Marie est-elle l’immaculée conception? (Épisode 121)

Dans l'épisode 121, Florent Varak répond à une question concernant l'immaculée conception, dogme catholique qui soutient que Marie n'a pas subit les conséquences du péché d'Adam, et n'a pas péché sur terre. Est-ce un dogme biblique? Florent répond un non catégorique, Bible en main.

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La question qui nous préoccupe pour ce podcast est la suivante : Marie est-elle l’immaculée conception ?

Pourquoi cette doctrine ? Marie a-t-elle déjà pêché ? Marc 3.20-35, lien au verset 21 et 31. Merci beaucoup pour votre réponse.

La réponse simple à ta question est un non catégorique au regard de la Bible : Marie n’est pas l’immaculée conception.

Je te remercie pour ta question, parce qu’elle nous permet de considérer un des sujets importants qui nous séparent avec nos amis, parfois nos frères, catholiques. Ce n’est pas une réponse que je veux adresser de façon personnelle aux gens, mais que je veux inscrire dans ce que la Bible dit de la question.

Elle est fondamentale comme question, et elle est à la source de bien de confusions qui me semblent assez graves, suffisamment pour qu’on en parle lors de ce podcast.

Premièrement, quelle est la définition de ce que l’on appelle l’immaculée conception ?

C’est un dogme qui a été proclamé en 1854 par le pape Pie IX et qui reprend certaines des croyances, certaines des traditions, mais je crois aussi certaines des superstitions, qui ont émaillé l’histoire de l’Eglise pendant plusieurs siècles.

Qu’est-ce que dit cette doctrine ? Premièrement, que Marie est née sans la souillure du péché originel d’Adam et Eve, et deuxièmement, que Marie n’a jamais connu de souillure, c’est-à-dire qu’elle n’a jamais péché. Plus tard, le dogme de l’assomption a été proclamé comme une conséquence des deux précédentes ou des deux précédents dogmes que j’ai évoqués, à savoir que Marie aurait été préservée de la corruption de la mort, bien sûr puisqu’elle était pure, elle était sans péché, et qu’elle serait montée au ciel un 15 août et c’est pour ça que l’on célèbre dans les pays catholiques l’assomption de Marie le 15 août. Voilà la définition.

Maintenant, quelle est la justification catholique ?

Ce n’est pas moi qui ai inventé ces perspectives. Voici deux extraits du nouveau catéchisme catholique, qui est d’ailleurs cité par un excellent dossier que tu trouveras sur le site de unpoissondansle.net.

Et il y a sur ce site, dans l’onglet « Approfondir ses connaissances » , toute une série d’articles et de dossiers dont un sur la foi catholique.

Et donc je cite ce qui est repris du catéchisme, l’article 966 page 254 (tu vois, tu peux faire tes recherches et vérifier que je ne dis pas n’importe quoi) : « Enfin la Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevé corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers. » Article 493 page 132 : « Par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie. »

Je te lis par ailleurs ce que je trouve sur le site de croire.com, a priori c’est un site catholique, et je reprends les paroles du prêtre Jacques Nieuviarts.

La question qui lui est posée, là on parle de la virginité de Marie : « Mais Marie sans péché ne figure pas dans l’évangile ? » Le prêtre répond : « Non pas vraiment, mais il faut se souvenir que dans la foi chrétienne, tout ce que l’on dit de Marie provient de ce que l’on a découvert de Jésus. La foi des premiers siècles, en se déployant, a dû trouver ses mots et se définir en s’affrontant à une pensée souvent contraire, à des courants de division, à des hérésies. Ce sont les conciles des premiers siècles qui sont parvenus à dire avec clarté que Jésus était vrai Dieu et vrai homme. Dès lors, s’il est vrai Dieu et vrai homme, Marie est mère de Dieu et Marie étant mère de Dieu n’a pas pu connaître le péché, d’où cette affirmation : Marie est conçue sans péché. » L’interview continue : « Mais ce qu’on appelle le péché, cette séparation d’avec Dieu, elle ne l’a pas connu du tout ? » Et le prêtre répond : « C’est inconcevable. Elle en a été préservée entièrement, c’est la foi de l’Eglise. Corrélativement, on affirme aussi l’assomption de Marie qui dit qu’elle n’a pas connu non plus la dégradation de la mort.

