tu observerais ses commandements, oui ou non. 3 Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim et il t’a nourri de la manne que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel. 4 Ton vêtement ne s’est pas usé sur toi, et ton pied ne s’est pas enflé pendant ces quarante années. 5 Reconnais en ton cœur que l’Éternel, ton Dieu, t’éduque comme un homme éduque son fils. 6 Tu observeras les commandements de l’Éternel, ton Dieu, pour marcher dans ses voies et pour le craindre. 7 Car l’Éternel, ton Dieu, va te faire entrer dans un bon pays, pays de cours d’eau, de sources et de nappes souterraines qui jaillissent dans les vallées et dans les montagnes ; 8 pays de froment, d’orge, de vignes, de figuiers et de grenadiers ; pays d’oliviers et de miel ; 9 pays où tu mangeras du pain sans avoir à te rationner, où tu ne manqueras de rien ; pays dont les pierres sont du fer, et des montagnes duquel tu extrairas le bronze (Deutéronome 8.1–9)

Le manque de reconnaissance du peuple est jugé extrêmement sérieux, au point d’inviter un jugement de Dieu des plus sévères. Parce que cette période avait un objectif pédagogique :

Exode 16.4 : L’Éternel dit à Moïse : Je vais faire pleuvoir pour vous du pain, du haut du ciel. Le peuple sortira et en recueillera, jour par jour, la quantité nécessaire, ainsi je le mettrai à l’épreuve et verrai s’il marche, ou non, selon ma loi.

3. Le contentement n’est pas une vertu minime

Voilà une petite application de ce message. Apprendre à être reconnaissant – plutôt que de se plaindre. Voilà un défi simple : passer une journée sans se plaindre ! Une journée de reconnaissance. Pour certains, ce sera facile (certains luttent plus avec l’anxiété, ou la convoitise, ou l’orgueil…) Mais l’idée, c’est d’être conscient de cette dimension de la vie. C’est important pour Dieu :

  • Col 3.15  Que la paix du Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. Soyez reconnaissants.
  • 1 Thess 5.18  En toute circonstance, rendez grâces ; car telle est à votre égard la volonté de Dieu en Christ–Jésus.

4. Regarder à Christ est le seul moyen de salut.

C’est l’application majeure, principale de ce texte. Autant pour être sauvé que pour marcher avec Christ, nos regards doivent s’orienter sur Jésus : il est le seul médiateur (Jn 14.6), le seul susceptible de réparer nos blessures :

Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Ac 4.12.

Et comme nous avons reçu le Seigneur, nous devons marcher en lui (Col 2.6). L’auteur de l’épître aux Hébreux nous oriente dans cette démarche :

1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, 2 les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix, méprisé la honte, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire. Florent est aussi conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

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