Pourquoi croire en un créateur? (Épisode 143)

Florent Varak est encore en compagnie de Steve Taylor pour parler de la création. Pourquoi en tant que scientifique, Steve croit-il en un Dieu créateur? Quelles sont les observations qui nous mettent la puce à l'oreille?

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Pourquoi croire en un créateur ? (Episode 143)

– Florent Varak (FV) : Bonjour et bienvenue à ce podcast de "Un pasteur vous répond". Bonjour à Steve !

– Steve Taylor (ST) : Bonjour Florent !

– FV : Steve Taylor a proposé que l’on parle un petit peu d’un des arguments qui touche son métier, en faveur de l’existence d’un créateur. Alors, dis-moi, quelle est ta spécialité ?

– ST : Ma spécialité, c’est le Génie électronique. Je travaille à la faculté de sciences et de génie, à l’université de Liverpool. Pour ma recherche, je fais des études avec la spectrométrie de masse, mais pour mon enseignement, comme la plupart de mes collègues, nous nous occupons des "signal processing" (traitement de signaux), c’est-à-dire la production des signaux censés capter les données autour de nous.

– FV : D’accord. Donc, Steve reste humble dans sa présentation, mais il a un double doctorat, il enseigne, il fait de la recherche à l’université de Liverpool. Il a publié plusieurs centaines d’articles qui ont été publiés dans des revues scientifiques, et puis il forme actuellement des doctorants dans différents domaines. Et ce qui m’a vraiment marqué, c’est que le spectromètre de masse que tu as inventé et qui est commercialisé, permet de détecter certaines substances. Alors, c’est utilisé dans le champ d’investigations médicales mais également dans le champ d’utilisation militaire pour détecter le gaz sarin mais également, et c’est ça que je trouve assez fascinant, sur la question de la datation des rocs, des rochers et cela bien sûr, alors que Steve est lui-même un créationniste, un scientifique attaché à ce que la Bible enseigne sur les origines. N’est-ce-pas ?

– ST : Oui, absolument.

– FV : Tu me corriges hein si…

– ST : Non, non, pas du tout, je suis complètement d’accord.

– FV : Donc, on a fait plusieurs podcasts sur la question (tu les trouveras sur le site de TPSG), mais en discutant, puisque l’une de ses spécialités c’est le domaine des sonars et des radars, il m’a parlé des chauves-souris. Et… Tu veux me dire en quoi c’est exceptionnel une chauve-souris ?

– ST : Alors, il y a plusieurs faits frappants concernant les chauves-souris. Par exemple, leur sonar est beaucoup plus avancé que le nôtre. Même avec toute notre technologie du 21ème siècle, nous n’avons pas la même capacité qu’une simple chauve-souris dans une caverne ou dans les ténèbres.

– FV : Alors, ça mange quoi une chauve-souris ?

– ST : Elles mangent les moustiques, c’est une bonne chose et c’est très très bien. Oui, dans une seule nuit par exemple, une chauve-souris peut manger…, il y a 20 millions de chauves-souris dans une grande caverne au Texas et elles mangent plus de 20 tonnes de moustiques par nuit.

– FV : Waouh ! C’est impressionnant ! Quelle est la plus petite des chauves-souris dans le monde ?

– ST : En anglais, elle s’appelle "bumblebee bat". On peut la poser sur le doigt, comme ça. Elle pèse moins que 10 centimes.

– FV : Qu’une pièce de 10 centimes ?

– ST : Oui, qu’une pièce de 10 centimes. Elle est toute petite.

– FV : Je crois que c’est la chauve-souris "Kitti".

– ST : Ok, comme tu l’as dit.

– FV : Je crois. A vérifier. Mais les petites chauves-souris comme ça, elles n’ont pas de radars ?

– ST : Si, bien sûr ! Elle a la capacité, elle a de grosses oreilles par rapport à son corps, et aussi une oreille interne et un système nerveux pour le ("processing") traitement de toutes les données qui arrivent à leur sonar.

– FV : Alors explique-nous comment ça marche ce sonar qu’utilisent les chauves-souris.

