Peut-on se moquer du diable? (Épisode 158)

Est-il légitime, moralement acceptable de se moquer du Diable? Doit-on toujours imiter Dieu dans ses attitudes et ses réactions? C'est à travers ces deux axes que Florent Varak répond à cette question, en fondant son argumentaire sur la Parole de Dieu.

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Peut-on se moquer du diable ? (Épisode 158)

La question est posée : Bonjour, j’ai une question : Est-ce qu’un chrétien peut rire du diable ou se moquer ? Il est écrit dans la parole que l’Eternel se moque de ses adversaires (Psaume 2 : 4 ; Psaume 37 : 13). Est-il donné à ses enfants de se moquer également du diable ? ?

Merci d’avance.

Ta question est intéressante. Elle est un brin originale, et elle touche un peu un aspect éthique : est-ce qu’il est légitime, moralement acceptable, de se moquer du diable ? Puis il y a un aspect plus indirect à ta question qui consiste à se demander si on peut toujours ou si on doit imiter Dieu dans son attitude et ses réactions.

Alors je vais commencer par la seconde partie avant d’aborder la question plus croustillante que tu poses de façon directe.

Ce que Dieu fait, à mon sens, n’est pas forcément imitable, sauf quand nous sommes invités explicitement à le faire. De toute façon, il y a quelque chose qui est de l’ordre de l’imitation par le fait que nous sommes créés à son image. Mais, puisque là tu es assez spécifique, j’aimerais noter que nous ne sommes pas forcément appelé à imiter ce que Dieu fait. Et voilà quelques raisons pour lesquelles j’ai cet avis.

– Premièrement, c’est que, l’information que Dieu possède est complète. Lorsqu’Il prend une décision, Il la prend en pleine connaissance de cause, ce qui n’est pas notre cas. Nous n’avons pas l’omniscience de Dieu. Paul constate, non sans ironie, que "la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes" (1 Corinthiens 1. 25). Donc ça doit nous inviter à réaliser que ce que Dieu sait est tellement complet que ses décisions n’ont pas besoin d’une information complémentaire ou ne procèdent pas d’une information manquante – ce qui n’est évidemment pas le cas de nous.

– Deuxièmement, les moyens d’action de Dieu n’ont aucune autre limite que ses propres attributs. Manifestement, ce n’est pas notre situation. Le psaume 115. 3 nous dit (c’est un de mes versets favoris au sujet de Dieu) : "Notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu’il veut."

Alors que moi, je n’ai pas les moyens de mes désirs, et je dirais : "Heureusement !". Si je les avais, je serais probablement dangereux, non seulement pour moi-même, mais pour ceux qui m’entourent, parce que mes propres règles éthiques ne seraient pas forcément suivies si j’avais cette autorité et ce pouvoir de faire toutes choses comme je le voudrais.

– Non seulement, l’information de Dieu est complète, les moyens d’action de Dieu sont suffisants et ce n’est pas notre cas, mais remarquons et c’est le troisième argument, que la liberté de Dieu est totale. C’est une des qualités de sa personne, c’est qu’il n’a aucune contingence. Il n’a aucun compte à rendre et il fait entièrement ce qu’il désire ou ce qu’il choisit de faire. A l’inverse, nous dépendons de pleins de choses, nous ne sommes pas vraiment libres. Il n’y a pas cette imitation directe que l’on peut imaginer.

– Quatrièmement, même si nous sommes créés à son image, même si nous avons reçu des aspects de ses attributs communicables, nous ne saurions penser comme Dieu, et donc nous ne sommes pas invités forcément à imiter Dieu dans tout ce qu’il fait.

Alors peut-être qu’en entendant ce que je dis, tu as pensé à Éphésiens 5. 1 qui nous dit : "Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés" pour contredire ce que je viens de dire. Mais tu sais que l’une des clés d’une saine interprétation des Écritures, c’est de toujours regarder le contexte qui éclaire le texte. Et tu as un petit mot, dans ce texte de Éphésiens 5. 1 "Soyez *donc* les imitateurs de Dieu…" qui nous renvoie ce qui précède. Or ce qui précède nous dit ceci (4. 31) : "Que toute amertume, animosité, colère, clameur, calomnie, ainsi que toute méchanceté soient ôtées du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, faites-vous grâce réciproquement, comme Dieu vous a fait grâce en Christ. Soyez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans l’amour, de même que le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même à Dieu pour nous en offrande et en sacrifice comme un parfum de bonne odeur".

