Que penser de l’euthanasie? (Épisode 188)

L'euthanasie fait aujourd'hui débat dans notre société. Florent Varak nous donne des clés pour une vision biblique de la vie et de sa valeur, ainsi que de la mort. Sa réflexion s'ancre dans des situations concrètes, ce qui la rend encore plus pertinente pour ceux qui sont confrontés à cette question de près ou de loin.

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PVR 188 : que penser de l’euthanasie ?

La question est posée : "Bonjour TPSG, merci pour vos articles, votre travail me sert personnellement et dans la préparation de discussions autour de la Bible, et justement par rapport à ça j’aimerais faire un temps spirituel sur l’euthanasie, et je n’ai trouvé aucune ressource, à mon grand étonnement, à ce sujet. Peut-être n’ai-je tout simplement pas assez bien cherché ? Sinon, pourriez-vous rédiger un article ou faire une vidéo ‘un pasteur vous répond ‘ sur le sujet ? C’est un thème des plus actuels, avec l’affaire Vincent Lambert qui fait beaucoup de bruit en ce moment. Merci !" (Fin de la question)

Ecoute, merci de l’avoir posée… une question qui est brûlante et qui est touchante, elle est bouleversante, et puis moi j’ai juste un quart d’heure ou 20 minutes pour la traiter, donc ça va être un peu une gageure.

Je te signale quelques ressources sur le sujet : il y a un livre un peu ancien maintenant de Pierre Wheeler et Béatrice Hatté qui s’intitule L’euthanasie (BLF 2003, 48 pages, donc ça reste court) et puis il y a l’excellent ouvrage de John Wyatt, Question de vie ou de mort, la foi et l’éthique médicale (Excelsis le publie, 2009, c’est un gros pavé mais c’est remarquable, une excellente ressource très complète sur le thème bioéthique) et puis plus généralement sur les thèmes de l’éthique, encore un petit livre, celui de mon ami Vincent Rébeillé Borgella, Petit manuel d’éthique (pratique), aux éditions Clé, 116 pages (ça se lit très facilement), ça donnera quelques repères ; et puis l’ouvrage beaucoup plus conséquent de Alain Nisus, Luc Olekhnovitch et Louis Schweitzer Vivre en chrétien aujourd’hui, repères éthiques pour tous, publié à la Maison de la Bible, 2015 ; là on parle de 800 pages, donc c’est quelque chose qui va toucher beaucoup de points différents.

Alors l’excellent ouvrage de Vivre en chrétien aujourd’hui propose une réflexion d’une douzaine de pages sur l’euthanasie, et il pose les questions qui sont essentielles, qui permettent de répondre à ta question, parce qu’on ne peut pas avoir une réponse – comme toujours ou souvent dans l’éthique – absolument radicale sur ces questions. Qui demande ? Pourquoi la personne le demande ? Comment elle souhaite répondre à cette question ? Selon la réponse, les enjeux sont différents. Si l’hôpital demande l’euthanasie pour des raisons de coût, c’est un homicide. Si le malade le demande, il faut comprendre pourquoi. Si c’est à cause de la souffrance, elle peut y être remédiée, en tout cas suffisamment, sauf si la souffrance est existentielle et que la personne regrette des pans entiers de sa vie, et qu’elle n’arrive pas à être confrontée à cette réalité. Donc il y a plein d’aspects à cette question, et puis il y a 3 attitudes qui sont à considérer : il y a le "laisser mourir", il y a le fait de hâter la mort, il y a le fait de provoquer la mort ; et j’ajoute que de prendre des traitements ou demander des traitements, ou donner des traitements qui vont alléger la souffrance, mais qui vont raccourcir de quelques heures, quelques jours, la vie, c’est pas la même chose que d’injecter des produits qui ont pour volonté directe d’apporter la mort.

Alors on va parcourir ces notions un petit peu rapidement, et j’espère qu’en te citant ces livres, tu vas te plonger dans… enfin, tu vas les acheter pour pouvoir les consulter, avoir une idée un petit peu plus complète ; mais je te livre la conclusion de Vincent Rébeillé Borgella sur cette question, c’est un peu un spoiler, mais ça donnera les choses avec simplicité : "La vie a un caractère sacré, je refuse la possibilité de toute forme d’euthanasie, je cherche des solutions pour prendre en compte les motivations réelles qui ont poussé à cette demande d’euthanasie, j’utilise tous les moyens pour soulager les douleurs et les souffrances physiques, psychologiques, sociales et spirituelles, je peux militer pour un développement des soins palliatifs, et même de la culture palliative, chez tous les soignants et même dans la société ; j’apporte un témoignage sur le salut qu’apporte l’Evangile. L’éthique chrétienne est sans équivoque contre toute action venant activement donner la mort, mais elle pose le souci impératif de prendre en compte douleurs et souffrances sous toutes leurs formes, dans le cadre prévu par la loi."

