Marie est-elle la femme d’Apocalypse 12? (Épisode 198)

L'interprétation des visions de l'Apocalypse n'est pas facile. C'est un livre qui peut être pour le moins troublant pour un lecteur non initité! Florent Varak nous explique simplement le sens de cette vision en Apocalypse 12, avec la bonne nouvelle qu'elle porte.

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1 PASTEUR VOUS REPOND

EPISODE 198 : Marie est-elle la femme de Apocalypse 12 ?

La question pour ce podcast est la suivante :

« Bonjour Pasteur.
Je m’appelle « (non divulgué) », je suis de la République du Congo à Lubumbashi, je suis né dans une famille catholique et j’ai été éduqué dans des écoles catholique, très jeune déjà je nourrissais le rêve de devenir Prêtre, mais Dieu merci ce n’était pas dans le plan de Dieu pour moi, aujourd’hui je suis marié et père d’une fille de 3 mois. (Félicitations)

Je viens auprès de vous avec la question suivante : « est-ce que la femme dont on parle dans Apocalypse 12 est Marie la mère de Jésus ? »
Bien qu’étant encore catholique en attente de la direction de Dieu pour une nouvelle église locale, je signale que je n’adresse plus de prières à Marie depuis 3 ans.
Très bonne journée à vous et que le Seigneur Jésus-Christ vous bénisse ! »

Alors écoute, merci beaucoup pour ta question, elle est super intéressante. Question d’exégèse et dont on a besoin, surtout que ça va être la saison de Noël très prochainement, et donc c’est une belle occasion de pouvoir nous intéresser à cela.

Alors tout d’abord je voudrais m’excuser pour les conditions d’enregistrement de ce podcast. Je suis à N’djamena, la capitale du Tchad et donc comme tu l’entends autour et bien y a des bruits de la ville, une ville qui se réveille avec des gens qui partent au travail et aussi des coqs qui continuent à faire du bruit.

En tout cas, ta question est une question d’exégèse et qui nous permet de voir une des règles importantes de l’interprétation de la Bible et qui correspond au principe d’analogie de l’Écriture. Ce principe nous pousse à voir comment un même thème est développé dans l’ensemble de la Bible, en sorte qu’un texte, qui parfois peut paraître obscur, est éclairé par d’autres textes qui utilisent les mêmes codes ou les mêmes mots ou les mêmes concepts et qu’ainsi, on arrive à se faire une idée de l’enseignement d’un passage de l’Ecriture.

En fait, ce principe d’analogie de l’Ecriture se fonde sur l’idée que, un seul Dieu, notre Dieu s’est révélé progressivement au cours des 16 siècles de rédaction, qui ont permis la création de la Bible. Tu sais que la Bible c’est un livre composite de 66 ouvrages et le fait qu’il y ait une quarantaine d’auteurs différents qui ont écrit pendant près de 16 siècles une seule histoire, une histoire cohérente dans lequel se trouve des ponts littéraires, historiques remarquables, nous permet déjà d’être admiratifs vis à vis de la Bible, c’est un livre qui est unique parmi les livres sacrés de l’humanité et puis c’est un livre inspiré, donc en qui on peut avoir confiance et on peut regarder ici et là comment les thèmes se succèdent et s’éclairent.

Alors du coup, avec ce principe, ce texte d’Apocalypse 12 n’est pas si difficile à saisir, alors on va le lire, Apocalypse chapitre 12 versets 1 à 5.

« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune sous les pieds, et une couronne de douze étoiles sur la tête. Elle était enceinte et elle criait dans le travail et les douleurs de l’enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : et voici, un grand dragon rouge feu qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel et les jetait sur la terre. Le dragon se tint debout devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, dès qu’elle l’aurait enfanté. Elle enfanta un fils, un mâle qui doit faire paître toutes les nations avec un sceptre de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. »

Voilà le texte biblique. Quelques remarques. Alors on a quelques personnages qui sont évoqués : premièrement, une femme qui accouche, un dragon qui menace c’est le deuxième personnage et un fils qui règnera.

