Quel était le but du parler en langues des corinthiens? (Épisode 82)

Dans l'épisode 82, Florent Varak aborde l'intention initiale du parler en langues, et de s'il est utile aux croyants ou aux non-croyants. Pour plus d'informations sur le sujet, référez vous aux épisodes "Qu'est ce que le parler en langues?" et "Est ce que le don des langues est la marque de l'esprit?"

Un Pasteur vous répond existe aussi en vidéo:

Rendez-vous chaque semaine pour un nouvel épisode d’un Pasteur vous répond : le podcast où la Bible répond à vos questions.

Si vous aimez le podcast, on serait très reconnaissant que vous preniez 15 secondes pour laisser une note sur iTunes (cf. ici pour voir comment). C’est le seul moyen de le faire remonter dans le classement des podcasts « Religions » (et donc attirer d’autres publics).

Retrouvez tous les épisodes d’Un Pasteur vous répond sur :

Comment s’abonner au podcast ?

Vous ne savez pas comment vous abonner au podcast sur votre téléphone? On y a pensé ! Découvrez un mini tutoriel vidéo ici.

Vous voulez poser une question ?

Posez votre propre question pour un pasteur en cliquant ici.

Transcription :

« Cette transcription vous est proposée par les bénévoles de Toutpoursagloire.com. Nous cherchons à garder le style oral des épisodes pour ne pas déformer les propos des intervenants. De même, nous rappelons que ces transcriptions sont une aide mais que les paroles de l’auteur (podcast et vidéo) restent la référence. Cependant, n’hésitez pas à nous signaler toutes erreurs ou incohérences dans cette transcription. Vous pouvez aussi en savoir plus ici pour rejoindre notre équipe de transcripteurs. Merci d’avance. »

La question est posée : « Bonjour, je voudrais vous remercier pour votre article, notamment celui du pasteur Varak, concernant le parler en langues. Cela m’a montré mon erreur: j’avais compris qu’il n’était pas biblique tel qu’il est pratiqué. Pourtant, ma question est la suivante : Paul précise que c’est un signe non pour les croyants mais pour les incroyants. Pourquoi alors les Corinthiens ont-ils parlé en langues et quel était le but du parler en langues des Corinthiens ? Est-ce que, parce que les Chrétiens de Corinthe ont parlé en langues, on peut dire que les chrétiens d’aujourd’hui devraient parler en langues ? Soyez bénis. »

Alors merci pour la question, elle est importante et précise, et nous oriente sur plein de sujets qui sont associés à la question du parler en langues, qui n’est pas une question facile et suscite différentes compréhensions au sein du monde évangélique. Si tu n’as pas écouté les podcasts sur la question, je te propose de te reporter aux sessions précédentes. Il y a eu un podcast dont le titre était: « Qu’est-ce que le don des langues? » et un second: « Est-ce que le don des langues est la marque de l’Esprit? ». Ça te permettra de te faire un peu une idée de la perspective que je défends et qui éclairera ce que je vais dire dans ce podcast. Pour résumer assez rapidement, je conçois que les langues sont dans l’Ancien Testament un signe assez constant de jugement et notamment à l’égard d’Israël. Les langues ont commencé à Babel. C’était un jugement, comme tu le sais. Dieu crée une confusion pour que les humains ne s’unissent pas contre lui, et cette confusion vient des langues, des langages que les uns les autres se mettent à parler. Lorsqu’on retrouve le concept de gens qui parlent d’autres langues, c’est en Deutéronome chapitre 28. Là, il y a une série de menaces prononcées à l’encontre d’Israël. Si jamais Israël désobéit, voilà ce qu’il va se passer et en Deutéronome 28, il est dit que des gens qui parlent une autre langue viendront réaliser un jugement. C’est une armée qui viendra envahir Israël, et le signe de cette réalité c’est que les Israélites entendront parler, en leur sein, des nations qui parlent d’autres langues.

On repère le même concept avec la prophétie d’Ésaïe chapitre 28.11. Là, il est question du prophète qui s’insurge contre le royaume du Nord, le royaume d’Israël, qui préfère la boisson aux paroles de la prophétie. Les Israélites sont complètement ivres et Dieu leur dit en substance : si vous ne m’entendez pas alors que je vous parle en clair, vous comprendrez lorsque vous entendrez des langues ou des gens qui parleront en d’autres langues au milieu de vous. C’est-à-dire que les armées – il est question ici des armées assyriennes qui viendront et pénétreront ce royaume – vous rendront attentifs au fait que la prophétie est réelle et que le jugement arrive. Incidemment, c’est ce verset, Ésaïe 28.11, qui est cité en 1 Corinthiens pour souligner que les langues sont un signe pour les non-croyants. Il y a donc vraiment un lien entre ce que je dis de la réalité des langues dans l’Ancien Testament et la manière dont le Nouveau Testament s’en fait l’écho. Dans le dernier passage que je veux souligner, et qui a été souligné dans les podcasts précédents, on retrouve le même principe avec cette menace proférée cette fois-ci sur Judas, le royaume du Sud. Jérémie chapitre 5 vise l’invasion des armées babyloniennes: lorsque les gens entendront parler en d’autres langues à Jérusalem, ils devront se dire: “ Waouh! le jugement de Dieu est en marche et nous aurions dû prêter attention aux paroles du prophète ou aux paroles de Dieu.”