Les deux dogmes de l’immaculée conception et de l’assomption datent respectivement de 1854 et de 1950 et sont liés. » Et donc, je remarque que ce sont des traditions partagées par ces leaders de l’Eglise au fil des siècles(c’est ce que remarque cette personne) qui, amplifiées au fil du temps, ont donné naissance assez tardivement, on parle de 1854 et 1950, c’est quand même relativement récent dans l’histoire de l’Eglise, pour parvenir à cette formulation de la doctrine au sujet de Marie.

Passons maintenant à l’évaluation de cette doctrine, celle que je peux faire en tant que chrétien protestant évangélique, attaché à l’Ecriture. Cette idée de l’immaculée conception ne vient absolument pas et certainement pas de l’Ecriture, et justement j’aimerais qu’on regarde quelques perspectives à ce sujet.

Premièrement, la notion que Marie serait « pleine de grâce » . C’est le premier argument que le site catholique.com souligne : c’est qu’en Luc 1.28 lorsque l’ange apparaît à Marie pour lui annoncer qu’elle sera enceinte de la personne de Christ par la puissance du Saint-Esprit, l’ange lui dirait qu’elle est « pleine de grâce » et pleine de grâce c’est-à-dire susceptible d’en donner, détentrice d’une identité humaine différente des autres, elle est particulière donc par rapport aux autres.

Je te cite certaines traductions :

– la Bible dite de Jérusalem dit : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. »

– la traduction œcuménique de la Bible (TOB) dit : « Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu. »

– la Bible Colombe, que j’utilise, dit : « Je te salue toi à qui une grâce a été faite. »

Le grec est un participe parfait passif où on a le sujet qui subit l’action, donc elle n’est pas pleine de grâce, elle a reçu une grâce particulière, une grâce dont les effets ont été durables; elle est vraiment dans l’histoire de la rédemption une femme unique, remarquable, un exemple à bien des égards mais certainement pas l’immaculée conception. Je crois qu’il faut le souligner, je ne voudrais pas que ce podcast donne l’idée que l’on méprise Marie, absolument pas, c’est une femme remarquable, c’est un exemple et c’est une femme dont il faut méditer les qualités.

Lorsqu’elle a dit oui à Dieu, elle a accepté plein de choses difficiles : le risque pour sa vie parce qu’implicitement ça montrait qu’elle avait couché avec Joseph, alors que effectivement nous croyons en la conception virginale de Jésus, parce que Jésus était vraiment un être à part, il devait naître à part (il y a une réflexion qui est donnée sur un autre podcast sur les raisons de cette virginité).

Donc elle a dit oui, elle a accepté la honte durable d’être assimilée à une femme de petite vertu puisqu’elle aurait couché avec Joseph avant le mariage, alors que ce n’est pas le cas.

Et puis bien entendu la manière dont elle réplique à cet ange nous montre qu’elle était remplie de l’ancien testament. C’était une femme qui méditait les Ecritures, qui était portée dans son intérêt sur les choses de Dieu, vraiment une femme remarquable, unique dans l’histoire du monde. D’ailleurs c’est ce que reconnaît Elisabeth, la mère de Jean-Baptiste, qui est aussi une parente de Marie. Elle s’exclame : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur. » (Luc 1.45) Donc elle est vraiment particulière, elle a eu un bonheur particulier, une grâce particulière il faut le remarquer, mais en aucun cas c’est une femme pleine de grâce susceptible d’en donner.