– ST : Alors, il y a un larynx spécialisé pour donner un son et le son est spécifique pour cette chauve-souris, il est unique.

– FV : Quand tu dis que c’est particulier pour cette chauve-souris, tu veux dire que ça se distingue d’une autre chauve-souris ?

– ST : Oui bien sûr, comme ça elles ne se heurte pas l’une contre l’autre pour le même moustique. Elles lancent une pulsation d’ultrasons, ça touche le moustique, il y a réflexion, les oreilles de la chauve-souris entendent, il y a un traitement des données qu’elle a reçues par ce sonar et elle sait exactement où se trouve le moustique : la direction, la vitesse, la taille et même la texture de la surface de ce moustique. Elle va et mange.

– FV : C’est assez extraordinaire !

– ST : Oui, absolument.

– FV : Alors, quelle est la distance à laquelle elle peut attraper quelque chose ?

– ST : Normalement c’est une distance de 10 cm mais ce qui est frappant, c’est la possibilité de distinguer 0, 3 mm de distance entre les objets. Alors, c’est une résolutionqui dépasse notre technologie de nos jours.

– FV : Ça veut dire que notre technologie est inférieure à la technologie des chauves-souris ?

– ST : Absolument ! 2 fois inférieure. Parce que le mieux que nous puissions faire, c’est 8 ou peut-être 6 micro-secondes entre les pulsations, mais la fréquence des chauves-souris c’est 2 fois ça. Alors elles peuvent distinguer les objets qui sont 2 fois plus petits, 2 fois plus séparés que nous.

– FV : Je crois que dans notre discussion préalable à cet enregistrement, tu parlais qu’une chauve-souris était capable de discerner l’équivalent d’un objet aussi fin qu’un cheveu et qui serait aussi petit que ?

– ST : 2 mm de… C’est une chauve-souris qui va à la pêche, qui chasse des poissons. Et l’aileron de poisson qui dépasse de 2mm au-dessus de l’eau et qui a l’épaisseur d’un cheveu, elle peut le voir et le manger.

– FV : C’est extraordinaire ! Est-ce que l’on s’est inspiré des sonars des chauves-souris pour la technologie actuelle ?

– ST : Alors, la science biomimétique, s’inspire de tout le vivant. Il y a pas mal de scientifiques qui regardent dans la nature, dans la création, les choses en effet que Dieu a faites, et nous essayons de les copier et de les utiliser dans notre technologie. Il y a pas mal d’exemples comme ça. Et normalement les systèmes naturels sont beaucoup plus efficaces et dans certaines situations, ils dépassent notre technologie.

– FV : Ca me rappelle d’ailleurs… Je suis abonné à la recherche. Alors certains des articles que je lis, je n’arrive pas nécessairement à les comprendre pleinement, je l’avoue avec humilité ici, mais d’autres articles sont vraiment fascinants. Et ce mois, du mois de juillet (je crois que c’est un double numéro qui est arrivé pour le mois de juillet 2018), il y avait un chercheur dont j’ai oublié le nom, mais qui travaillait sur des drones et qui cherchait à réaliser des drones qui s’inspiraient du vol des oiseaux et apparemment, il manquait un certain nombre de paramètres. Il a pu étudier… Parce que la problématique des drones que nous fabriquons aujourd’hui, c’est qu’ils sont capables de manœuvrer très facilement, mais ils ne sont pas capables d’aller sur de longues distances sans être très gourmands en énergie. Donc l’idée c’était de revenir aux 2 axes, c’est-à-dire comme les avions, mais le problème, c’est que les 2 axes doivent voler avec une certaine vitesse, ils sont moins maniables, et donc c’est moins facile à utiliser pour des services précis. Et l’ingénieur qui travaillait sur cette question s’est dit : "Mais en fait, il faut regarder comment les oiseaux volent", et il a décidé d’adapter les ailes pour que ce soit des voilures qui s’adaptent avec une forme de plume ultralégère dont il dirige l’orientation. Et ce qui m’a frappé dans l’article de la recherche et j’allais dire : "Dieu sait si la recherche ne pense pas à Dieu !" mais ce qui était formidable c’était ce journaliste qui disait : "Comme quoi, la nature est vraiment très bien faite !" C’est une confession ça, que la nature est bien faite !