Voilà, alors ayant donné un peu la réponse générique à ta question, j’aimerais qu’on regarde cette question plus en détail. Le mot ‘euthanasie’ veut dire littéralement ‘une belle mort’, et le terme est chaleureux et nous voudrions tous une belle mort. J’ai commencé à prier pour cela pour ma propre vie, que je termine avec sérénité ma vie, que je termine jusqu’au bout ma course chrétienne, avec tout ce que cela peut impliquer, ne sachant pas quelles seront les étapes – bonnes et mauvaises – qui viendront, mais l’idée d’euthanasie n’est pas l’idée d’une belle mort, mais d’être tué d’une belle mort ; et j’espère que tu vois la différence !

On a un exemple d’euthanasie dans la Bible, dans cette idée de bien mourir, c’est Abimélek le fils de Gédéon (juge) et d’une concubine originaire de Sichem. Il égorgea 70 fils de son père, ses demi-frères, pour prendre le pouvoir. Il a voulu mater une rébellion et voilà comment le livre des Juges rapporte l’événement : "Abimélek parvint jusqu’à la citadelle – il y avait la rébellion – l’attaqua, et s’approcha de la porte pour y mettre le feu, alors une femme lança sur la tête d’Abimélek un morceau de meule de moulin et lui fracassa le crâne. Aussitôt, il appela le jeune homme qui portait des armes, et lui dit" Tire ton épée, donne moi la mort, de peur qu’on ne dise de moi ‘c’est une femme qui l’a tué’. "Le jeune homme le perça, et il mourut." (fin de citation, donc Juges 9.52-54). Là nous avons donc une euthanasie, les motivations qui poussent cet homme à recevoir une belle mort, c’est qu’il ne veut pas la honte d’avoir été tué par une femme – un peu sexiste le gars ! Et en même temps, il n’est pas présenté comme étant un homme vraiment recommandable !

Alors c’est dommage que le terme euthanasie soit utilisé pour toute une situation… des situations différentes, le droit de refuser ou d’accorder – pardon, le droit de refuser d’accorder ou de recevoir un traitement de survie, le droit de refuser d’accorder ou de recevoir un traitement de survie quelle que soit la raison, parce qu’il est pesant ou inutile ; ou bien parce que c’est plus souvent de l’assistance au suicide ; pour tout ça on parle d’euthanasie. C’est un petit peu… erroné. Les bioéthiciens qui réfléchissent à cette question font un tableau en 3 colonnes et 3 lignes, ils distinguent l’euthanasie passive à la demande du patient, et l’euthanasie passive sans la demande du patient ; et puis l’euthanasie active à la demande du patient, ou sans la demande du patient.

C’est quoi l’euthanasie active ? C’est l’injection de produits qui endorment, et puis ensuite on injecte des produits qui tuent, comme le curare – la personne décède.

L’euthanasie passive c’est lorsqu’on arrête un traitement, ou bien lorsque la personne est dans un état végétatif – donc elle n’est pas susceptible de faire une demande directe – on arrête les traitements d’alimentation et de respiration, et la personne est laissée à mourir. La définition de Wyatt, il me semble, me semble la meilleure : "L’euthanasie est l’homicide intentionnel (c’est vraiment important de retenir l’intentionnalité) par action ou par omission, d’une personne dont on considère que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue" – c’est page 220 de son livre. Donc par omission ou par détermination, il y a une intention de tuer, et c’est cela qui est déterminant. Alors généralement c’est la souffrance, ou la peur de la souffrance, qui motive de tels choix… C’est une personne qui souffre énormément, psychologiquement ou physiquement, une personne qui a peur de souffrir ou peur d’être dépendante, ou peur d’être indigne…On rejoint un peu la thématique de la honte d’Abimélek ; une personne qui se sent inutile, ou qui craint de le devenir… Alors il y a plusieurs problèmes associés à cette démarche d’euthanasie active, que je souhaite ici plus particulièrement considérer.

La première c’est que l’erreur de diagnostic est vraiment possible. Un rapport dans un journal médical indique que 42% des diagnostics d’état végétatif chronique étaient erronés. 42% c’est presque une personne sur 2 ; donc c’est assez terrible. Il y a le cas bouleversant de Jean-Dominique Bauby qui, sorti de son bureau, s’est effondré ; on a pensé à un coma… Il est tombé dans un coma profond ; on a pensé qu’il était dans un état végétatif, et en fait il avait le Locked-In Syndrom ; c’est en fait un mauvais diagnostic qui l’avait enfermé dans cette situation, et il était capable de communiquer petit-à-petit avec sa famille par des- je crois- des clignements de paupières ; il a écrit un livre publié chez Laffont et Pocket qui s’intitule Le scaphandre et le papillon ; donc voilà un homme qui peut-être aurait pu être tué par euthanasie passive, pour le coup active, si sa femme l’avait désiré –pardon, sans le consentement, ou avec le consentement de ce patient, et puis… mais il était bien vivant, il était capable de conscience, de ce qui se passait. Erreur de diagnostic, ça milite contre l’euthanasie.