Deuxième remarque : Marie était pécheresse. Elle est un exemple de foi, mais pas une femme sans péché. Comment le sait-on ? Bien justement dans le magnificat (c’est le titre que l’on donne à cette poésie qui répond à l’annonce de l’ange), elle dit : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit a de l’allégresse en Dieu, mon Sauveur. » (Luc 1.46-47). Mais alors si Dieu est son sauveur, c’est qu’elle est pécheresse elle-même et qu’elle a besoin d’être rachetée. C’est quelque chose que l’on voit d’ailleurs à plusieurs reprises :

– Marie et Joseph ne comprennent pas pleinement ce qu’est la mission de leur fils. Luc 2.50 nous montre qu’ils essayent d’intervenir et Jésus doit les reprendre par leur manque de compréhension. Il corrige sa mère qui tente de s’immiscer dans son ministère lorsqu’il a 12 ans,

– et encore plus tard lors de la noce de Cana, premier miracle de Christ en Jean 2.4, et là on a une expression qui est proche de Marc 5.7, où on voit que Jésus reprend sa mère dans sa volonté de s’immiscer dans son ministère.

– Et enfin une autre fois lorsque sa mère et ses frères tentent d’interrompre Jésus, Jésus n’accepte pas qu’ils s’immiscent dans son ministère et dans sa vie. Donc il rabaisse un petit peu toute prétention qui pourrait venir d’un père ou d’une mère qui ne comprennent pas au début ce qu’il en est de l’identité et du ministère de Jésus.

Troisièmement, et c’est important de le souligner, Jésus a systématiquement refusé l’honneur donné à Marie.

Un premier texte nous vient de Marc 3.31-35 : « Survinrent sa mère et ses frères, qui, se tenant dehors, l’envoyèrent appeler. La foule était assise autour de lui et on lui dit : Voici, que ta mère, tes frères et tes sœurs sont dehors et te cherchent. Et il répondit : Qui est ma mère et qui sont mes frères ? Puis promenant les regards sur ceux qui étaient assis tout autour de lui, il dit : Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère. » Jésus minimise le rôle de sa famille, et en fait, tout homme qui cherche par la foi à plaire à Christ, à marcher selon sa Parole, à lui obéir, prend cette place de mère, de frère, de sœur.

En quelque sorte Il nous montre qu’il n’y a maintenant vis-à-vis de lui, enfin vis-à-vis de Marie notamment, qu’il n’y a qu’une position : on est soit fils/fille de Dieu, membre de la famille de Christ, soit on ne l’est pas, mais il n’y a pas chez Marie de rôle prééminent.

Le second texte est tellement explicite à ce sujet : Jésus vient de chasser un démon, Il a manifesté de nouveau sa grandeur et Il explique ce qui s’est passé : Luc 11.27 « Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : Heureux le sein qui t’a porté et les mamelles qui t’ont allaité. » Cette femme exalte la maman de Jésus. On sent peut-être toute la tendresse d’une mère qui dit « Wouah, ce fils il est quand même extraordinaire, j’aimerais bien l’avoir dans ma lignée » . Et s’il y avait un moment où il était facile pour Jésus de relever l’honneur de sa mère, c’était là. Le verset 28 ne laisse aucune ambiguïté : « Mais il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! » et donc Jésus casse toute volonté d’exalter sa mère pour reconnaître plutôt qu’il s’agit du rôle de tous ceux qui comprennent qui est Dieu, et qui lui font confiance et gardent sa Parole. Tu vois ça nous montre à quel point c’est décalé cette notion d’exalter Marie.

Quatrième remarque : je voudrais souligner – c’est un peu secondaire par rapport à notre propos – que la Bible dit explicitement que Joseph et Marie, après la conception virginale miraculeuse de Marie, ont eu d’autres enfants. Il est question dans les évangiles des frères, des sœurs de Jésus qui sont cités avec son père et sa mère dans un même contexte; il n’y a aucune ambiguïté possible là-dessus. J’ai entendu certains de mes amis catholiques dire « Mais non, mais ce sont des cousins, tu sais c’est la famille étendue à l’africaine ou à l’orientale » .