Alors, quand on arrive dans le livre des Actes, nous trouvons, il me semble, la même signification. Le jugement annoncé sur Israël approche, le Seigneur Jésus en a parlé à de multiples reprises, et le signe est une nouvelle fois des gens qui parlent dans une langue étrangère mais avec un aspect de grâce exceptionnelle puisque les païens, les non-juifs, ont maintenant accès au Dieu d’Israël. Le jugement de l’un (le jugement d’Israël) ouvre à la grâce de l’autre, la grâce qui touche maintenant toutes les nations conformément à la promesse qui avait été faite à Abraham selon laquelle toutes les nations de la Terre seraient bénies en son sein, en sa descendance. Bien sûr, ce jugement d’Israël est pour un temps, et le temps vient où Israël sera de nouveau greffé, il me semble, aux promesses qui lui ont été faites notamment à travers la nouvelle alliance qui lui est promise en Jérémie chapitre 31. Je reviendrai là-dessus dans un instant, mais les trois parlers en langues que nous trouvons dans le livre des Actes (Actes 2, Actes 10, Actes 19) sont chaque fois des parlers en langue qui marquent une transition: Actes 2, la conversion des juifs; Actes 10, la conversion des païens; et Actes 19, les disciples de Jean-Baptiste, derniers croyants de l’Ancien Testament. La boucle est bouclée. Puis nous avons le paradigme de ce qu’il se passe dans le premier parler en langues mentionné à la Pentecôte. En Actes chapitre 2, que se passe-t-il ? Des gens, surnaturellement, soudainement (et quand je dis les gens, ce sont des disciples de Jésus) se mettent à louer Dieu dans des langues qu’ils n’ont jamais apprises et qui sont reconnues par les juifs de la diaspora venus, pour la fête de la Pentecôte, de tous les pays alentours: ils parlent à la fois probablement l’araméen, l’hébreu mais également la langue du pays dans lequel ils vivent, et à ce moment-là, ils entendent des gens louer Dieu dans la langue du pays d’où ils viennent. Nous avons la liste en Actes 2 de langages qui étaient utilisés dans ces louanges. Pierre explique ce qu’il se passe. En Actes chapitre 2, on a ce grand bruit et des langues de feu qui descendent, les disciples qui se mettent à parler dans des langues qu’ils n’ont jamais apprises, qui se mettent à louer Dieu dans des langues qu’ils n’ont jamais apprises, qui relatent les merveilles de Dieu. L’apôtre Pierre donne une explication de ce qu’il se passe qui va conduire au premier message d’évangélisation et à la conversion de 2 000 personnes. D’ailleurs, je crois que l’interprétation des langues n’est pas forcément une traduction mais une explication. On va y revenir. C’est à mon sens ce qui explique ce qu’il se passe en 1 Corinthiens. Le verbe « hermeneo » veut à la fois dire « traduire » comme il veut dire « expliquer ». Et, à mon sens en Actes 2, nous avons le modèle de ce qui est dans la pensée de Dieu avec le don des langues et l’interprétation des langues. C’est-à-dire qu’un miracle a lieu – des gens qui se mettent à louer Dieu dans une langue qu’ils n’ont jamais apprise – et constitue un témoignage et un signe pour les non-croyants; et puis voici quelqu’un qui « hermeneo » c’est-à-dire qui donne le sens, qui explique. Alors je sais que la vaste majorité de mes frères dans le monde considère qu’il s’agit plutôt de traduction, et c’est tout à fait possible que tel soit le cas, mais la première fois que nous avons ce phénomène – des gens qui se mettent à parler en langues et une parole d’interprétation qui est donnée – c’est dans Actes 2 et c’est l’apôtre Pierre qui donne cette explication.