– ST : C’est une confession de foi en effet.

– FV : La nature est très bien faite !

– ST : Oui, bien sûr parce que Dieu est, en effet, l’ingénieur extraordinaire, et le génie de Dieu, Dieu que nous voyons partout, son travail partout, c’est un génie extraordinaire qui dépasse le nôtre.

– FV : Alors c’est quand même un propos… Toi tu dirais que la création témoigne d’un Dieu créateur ?

– ST : Absolument.

– FV : Alors, tu parlais de la chauve-souris. Il y a un autre élément que tu pourrais évoquer ?

– ST : L’autre qui est presque le même : il y a le dauphin et quelques espèces de baleines qui utilisent le même système de sonar, mais sous la surface des océans.

– FV : Oui, mais là ça s’explique facilement par un ancêtre commun ?

– ST : Non mais il n’y avait pas d’ancêtre commun avec la chauve-souris.

– FV : Donc, "par hasard", il y a 2 systèmes de sonar qui se seraient développés ?

– ST : Oui, c’est ça, "par hasard", oui, soit disant "par hasard". C’est impossible !

– FV : La nature est vraiment bien faite !

– ST : Oui, elle est bien faite. C’est une marque d’un dessinateur, un ingénieur commun. Pas un ancêtre commun !

– FV : Oui, un ingénieur commun, pas un ancêtre commun.

– ST : Qui est Dieu.

– FV : Et donc ce double système qui aurait évolué, c’est juste improbable, c’est juste impossible ?

– ST : Oui, impossible parce que, par le système de la sélection naturelle et par les mutations qui seraient tout-à-fait dues au hasard, c’est impossible par quel système ajouter les informations génétiques et précises pour avoir toutes les composantes du système de sonar sur place d’un coup. Et s’il y a quelque chose qui ne marche pas, c’est fini, et les chauves-souris vont être éliminées par les sélections naturelles si le système de sonar ne marche pas très bien. Pourquoi ? Parce qu’elles meurent de faim, elles n’arrivent pas à manger les moustiques.

– FV : Oui, ça c’est le concept de la complexité irréductible qui a été mis en avant. Quel est l’auteur qui a mis ça en avant ?

– ST  : Michael Behe.

– FV : La complexité irréductible : l’idée c’est qu’un œil ne sert à rien s’il n’y a pas un cerveau pour l’interpréter. Non seulement ça sert à rien, mais en plus l’œil sans le nerf optique est incapable d’avoir la moindre utilité. Donc, cette complexité irréductible fait que certaines fonctions impliquent un développement parallèle de plusieurs éléments en commun et qu’en aucun cas, une mutation aléatoire permet de générer ce genre de fonction parallèle. C’est-à-dire que le cerveau et le nerf optique et l’œil doivent fonctionner correctement et… C’est un peu le propos que tu tiens ?

– ST : Absolument. Alors si vous regardez un Airbus 380, il y a tous les systèmes pour avoir un tel avion. Tu ne voyagerais jamais dans un avion s’il y avait quelque chose qui manquait, n’est-ce pas ? Parce qu’il n’est pas garanti que l’avion décolle et tu es sain et sauf. C’est le (la) même (chose) dans la nature, mais c’est encore pire avec quelque chose comme un œil ou une oreille. C’est absolument fantastique le niveau de génie, mécaniquement, électroniquement pour faire le traitement des données et pour mettre tout ensemble. C’est impossible que cela puisse arriver par la chance. C’est une position de foi si on pense que ça peut arriver par la chance, parce que nous n’avons aucune idée comment un système, au hasard, par le hasard de mutations, un tel système peut arriver.