Alors ce serait effectivement concevable, sauf que le terme cousin existe dans le nouveau testament, Colossiens 4 l’utilise, et donc il était tout à fait possible d’utiliser les bons termes pour éviter toute confusion, surtout sur une doctrine aussi fondamentale.

Marie n’est pas restée vierge, elle a conçu, il n’y a rien de mal, il n’y a pas de péché dans l’acte sexuel au sein du mariage, dans la procréation, c’est quelque chose qui honore Dieu, et il n’y a aucun reproche en cela. Mais, simplement l’idée un peu étrange qui nous vient plutôt des philosophies grecques et un attachement grec à une virginité de ce genre, n’est pas dans l’Ecriture.

Cinquièmement, la Bible exige d’exalter Dieu seul et la Bible est constante à le souligner.

C’est l’un des 10 commandements : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras pas de statue, ni de représentation quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne leur rendras pas de culte. »

Il y a vraiment cette idée que l’on adore Dieu seul, qu’on se prosterne devant Dieu seul, que l’on exalte Dieu seul. D’ailleurs lorsque Jésus a répondu au diable qui le tentait et lui proposait de l’adorer, il répond : « Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et à lui seul, tu rendras un culte. » (Matthieu 4.10). Et donc il n’y a pas à rendre culte à Marie, il n’y a pas à la vénérer de cette manière parce que c’est une femme remarquable, mais c’est une femme qui est décédée et qui attend la résurrection future comme tous les croyants qui ont témoigné de leur attachement à Jésus-Christ.

Marie probablement meilleure d’entre tous, ça c’est tout à fait envisageable et considérable en quelque sorte, mais en aucun cas une personne susceptible d’écouter nos prières, de recevoir la vénération, l’exaltation des cœurs.

Et ça me conduit sur mon sixième et dernier point, et je crois que c’est vraiment le plus important parce que ça a des conséquences directes sur notre salut : la Bible souligne avec clarté qu’il n’y a qu’un seul médiateur c’est-à-dire un seul intermédiaire entre Dieu et les hommes.

La Bible ne saurait être plus claire. Je vais juste citer deux textes, l’un qui se trouve en Jean 14.1-3 où Jésus exhorte ses disciples qui ont appris qu’Il allait mourir et les quitter et Il dit : « Que votre cœur ne se trouble pas. Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Sinon, je vous l’aurais dit; car je vais vous préparer une place. Donc, si je m’en vais et vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. » Et verset 6 : « Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Et c’est ce que tu dois souligner et retenir : « Nul ne vient au Père que par moi. » ; on ne vient pas au Père par une série d’intermédiaires (prêtres, pasteurs, saints, Marie), on ne vient au Père que par Jésus-Christ.

Deuxième texte de Paul en 1 Timothée 2.5-7 : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu, et les hommes, le Christ-Jésus homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous : c’est le témoignage rendu en temps voulu pour lequel j’ai été moi-même établi prédicateur et apôtre – je dis la vérité, je ne mens pas. » Verset 6 : « Il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ-Jésus homme. » ; il n’y a pas d’autre médiateur. Et si tu as confiance en un autre médiateur, alors tu minimises et tu détruis la médiation qui est en Jésus-Christ. Et en cela, c’est un témoignage de l’incompréhension de l’Evangile et de l’incompréhension du seul être qui est capable de nous sauver. Nous ne pouvons pas fabriquer une religion à ancêtres ou à exemples de gens décédés par lesquels nous pourrions accéder grâce à leur mérite à la personne de Dieu. Nous sommes pleinement acceptés par Christ et en Christ seul.

Je termine avec une remarque assez troublante en fait : moi je suis surpris de l’insistance de l’église catholique de parler de la Reine du ciel en la personne de Marie parce que c’est précisément ce titre et cette fonction qui insupporte le prophète Jérémie et Dieu lui-même en Jérémie 44.