J’espère que tu réalises-là que cette imitation a une orientation très précise. C’est l’imitation qui consiste à imiter son caractère, manifester sa bonté, son amour, sans colère, sans méchanceté et en sacrifiant facilement ses propres droits pour le bien des autres. Tu vois l’imitation, dont il est question, elle est bornée, elle est limitée, elle est orientée sur le développement du caractère.

Donc, si Dieu se moque de ses ennemis, dans le contexte d’un psaume, il a la possibilité de le faire droitement. Ce que je ne suis pas capable de faire moi-même parce que, dans mon cœur, il m’est demandé de faire attention de mon jugement. D’ailleurs, quand je regarde les Écritures, je vois que ce n’est pas comme ça que Dieu me demande de traiter mes ennemis. Ce que Dieu fait, il est libre de le faire, pour les raisons que j’ai expliqué précédemment, mais cela n’implique pas que moi je sois invité à le faire. Alors quand je regarde les proverbes, quand je regarde les évangiles, qu’est-ce que Dieu me dit vis-à-vis de mes ennemis ?

• Proverbes 24. 17 me dit : "Ne te réjouis pas si ton ennemi tombe, Et quand il trébuche, que ton cœur ne soit pas dans l’allégresse". Manifestement, je ne suis pas invité là à me moquer de mes ennemis.

• Proverbes 25. 21 "Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger ; S’il a soif, donne-lui de l’eau à boire."

• Et puis tu connais probablement Matthieu 5. 44 : "Aimez vos ennemis…"

Tu vois, il faut distinguer de ce que Dieu fait, et puis de ce qui est prescrit, c’est-à-dire ce que Dieu me demande de faire dans l’Écriture. Mon rapport à mes ennemis est différent du rapport que Dieu entretient à ses ennemis. Alors peut-être faut-il comprendre quand il est dit, dans les psaumes que tu cites, que Dieu se moque de ses ennemis, c’est qu’ il ne voit pas du tout ses ennemis réussir dans leurs complots, dans leurs attaques de l’alliance davidique, dans leurs attaques du plan de Dieu pour essayer d’empêcher, peut-être en connaissance de cause, la naissance du Messie, c’est-à-dire que tout ceux qui s’attaquaient à David, tout ceux qui s’attaquaient au peuple juif, mettaient en péril la naissance du Messie et donc le salut des nations. Dieu se moque de ceux qui ont essayé de faire cela, parce qu’il règne, et parce qu’il saura préserver ses promesses et les réaliser. Peut-être qu’il faut donc comprendre ces textes dans leur contexte et, en tout cas, partir de ce qui est prescrit pour nous plutôt que d’imaginer que ce que Dieu fait, je peux le faire par imitation directe.

Passons maintenant à l’autre aspect de ta question, le côté un petit peu éthique : peut-on se moquer du diable ?

Je vais répondre clairement par un "non" emphatique. Je voudrais vraiment souligner cela. Pourquoi ? A cause de Jude 1. 8-10. Je te lis ce texte : "Malgré cela, ces hommes aussi, dans leurs rêveries, souillent la chair, méprisant l’autorité du Seigneur, injuriant les gloires. Or, lorsqu’il contestait avec le diable et discutait au sujet du corps de Moïse, l’archange Michel n’osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit : Que le Seigneur te réprime ! Eux, au contraire, ils parlent de manière injurieuse de ce qu’ils ignorent, et ce qu’ils savent par instinct, comme des animaux sans raison, ne sert qu’à les corrompre."

Bien… alors tu vois, c’est assez intéressant la manière dont Jude, le demi-frère de Jésus-Christ, parle de ces questions. Là il est question, dans ce contexte, de gens peu recommandables qui veulent se faire passer pour des chrétiens mais ne le sont pas. Or que font ces gens ?