Alors si on regarde maintenant la femme qui accouche et qui est l’objet de ta question et qui nous intéresse plus particulièrement, je relis les versets 1 et 2 :

« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme revêtue du soleil, la lune sous les pieds, et une couronne de douze étoiles sur la tête. Elle était enceinte et elle criait dans le travail et les douleurs de l’enfantement. »

Alors, « Grand signe » un mot qui est utilisé plusieurs fois et qui est répété quatre fois ici dans ce chapitre, pour montrer qu’il y a des choses exceptionnelles, extraordinaires qui ont lieu. Et cette femme comment elle est représentée ? Et bien elle a, le soleil, la lune autour et 12 étoiles sur la tête.

Alors, est ce que c’est Marie ?

C’est la représentation traditionnelle de Marie dans l’Église Catholique. Et quand je voyage en Europe et que je visite des cathédrales, il est très fréquent de trouver une statue de Marie avec douze étoiles qui l’entourent, et donc ça fait vraiment partie de l’interprétation traditionnelle de l’église catholique de ce texte.

Les raisons qui conduisent à cette interprétation sont assez facile à comprendre, parce que la femme enfante un fils, et ce fils, c’est manifeste dans le reste de l’histoire que c’est Jésus-Christ. Donc si cette femme enfante un fils, Jésus-Christ, c’est donc que cette femme c’est bien Marie.

Alors, ça ne peut pas être Marie en fait, et je vais t’expliquer pourquoi.

– D’abord le verset 6 ne correspond en rien avec l’histoire de Marie parce que le verset 6 que nous n’avons pas lu dit : « Et la femme s’enfuit au désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin d’y être nourrie pendant 1 260 jours. » Y a aucun événement dans la vie de Marie qui puisse s’associer à cela.

– Deuxièmement, la gloire mariale enseignée et projetée par l’architecture catholique est très éloignée de ce que la Bible enseigne sur le culte où Jésus est mis en avant. D’ailleurs 1 Timothée 2 nous rappelle (mais ça c’est un autre question, mais on l’a déjà abordé dans d’autres podcasts par rapport à la prière aux morts et la prière à Marie qui en fait partie): « Il y a qu’un seul intermédiaire entre Dieu et les hommes, c’est Jésus-Christ, homme, Fils de Dieu incarné. »

– Et puis la présence de la lune et du soleil est incompréhensible s’il s’agit de Marie, alors que c’est un signe au sein du texte qui nous permet de comprendre et d’identifier précisément qui est cette femme.

Alors pour la petite histoire, il faut bien réaliser que le drapeau européen s’inspire de Apocalypse chapitre 12. Tu sais, c’est douze étoiles jaunes sur un fond bleu. Et c’est celui qui a remporté le concours du drapeau européen dit s’être inspiré de cette imagerie. Donc tu vois qu’elle a enfanté bien des considérations, celle de Marie, celle de l’Europe.

Alors qui est cette femme ?

– Et bien, l’Apocalypse puise ses représentations dans l’Ancien Testament. Donc il faut bien comprendre l’Ancien Testament pour pouvoir espérer comprendre des bribes d’Apocalypse, un livre notoirement difficile. Où est-ce que l’on trouve une femme ? Où est-ce qu’on trouve plutôt un soleil, une lune et douze étoiles ? Et bien en fait, on le trouve très précisément en Genèse chapitre 37 et tu verras, ça va devenir limpide. Je te lis à partir du verset 5 :

« Joseph fit un rêve et le rapporta à ses frères, qui le haïrent encore davantage. Il leur dit : Écoutez donc ce rêve que j’ai fait !Nous nous trouvions au milieu des champs à lier des gerbes ; et voilà que ma gerbe se dressa et se tint debout, et que vos gerbes l’entourèrent et se prosternèrent devant elle. Ses frères lui dirent : Est-ce que tu prétends régner sur nous ? A moins que tu ne prétendes être notre maître ? Et ils le haïrent encore davantage, à cause de ses rêves et à cause de ses paroles. Il fit encore un autre rêve qu’il raconta à ses frères. Il dit : Voilà que j’ai fait encore un rêve ! Le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi. Il le raconta à son père et à ses frères. Son père le gronda et lui dit : Que signifie ce rêve que tu as fait ? Prétends-tu que nous viendrons, ta mère, tes frères et moi, nous prosterner en terre devant toi ? Ses frères éprouvèrent de la jalousie à son égard, mais son père garda (le souvenir de) cet incident. »