– FV : Alors j’aimerais te poser une question, cette fois-ci plus personnelle. C’est un petit témoignage et il faudrait lire, il y a de très, très bons livres qui, si jamais tu lis l’anglais, je te conseille un livre récent qui recense un peu tous les éléments de dessein intelligent, qui est le livre de Michael Denton*, "Evolution : Still a Theory in Crisis". Malheureusement, c’est en anglais. Ce sera peut-être traduit mais son premier livre, qui date maintenant de pas mal d’années, a mis 10 ans à être traduit soi-disant par l’éditeur. Je crois en fait que l’éditeur a tout simplement mis de côté pour éviter que ce soit disponible rapidement sur le monde francophone. Donc, si tu lis l’anglais, c’est un homme qui, à la fin de sa carrière universitaire a finalement écrit ce qu’il considérait comme être les éléments les plus probants en faveur d’un dessein intelligent, d’un créateur en tous cas, et donc c’est un livre assez marquant parce que c’est un scientifique de renom, mais aussi qui a souffert d’une exclusion sur la base de sa croyance et pas sur la base de son travail. Très, très bon livre, mais bref, moi j’ai envie de te poser la question : "qu’est-ce que ça change pour toi, et qu’est-ce que tu voudrais que les auditeurs entendent de ta part, un scientifique réputé, publié, qui accompagne des doctorants dans leurs recherches, toi qui crois à la Bible. Qu’est-ce que ça change dans ta vie, un créateur ?"

– ST : 2 choses.

– Alors tu peux, et tu dois, tu devrais croire la Bible, parce que c’est la vérité, et il n’y a aucuns faits historiques ou scientifiques qui contredisent la Bible. La Bible est fiable et elle explique comment nous sommes dans la situation où nous nous trouvons.

– La 2ème chose c’est que c’est évident qu’il y a un dessinateur, un créateur qui nous regarde dans le système de la nature. C’est évident qu’il y a un créateur qui a mis tout en place, mais, ce n’est pas toute l’histoire. Ce créateur, il est devenu humain, son nom est Jésus. Alors Dieu est apparu en chair, comme homme, comme moi, comme toi, et lui il a fait des choses que seulement Dieu peut faire, des miracles extraordinaires. Il a contrôlé la nature parce qu’il a créé la nature. Lui, ce merveilleux Dieu est devenu chair. Pourquoi ? Parce qu’il a voulu mourir par amour pour nous les hommes qui ont péché contre lui. Et plus que ça, il est mort pour nos péchés, il est ressuscité le 3ème jour. Il vit aujourd’hui. Il est entré dans notre cœur, dans notre vie, et vous avez eu une connaissance personnelle de ce Dieu qui a créé tout.

– FV : Merci beaucoup Steve. En fait, je voudrais donner une analogie, là, qui me vient, en t’écoutant. Lorsque l’on va dans un pays, on cherche parfois des bons restaurants et puis on regarde les guides qui nous indiquent (je suis un Français, hein donc alors voilà !) les bons restaurants du coin. Et puis si on peut, on essaye de profiter de ce qui nous est offert. Et en fait, la création, c’est un peu ça. C’est un guide qui nous parle du créateur et (c’est) la création, la beauté de cette création ne fait que nous alerter de l’existence d’un Dieu et nous renvoie justement à la Bible pour qu’on puisse découvrir ce Dieu qui nous a aimés et qui nous offre une espérance au-delà de la mort, au travers la personne de Jésus-Christ.

Alors j’espère que ce petit podcast et ce témoignage t’encourageront à découvrir ou à aborder un évangile ou un Nouveau Testament peut-être pour découvrir ce Dieu qui s’est révélé par son acte créateur, mais qui s’est aussi révélé par la Bible et surtout, qui s’est révélé en Jésus-Christ pour que nous puissions avoir une espérance vivante et pour être conduit à une relation avec Lui. Merci beaucoup Steve !

– ST : Merci

– FV : Et puis au plaisir.

* Le nom de l’auteur a été corrigé (erreur de Florent dans le podcast)

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire de la Bible. Florent est aussi conférencier, et professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève. Il est le directeur international du développement des Églises au sein de la mission Encompass liée aux églises Charis France. Il est marié avec Lori et ont trois enfants adultes et mariés ainsi que quatre petits-enfants.

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