– Premièrement, ils "injurient les gloires". Qu’est-ce que ça veut dire "ils injurient les gloires" ? Certains commentateurs, dont Lenski – qui est un commentateur luthérien, décédé maintenant mais un expert dans l’Écriture – ont compris que c’étaient les qualités glorieuses de Christ, et donc que ce serait des gens qui blasphémeraient Christ. Mais ça me semble pas trop marcher avec le contexte. La plupart des autres commentateurs estiment qu’il y a là une référence aux démons. "Ils injurient les gloires", c’est-à-dire qu’ils injurient les démons. Il y a une sorte de "fanfaronnade arrogante" à l’égard du diable et des démons et Jude s’insurge contre une telle attitude. Alors la motivation de ces gens est absente du texte, et moi j’observe, dans certains milieux, cette même arrogance. C’est-à-dire, comme si on était là pour se pavaner devant le monde spirituel mauvais, en prétendant une supériorité ou en se moquant d’eux ou leurs commandant de façon un petit peu arrogante. A mon sens, c’est précisément cela que Jude oppose.

Puis il y a un deuxième aspect à ce texte où on voit que l’archange Michel, probablement l’ange le plus puissant parmi les anges de Dieu, ne s’est même pas permis de juger le diable mais il a dit : "Que le Seigneur te réprime". Donc si l’ange le plus puissant de Dieu ne se prend pas la tête à juger le diable, mais il a dit : "Que le Seigneur te réprime", "Que Dieu te juge", "Que Dieu s’occupe de toi"… à combien plus forte raison, les êtres humains qui sont créés inférieurs aux anges, selon le psaume 8, doivent-ils respecter le travail, le ministère, le service du diable qui reste le diable de Dieu ! Dans le sens où, si Dieu n’a pas jugé bon de mettre de côté le diable jusqu’au jour de son retour, c’est qu’il a de bonnes raisons de le faire. Il l’emploie, comme il emploie tout le mal qui a lieu sur cette terre pour son propre objectif qui est d’amener à l’assujettissement de tous à la personne de Christ, comme Éphésiens 1. 9-10 le dit.

Si l’archange Michel ne joue pas avec le diable avec cette attitude un peu désinvolte et moqueuse, je crois que je suis plutôt invité à ne pas faire la chose ainsi.

Pourquoi est-ce que Dieu nous donne ces exemples, et pourquoi est-ce que cela ne me semble pas sage (en tout cas pour moi) de tenir de tels propos moqueurs à l’égard du diable ? A mon sens, la raison, c’est que :

– Premièrement, on tombe précisément dans les pièges du diable, qui veut toujours tout ramener à lui, et il nous plombe en cela. Jésus est toujours le centre qui nous édifie. Il est le centre, que nous sommes invités à contempler. Il est l’auteur de la foi et celui qui l’amène à la perfection. Or le diable attire notre attention vers les spiritualités erronées, vers des manières de faire erronées, pour que nous puissions regarder non plus à Christ et l’évangile et sa délivrance, mais au diable qui est agissant et qui parfois fait des dégâts, on est tout à fait d’accord.

-Deuxièmement, j’ai utilisé une expression qui t’as peut-être choqué : le diable, le diable de Dieu.

Alors ça surprend toujours quand j’en parle ainsi, mais je prends appui sur ce texte de 1 Rois 22, où Dieu veut conduire, de façon erronée – afin de juger son peuple – son peuple à la bataille. Et il dit : "Mais qui va séduire, pour moi, les faux prophètes".

Et 1 Rois 22 nous explique qu’il y a *un* démon qui se présente en disant : "Moi je vais le faire. Je vais devenir un esprit de mensonges dans la bouche des faux prophètes et je vais conduire donc ce peuple à prendre la décision de la bataille que tu veux qu’ils prennent.". Ça semble vraiment surprenant et cela suscitera bien d’autres questions. Toujours est-il que Dieu utilise le diable pour son objectif de façon incompréhensible pour moi. Dieu ne me demande pas de le comprendre, ça fait partie des choses cachées. Il me demande de rester sur les choses prescrites vis-à-vis du diable que je vais aborder dans quelques instants.

Donc Dieu utilise ce démon séducteur pour accomplir sa volonté. Et le diable, chaque fois qu’il agit, demande l’autorisation de Dieu. On le voit dans la vie de Job, on le voit dans la vie de Pierre, où Jésus dit à Pierre : "Simon, Simon, Satan vous a réclamé pour vous passer au crible mais j’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas. Quand tu seras revenu à moi, affermis mes frères."

On voit que Dieu entend les demandes parfois malsaines du diable. Il les autorise parfois, il intercède pour nous de toute façon, et l’ensemble conduit à son projet que nous verrons glorieux en son temps, qui, aujourd’hui, nous est voilé.