Je te laisserais lire, c’est un peu long comme passage, mais les gens du temps de Jérémie insistaient pour reconnaître les bienfaits de prier la Reine du ciel alors que c’est contraire à l’intention de Dieu. Et voilà ce que Dieu dit par l’intermédiaire de Jérémie (Jérémie 44.13-18) : « J’interviendrai contre ceux qui habitent au pays d’Egypte, comme je suis intervenu contre Jérusalem, par l’épée, par la famine et par la peste. Il n’y aura ni rescapé ni survivant parmi les restes de Juda qui sont venus pour séjourner ici au pays d’Egypte, avec l’intention de retourner dans le pays de Juda où leur désir les porte à retourner s’établir; car ils n’y retourneront pas, sinon quelques rescapés. Tous les hommes qui savaient que leurs femmes offraient de l’encens à d’autres dieux, toutes les femmes qui se tenaient là en grande assemblée, et tout le peuple qui habitait au pays d’Egypte, à Patros, répondirent ainsi à Jérémie : Nous ne voulons point écouter la parole que tu nous as dite au nom de l’Eternel. Mais nous voulons agir selon toute parole qui est sortie de notre bouche, offrir de l’encens à la reine du ciel et lui faire des libations, comme nous l’avons fait, nous et nos pères, nos rois et nos ministres, dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem. Alors nous avions du pain à satiété, nous étions heureux et nous n’éprouvions pas de malheur. Mais depuis que nous avons cessé d’offrir de l’encens à la reine du ciel et de lui faire des libations, nous avons manqué de tout et nous avons été éliminés par l’épée et par la famine… » C’est assez terrible comme propos parce que nous voyons ici un peuple qui dit « mais c’était mieux quand j’adorais la reine du ciel » alors que Dieu ne cesse de leur dire « revenez à moi, revenez à moi, abandonnez vos idoles. »

Alors je suis troublé quand il est question de mettre en avant un autre médiateur, une autre médiatrice. Ca me rappelle les divinités païennes de Babylone et de tout le bassin méditerranéen, que ce soit véhiculé par la spiritualité grecque ou les spiritualités romaines, et qui se sont introduites graduellement dans la vie de l’Eglise. Tu trouveras dans les mots de Egberts un très bon dossier toujours sur unpoissondansle.net où il retrace un peu les différentes étapes qui ont conduit historiquement à adopter la doctrine de l’immaculée conception ainsi que de l’assomption mais on est loin de l’Ecriture.

Et donc je termine sur une remarque, parce que très souvent dans ce podcast, nous avons fait référence à la Bible comme seule source d’autorité, parce que nous la croyons comme inspirée, nous la croyons comme suffisante, comme inhérente, sans erreur, capable de nous dire exactement ce qu’il en est de la pensée de Dieu et de la manière de vivre la vie chrétienne.

A partir du moment où dans ton autorité spirituelle tu as la Bible plus quelque chose, que ce soit la tradition des hommes, que ce soit les propos d’un pasteur, fût-il très connu, très célèbre, très apprécié, à partir du moment où tu as l’autorité de la Bible plus quelque chose, tu as dépassé le christianisme biblique, ou en tout cas, tu es dans le danger de dépasser le christianisme biblique. L’intention de Dieu, c’est que nous fondions notre foi sur ce qu’il a lui-même inspiré : l’Ecriture (2 Timothée 3.16-17), afin que nous comprenions ce qu’il en est de sa pensée.

C’est là-dessus que je te laisse. J’espère avoir été clair et avoir répondu à ta question : il n’y a pas d’immaculée conception dans la Bible, mais il y a un Dieu qui nous invite à lui faire confiance et à faire confiance en son Fils qui est venu pour être le médiateur parfait entre lui et nous, afin que nous soyons pleinement sauvés en ayant placé notre confiance dans la mort et la résurrection de Jésus-Christ pour nos propres péchés. Tu trouveras d’autres podcasts qui parlent du salut et de cette question.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire. Florent est aussi conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

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