J’espère que tu as vu le lien, n’est ce pas ? C’est difficile de louper l’interprétation de ce soleil, de cette lune et de ces étoiles, il s’agit des parents de Joseph, le soleil et la lune et des onze frères de Joseph, les douze fils de Jacob qui donneront les douze tribus d’Israël. Cette femme qui accouche, c’est Israël, la nation qui enfante le Messie, c’est le peuple juif qui donne naissance à l’espérance des nations, conformément aux prophéties nombreuses qui annoncent par anticipation la venue du Messie. Et d’ailleurs on parlera un peu de ça à la fin de ce podcast, c’est pas le point central, mais c’est époustouflant la manière dont Dieu a révélé par avance comment le Messie viendrait. Il y a plus de 60 prophéties explicites, et il y a 300 allusions dans l’Ancien Testament, mais il y en a 60 qui sont explicites et immanquables et qui concerne la venue d’un Messie qui viendrait et qui s’accomplit parfaitement en Jésus-Christ.

Et là nous avons donc cette information très précise qu’emprunte l’auteur de l’Apocalypse, Jean pour dire, voilà une femme qui a lune, soleil et douze étoiles enfante un messie, mais c’est le peuple d’Israël, c’est les douze tribus d’Israël. Ça ne peut pas être Marie.

Regardons un peu plus l’histoire comment elle se développe.

Deuxième personnage d’Apocalypse 12, y a un dragon qui menace.

« Un autre signe (nous dit le verset 3) apparut dans le ciel : et voici, un grand dragon rouge feu qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel et les jetait sur la terre. Le dragon se tint debout devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, dès qu’elle l’aurait enfanté. »

Voilà ce qui aurait pu être une excellente nouvelle, est ternie par un combat gigantesque. L’excellente nouvelle c’est le messie qui naît, la mauvaise nouvelle c’est que le dragon tente de l’oblitérer. Le grand dragon, c’est un animal mythologique qui indique une capacité de destruction, un animal formidable car capable de carboniser ses ennemis et voilà qu’il apparaît avec des cornes, symbole de puissance, avec des couronnes, symbole de règne, et probablement qu’il faut comprendre c’est, -alors il y a différentes manières de comprendre l’Apocalypse, ça pourrait être une bonne question de podcast, savoir quelles sont les différentes écoles de lecture et d’interprétation de l’Apocalypse-, mais probablement, ça symbolise l’ensemble des empires qui ont été en contact avec Israël, avec ces sept cornes et peut-être une coalition de nations qui nous rappelle ce que le Psaume 2 nous dit c’est que toutes les nations se sont liées contre le Messie ou contre son oint.

Alors, qu’est ce qui se passe ? Comment comprendre ce flashback en quelque sorte que nous livre Apocalypse chapitre 12 ?

C’est très simple ! Qu’est ce qu’il s’est passé dès la naissance de Jésus ? Dès que Israël a enfanté son Messie ? Et ben, l’autre prophétie que j’ai cité le Psaume 2 s’est mise en marche, toutes les nations se sont mises à s’opposer à Lui. Hérode a cherché à tuer tous les enfants de moins de deux ans, enfin à chercher, à tuer tous les enfants de moins de deux ans, et en cela à chercher à tuer le messie promis. Et tout au long de la vie de Jésus on voit une opposition qui le cherche à le faire mourir avant l’heure, avant qu’il ne vienne donner sa vie en expiation pour nos péchés.