Je vois donc dans les langues à la fois un signe de jugement pour Israël et un signe de grâce pour toutes les nations qui, jusqu’à ce jour, étaient privées du droit de cité en Israël, privées d’accès au Dieu d’Israël. Romains chapitre 11 dit la chose suivante, en parlant des juifs: « Ont-ils trébuché afin de tomber ? Certes non ! Mais, par leur chute, le salut a été donné aux païens, afin de provoquer leur jalousie. Or, si leur chute a été la richesse du monde, et leur défaite la richesse des païens, combien plus en sera-t-il ainsi de leur complet relèvement. Je vous le dis à vous, païens : en tant qu’apôtre des païens, moi je glorifie mon ministère afin, s’il est possible, de provoquer la jalousie parmi ceux de ma race et d’en sauver quelques-uns. Car si leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts ? ». Ainsi, on a cette idée qu’Israël passe par un temps terrible de jugement pour lequel nous devons invoquer vraiment la miséricorde de Dieu et manifester, à l’égard des juifs, tout l’amour et toute la compassion qu’un chrétien doit manifester. Nous devons notamment annoncer aussi aux juifs cette bonne nouvelle: le messie leur a été donné, comme au monde, pour que les uns comme les autres, nous puissions avoir accès au Dieu d’Israël par la nouvelle naissance et par la nouvelle alliance promise au prophète, ou par le prophète Jérémie.

Si ma compréhension est correcte, comment comprendre le parler en langues de Corinthe ? À mon sens, globalement de la même manière. Je reprends la conclusion de Paul aux Corinthiens (en 1 Corinthiens 14 à partir du verset 26) : « Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, chacun a-t-il un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. Si l’un parle en langues, tout au plus deux ou trois, et encore chacun à son tour, qu’il y en ait un aussi qui interprète. S’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, qu’on parle à soi-même et à Dieu. Pour les prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent. Un autre assistant a-t-il une révélation, que le premier se taise. Car vous pouvez tous prophétiser successivement, afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés. Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. ». Par rapport au parler en langues, qu’est-ce que je note ? La recommandation de Paul, son commandement, est qu’il y ait deux ou trois au plus qui parlent en langues (et j’espère que tu remarques la limite) puis qu’une personne interprète. Imagine ce qu’il se passait, on va tenter de contextualiser cette instruction. Tu es au culte à Corinthe et, au moment de la prière, il y a une personne qui se lève et qui se met à louer Dieu. C’est une excellente action de grâce, comme le dit 1 Corinthiens. Il se met à louer Dieu en chinois; un autre en allemand; et enfin un autre en arabe. Plusieurs dans la salle ne sont pas croyants et se demandent vraiment si vous n’êtes pas tous fous. Eux, ce sont des marins de passage qui viennent du Soudan ou qui viennent d’autres pays; ils se demandent vraiment ce qu’il se passe. Ils ont été invités par des chrétiens zélés. Il y a aussi un Français qui est de passage à Corinthe et il est un peu moqueur, comme tous les Français savent l’être. Les chrétiens, eux, savent ce qu’il se passe, parce qu’ils ont l’habitude de ce genre de phénomène. Et comme le dit 1 Corinthiens, « c’est un signe non pour les croyants mais pour les non-croyants », ce n’est donc pas un signe qui atteste la présence du Saint-Esprit, ça serait un signe pour les croyants ! C’est un signe pour les non-croyants. Lorsque l’apôtre Paul dit cela en 1 Corinthiens 14.21- 22, il cite Ésaïe 28.11, dont nous avons parlé. Donc, tu as des gens qui se lèvent et qui se mettent à louer Dieu dans une langue qu’ils n’ont jamais apprise et tout le monde est un peu interloqué et les non-croyants ne comprennent pas trop ce qu’il se passe. Alors, une personne se lève et interprète. Comme déjà souligné, le mot veut dire deux choses selon le contexte : « traduire » ou « expliquer ». Soit ça veut dire traduire, soit ça veut dire expliquer, selon le contexte, et on retrouve ce verbe “hermeneo” dans les deux sens dans l’ensemble du Nouveau Testament. On est habitué à penser que celui qui a le don d’interprétation est quelqu’un qui traduit le chinois, l’allemand et l’arabe et qui permet ainsi aux autres de se faire une idée de ce qui est dit. D’ailleurs, l’apôtre Paul recommande, s’il n’y a pas d’interprète, qu’on se taise dans l’Église. Il est donc vraiment important qu’il y ait un interprète. C’est tout à fait possible que ce soit une traduction, auquel cas les gens comprennent que Dieu est en train de parler, et qu’il est en train de parler dans une langue qui n’est pas l’hébreu. La personne qui est en train de parler, en train de louer Dieu, le Dieu d’Israël dans une langue qui n’est pas l’hébreu, interpelle les gens de passage: ça veut dire que le Dieu d’Israël est maintenant accessible et ouvert à toutes les nations.