– Troisièmement, Jésus ne s’est jamais moqué du diable, mais l’a tenu à distance en s’appropriant des vérités de l’Ecriture qu’il a énoncée et qui l’a opposée aux mensonges du diable. Cet exemple-là me semble suffisamment édifiant pour nous rendre prudents par rapport à l’attitude que tu proposes.

– Enfin quatrièmement, quand ce sera l’heure de la fin de la bataille, un seul ange liera le diable (pour peu que ma compréhension de ce texte soit correcte). Donc ça veut dire que le diable fait son œuvre jusqu’à ce que Dieu siffle la fin du match terrible qui a lieu. A ce moment-là, il sera lié et il sera condamné comme l’Écriture l’annonce en son temps.

Nous devons donc rester sur les textes prescriptifs de l’Écriture, vis-à-vis du diable, plutôt que de nous projeter dans une attitude qui serait étrangère à ce que la Bible prescrit. Qu’est-ce que la Bible dit ? Essentiellement – il y a déjà des podcasts qui ont été donnés sur les notions de lutte spirituel, de combat spirituel… Tu pourras les réécouter pour te faire une idée de ma compréhension de ce sujet – mais je constate que dans l’Écriture, nous sommes placés essentiellement dans une position et une posture défensive vis-à-vis du diable et des démons.

– Jacques 4. 7 nous dit : "Soumettez-vous à Dieu ; résistez au diable, et il fuira…" Belle promesse ! Nous ne sommes pas là à insulter les gloires, à chercher à chasser des démons de partout. Nous sommes invités à nous soumettre à Dieu et ça c’est déjà tout un programme, à résister activement au diable, avec cette promesse qu’il fuira.

– 1 Pierre 5. 8-9, il est question du "lion rugissant qui cherche qui dévorer". Dans le contexte, c’est la persécution, c’est la peur de la violence des autres, c’est la peur d’être pris par cette persécution. Et le verset 9 nous dit : "Résistez-lui ferme en la foi, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères de part le monde".

– L’autre texte emblématique que tu connais vraisemblablement en Éphésiens chapitre 6, qui parle de la guerre spirituelle, comme une guerre où l’on se revêt des qualités spirituelles que possède Christ. On se revêt de piété, de manière à constituer une sorte d’armure, qui nous permettra, grâce à la foi, grâce à l’épée de l’esprit (c’est à dire la parole de Dieu) qui nous permettra de nous opposer et de répondre aux violences, aux mensonges et aux attaques du diable.

J’ai rencontré à plusieurs reprises des gens qui faisaient vraiment n’importe quoi en lien avec les puissances célestes. Des insultes, des dialogues prolongés, des moqueries, des chasses de démons – je sais que j’y ai participé à un moment donné au début de ma vie chrétienne, aujourd’hui je le regrette. Tu pourras consulter sur le Bon Combat, un podcast qui s’intitule : "Le jour où Florent Varak a chassé les centaines de démons", enfin c’est un peu comme ça que Guillaume (Bourin) a cru bon de formuler les choses – Tout ceci m’a laissé un goût amer, parce que je suis tombé, précisément dans le piège que me préparait le diable, et que nous préparait le diable. Il veut être au centre et c’est Christ qui est au centre. En tant "qu’être" qui a aussi une certaine liberté d’action, la provocation par la moquerie, ne me semble ni sage ni pertinente. On dépend vis-à-vis de notre combat spirituel, de la force que Dieu nous donne, de la protection que Dieu nous donne, et cette arrogance me semble être de l’ordre d’un test, comme si on tentait que Dieu vienne à notre secours pour nous protéger. Ça me semble dénué d’intérêt et certainement contraire à la perspective biblique.

J’espère que j’ai pu apporter une réponse claire à ta question.

Je termine avec cette belle bénédiction de Romains 16

"Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, contrairement à l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux. Car de tels hommes ne servent pas Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre ; par de bonnes paroles et par des éloges, ils séduisent les cœurs des gens sans malice. Pour vous, votre obéissance est connue de tous ; je me réjouis donc à votre sujet, et je désire que vous soyez sages en ce qui concerne le bien et purs en ce qui concerne le mal. Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous !"

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire de la Bible. Florent est aussi conférencier, et professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève. Il est le directeur international du développement des Églises au sein de la mission Encompass liée aux églises Charis France. Il est marié avec Lori et ont trois enfants adultes et mariés ainsi que quatre petits-enfants.

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