Et donc Matthieu 2 : 16 à 18 nous rapporte que :

« Quand Hérode se vit joué par les mages, sa fureur fut extrême, il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléem et dans son territoire. »

Et ce n’est que par un rêve qui permet à Joseph et Marie de fuir avec Jésus dans les bras, que Jésus doit sa vie, en quelque sorte conduit bien entendu par la souveraine protection du Seigneur.

Et troisième personnage que nous voyons dans ce texte c’est un Fils qui règne, au verset 5 : « Elle enfanta un fils, un mâle qui doit faire paître toutes les nations avec un sceptre de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. »

Difficile de louper ici que c’est le Messie promis, c’est aussi le Messie régnant, ce que l’on voyait pas très bien dans l’Ancien Testament, c’est que y a une phase du Messie souffrant, Esaïe chapitre 53, le Psaume 22 nous montre cette phase du Messie souffrant. Et puis il y a d’autres aspects du Messie régnant, Esaïe chapitre 11 par exemple qui montre un Christ, un Messie exalté qui va dominer sur les nations. Alors selon ta perspective eschatologique, c’est à dire ton regard théologique sur la fin des temps soit ça a lieu dans l’éternité, soit ça a lieu plus précisément pendant le temps de règne terrestre de mille ans sur terre.

Toujours est-il que cet enfant, il règne ! Et il régnera et son règne s’imposera de façon absolue au jour de son retour quelque soit le schéma théologique auquel tu adhères.

Ce fils, qui règne, il est bouleversant d’humilité, il vient se révéler à des bergers, ceux qui était les rebuts de la société à l’époque, des gens impurs qu’on n’aimait pas trop fréquenter parce qu’ils sentaient mauvais, parce qu’ils avaient peu de contacts avec la civilisation. Ce Dieu est humble et il vient toucher les humbles pour qu’ils puissent venir à lui avec la foi dans ce qu’il pourvoit, c’est à dire un moyen d’être réconciliés avec Dieu.

Voilà, l’Evangile est une excellente nouvelle, c’est une bonne nouvelle ! La bonne nouvelle c’est que Dieu est venu sur terre, il est né d’une femme, il est né d’un peuple, d’une promesse, une promesse qui date de Genèse 3 : 15, dès que l’homme et la femme sont tombés en quittant le cadre que Dieu leur avait donné. Dieu avait promis que de la femme naîtrait une descendance qui écraserait le malin, le serpent dont il est question par les traits du dragon. Et bien cette promesse se met en marche progressivement, Dieu fait la promesse que ce sera un fils d’Abraham, que ce sera un fils de David, et voilà qu’il naît, mais que le diable cherche à le tuer pour éviter le secours qu’il vient offrir à son peuple et à tous ceux qui placeraient leur confiance en lui. C’est une guerre sanglante en quelque sorte, une guerre ultime, cosmique qui a lieu. Et qui conduit à ce que ce fils soit crucifié, pas simplement par les mains des juifs, mais aussi par les mains des romains, et en fait ce sont toutes les nations véritablement qui se sont opposés au Messie pour éviter qu’il ne, par rejet, qu’il vienne régner sur nous, ça c’est la dimension humaine, on ne veut pas que Dieu règne sur nous.

Mais voilà, en le crucifiant, les hommes ont pensé qu’ils réalisaient leurs propres desseins, mais Dieu avait justement comme dessein la crucifixion comme moyen de réconciliation. Il a porté nos péchés à la croix et nous permet d’être réconciliés avec Lui, il est mort et ressuscité, il est monté devant le trône. Si cette question te trouble, tu peux regarder il y a plusieurs podcasts sur la question de la divinité de Jésus, sur la question de la trinité et tu pourras voir combien cette une notion qui est importante dans la Bible.