Il y a enfin une autre possibilité. C’est ma suggestion, mais je suis un peu seul à la comprendre. Au risque d’être dans l’erreur, je te la livre comme une suggestion. L’autre possibilité, c’est que cette personne se lève et donne l’interprétation, c’est-à-dire l’explication. Elle dirait quelque chose comme ça : “Mes amis, je voudrais juste vous dire que ces hommes ne sont pas fous, ils n’ont pas prononcé des sons incohérents, au contraire, ils ont parlé dans une langue qui n’est pas leur langue. C’est un miracle, le Saint-Esprit leur a donné de s’exprimer dans une langue qui n’est pas leur langue, ce qui atteste que le Dieu d’Israël est maintenant accessible et ouvert à tous les non-juifs. Donc si tu es là, entends cette invitation qui te propose de venir louer le Dieu d’Israël, qui te propose de venir te repentir, te confier en lui pour recevoir une vie nouvelle, c’est vraiment la bonne nouvelle, le mystère de l’Église, c’est que Dieu a fait tomber le mur de séparation entre les juifs et les non-juifs, et que ce Dieu extraordinaire, créateur du monde, est maintenant accessible à l’ensemble des peuples.” Tu vois, ça pourrait être cela le don d’interprétation des langues, c’est le don d’explication de ce qu’il se passe et qui permet aux non-croyants de saisir l’immense privilège qui leur est donné en Jésus-Christ.

Dans les deux cas, c’était un signe pour les non-croyants qui devaient être présents régulièrement dans les rassemblements de Corinthe. Les non-chrétiens étaient directement interpellés par ces propos de l’interprète. Soit les non-chrétiens étaient impressionnés en réalisant que le Dieu des juifs était accessible aux non-juifs, par les langues parlées miraculeusement, soit ils l’étaient par l’exhortation qui était donnée par celui qui expliquait ce qu’il se passait.

Je suis conscient que ce sujet suscite bien des questions, qu’il y a des avis très différents et que, dans un grand nombre de cas, on est vraiment entre frères à avoir un avis différent. Il me semble que […] ce serait donc une erreur de considérer que les langues seraient un signe de la présence du Saint-Esprit: ça voudrait dire que le Saint-Esprit serait donné d’une façon différente à deux groupes de chrétiens, ce qui nierait la suffisance de l’œuvre du Christ et aussi le fait que 1 Corinthiens 12.12 nous affirme que tous les disciples sont devenus, par le baptême du Saint-Esprit, membres du corps du Christ. Le baptême du Saint Esprit n’est pas attesté par le parler en langues. Une autre erreur serait de voir, dans le don des langues, un don que tout le monde doit pratiquer. Cela contredirait l’ensemble de 1 Corinthiens 12, 13 et 14 qui stipule que chacun reçoit un don différent. Mais, en dehors de ces frontières, il y a beaucoup de frères et sœurs qui ont des avis différents sur le don des langues et qui le pratiquent humblement comme un cadeau de la grâce et sans vouloir l’imposer aux autres. On n’a pas le même avis, mais c’est quand même bien moins grave.

Quand tu poses la question : “Est-ce qu’on peut dire que les chrétiens d’aujourd’hui devraient parler en langues ?” cela dépend de ta compréhension du rôle des langues. J’ai un certain nombre de frères, y compris dans notre Église, qui croient que le parler en langues continue aujourd’hui et je les respecte. On rigole un peu de nos avis différents. Ce sont vraiment des hommes et des femmes qui sont remplis de l’Esprit, qui sont humbles, qui le comprennent avec toutes les réserves que je viens d’évoquer: si Dieu leur a donné ce don, il ne le donnera pas à tout le monde de la même manière. Ils n’éprouvent pas le besoin de s’en vanter et d’en faire une présentation publique. Si tu as une compréhension comme la mienne, à savoir qu’il s’agit d’un don qui parle de transition – d’Israël à toutes les nations – alors tu imagineras que le don des langues actuel n’est pas le don des langues du temps du Nouveau Testament, du temps biblique mais davantage un babillage, ou une expression un peu psychologique qui fait du bien, parce qu’on se laisse aller, on a l’impression que Dieu nous contrôle ainsi… Mais, dans ma perspective, ce n’est pas le don des langues bibliques.

J’espère avoir répondu à ta question et j’espère surtout que, quelle que soit ta conclusion, tu resteras humble et au service de Dieu, au service des frères, avec le désir de le glorifier, que ce soit par les langues ou que ce soit sans les langues, et dans un esprit fraternel.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire. Florent est aussi conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

Articles pouvant vous intéresser