Il accomplit l’expiation, le Fils donc est exalté, et revient et retrouve la gloire qui était sienne, nous dit Philippiens chapitre 2. Et la suite du texte nous montre que la guerre prendra fin un jour, et ça c’est la bonne nouvelle qui nous attend, c’est que un jour, Christ reviendra, quand on prie le Notre Père que ton règne vienne, nous pensons à ce moment où Jésus va établir son règne parmi les humains, juger ceux qui se sont opposés à Lui, et puis conduire dans le lieu qu’il prépare depuis maintenant près de deux mille ans à ceux et celles qui ont placé leur confiance en Lui.

Alors pour revenir à ta question, j’espère que c’est clair maintenant que Marie n’est pas la femme aux douze étoiles, ce n’est pas elle qui est décrite ou annoncée ou visée dans le texte d’Apocalypse 12. C’est plutôt Israël le peuple qui enfante le Messie et que Marie est un instrument exceptionnel, inhabituel, remarquable dans le plan de salut de Dieu. Mais elle n’est pas au centre de ce salut comme une sorte de déesse ou comme une sorte de co-rédemptrice, comme je sais qu’un certain nombre de personnes voudraient la voir, et même Jésus a dû tempérer l’enthousiasme des gens qui cherchaient à exalter sa mère. Et je te lis par exemple ce que Luc nous rapporte, Luc en Luc 11.27–28 :

« Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : Heureux le sein qui t’a porté et les mamelles qui t’ont allaité ! »

Voilà une mère, une mère juive qui dit : « alala, cette femme, elle a un fils exceptionnel ! Comme toutes mamans souhaiteraient pour son enfant. » Mais Jésus est très explicite

« Mais il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! »

Le focus, l’attention, l’orientation est dévié de la personne de Marie. Marie c’est un instrument, c’est une servante de l’Eternel, c’est d’ailleurs comme ça qu’elle se présente dans le magnificat et elle confesse que Dieu est son sauveur, et donc elle est aussi pécheresse comme nous. Et elle n’est pas le centre de la vie spirituelle et elle l’est encore moins le dépositaire de la grâce qu’elle donnerait. Elle est au bénéfice de la grâce de Dieu. Une grâce exceptionnelle.

Pourquoi c’est important ?

Bien, c’est important parce qu’on est sauvé par la foi seule, en Jésus-Christ, seul. C’est à dire qu’on est sauvé en comprenant que celui qui vient nous libérer de nos péchés, ce n’est pas une religion, ce n’est pas un être humain, des rituels ou une église ou un prêtre ou je ne sais quoi. C’est Jésus qui vient réparer nos coeurs brisés par le pardon de nos péchés en mourant sur la croix pour nos péchés. Et donc, ce que Dieu attend de nous, c’est que nous exprimions notre foi et notre confiance en lui seul. Le problème de considérer Marie comme cette femme de l’Apocalypse 12 ou bien de considérer Marie comme celle qui nous donne une grâce quelconque, c’est que notre attention et notre foi est au mieux divisée entre Jésus et Marie ou au pire, déplacée ; nous avons confiance dans la fausse personne susceptible de nous apporter son réconfort et son secours. Dieu seul est capable de nous sauver, Dieu seul est capable de nous réparer en Jésus-Christ. Il n’y a sur la terre aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvé, si ce n’est Jésus, c’est ce que le livre de la Bible nous rapporte.

Et donc, c’est là le problème de considérer ou d’exalter Marie c’est que soudainement, on a confiance en un être créé par Dieu et non pas en Dieu lui-même, et que petit à petit, notre confiance elle est double et en cela elle est entrain de dire à Jésus, ta mort sur la croix n’est pas suffisante pour moi, j’ai besoin de quelque chose de plus pour être réconcilié avec Dieu.

C’est pourquoi ta question elle est importante. Et c’est aussi important, quand Dieu a pris le temps de se révéler à nous en nous laissant la Bible, c’est important de la comprendre correctement afin de pouvoir vivre le type de vie chrétienne que Dieu voudrait que nous ayons.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire de la Bible. Florent est aussi conférencier, et professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève. Il est le directeur international du développement des Églises au sein de la mission Encompass liée aux églises Charis France. Il est marié avec Lori et ont trois enfants adultes et mariés ainsi que quatre petits-enfants.

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