Deuxièmement il y a la valeur de la vie, et c’est sûr que c’est absolument tragique quand on est confronté au fait de prendre soin d’une personne qui est limitée… par rapport aux gens sans handicap, mais il y a une notion que certaines vies valent moins la peine d’être vécues, et il y a des gens qui sont remarquables, qui vivent des handicaps -parfois lourds et difficiles pour leur entourage- mais qui témoignent de la valeur de leur vie. J’ai vu quelqu’un dont le père l’avait emmené à plusieurs ‘Iron man’ alors qu’il était lui-même dans un état grabataire assez compliqué, il avait de la peine à parler, mais qui vivait sa vie en disant qu’il la vivait de façon épanouie ; c’est bouleversant, c’est des gens qui ont à m’apprendre, c’est pas moi qui peut leur apprendre quoi que ce soit ! La valeur de la vie ne se mesure pas à la productivité face à la société, à la perception de la différence, et nous sommes chacun créé à l’image de Dieu, même si cette image a été brisée par la chute et le péché, et donc tout ce qui vient avec les conséquences d’un monde qui ne fonctionne pas toujours de façon optimale. Néanmoins chaque vie est digne d’être vécue.

Troisièmement la guérison est possible… Je discutais il ya quelque temps avec un homme, on l’appellera Robert, il est sorti d’un accident de voiture qui lui avait brisé la nuque, et il s’est réveillé dans un lit d’hôpital, et il pensait être handicapé à vie. En fait il voulait mourir, il a demandé à mourir, l’euthanasie aurait été idéale pour lui dit-il, mais à cette époque ce n’était pas autorisé. Et puis il a guéri, et il marchait, il était souriant, il était… il profitait de la vie pleinement. C’est pas le cas de tous, mais les décisions qu’on peut prendre pour demander la mort à un moment donné où on est particulièrement au fond de la vallée, au fond du gouffre, doivent être tempérées, parce que les guérisons sont possibles.

Quatrièmement : le dérapage de la généralisation. En fait des études ont montré que lorsque l’euthanasie a été plus facilement tolérée dans certains milieux, lorsqu’elle a été validée, même si au départ il y avait des choses assez strictes qui la contraignait, un cadre assez strict comme en Hollande par exemple, eh bien petit-à-petit, elle devient libéralisée pour simplement être donnée à celui qui a envie d’être… de se tuer par suicide, et elle est généralisée, pas simplement par la demande de l’individu, mais aussi par les médecins, qui petit-à-petit, prennent l’habitude de ne pas distinguer, comme ils l’avaient dans le voeu d’Hippocrate, qui est un voeu de médecins qui disent qu’ils se consacrent à faire du bien, pas à faire du mal ; c’est là qu’on a distingué le médecin du sorcier – c’est un choix très important d’orientation – mais là quand on donne au médecin le droit, le devoir parfois, de faire des euthanasies, il est lui-même dans une situation de dérapage -c’est pas moi qui le dis, ce sont les chiffres qui le disent : 4% de tous les morts -c’est Wyatt qui le dit, 4 % de tous les morts, soit 1 une personne sur 25, étaient dus à une décision délibérée des médecins, le nombre de celles pour lesquelles l’intention du médecin n’était pas clairement établie est encore beaucoup plus élevée, et donc il y a dérapage de la part du médecin, des médecins ; également dérapage de la part des patients ; alors on n’est pas loin là de ce qui pourrait se reproduire, même si je ne dis pas que ça se produit aujourd’hui, mais qui pourrait se reproduire avec l’épopée nazie, absolument terrible, où il y avait une mise à mort systématique des gens qui étaient les plus faibles, ou dont on estimait que leur vie ne méritait pas d’être vécue.

Cinquièmement, et je vais déjà évoquer le rôle du médecin ; c’est pas une bonne idée que de confondre les rôles.

Entre le rôle de celui qui est soignant et qui fait tous les efforts possibles pour maintenir en vie, et le rôle du tueur qui abrège les souffrances. Là encore je veux vraiment distinguer celui qui, abrégeant les souffrances, a pour conséquence d’abréger un peu la vie, c’est pas tout à fait la même chose, parce que le projet principal c’est de soulager la souffrance… ça me semble totalement légitime ; et donc là ça pose la question de l’acharnement thérapeutique, qui est une vraie question, et je pense que on a des éléments à avoir là-dessus. Moi ça me touche beaucoup, et particulièrement de voir… Je vois des chrétiens qui parfois luttent dans des cancers absolument, extrêmement douloureux, qui veulent maintenir un peu leur vie quelque temps, alors que le paradis les attend, et je crois que la mort doit être conçue comme une réalité aussi, que ça fait partie de notre chemin de vie, nous passerons par la mort, sauf si Jésus revient avant, et ayant passé par la mort, nous sommes accueillis par le Christ, dans un monde nouveau qui ne connaîtra pas la souffrance.

Donc là, le fait de rechercher l’acharnement thérapeutique pour soi-même pour ses proches qui sont chrétiens, ça me semble un peu dommage ; on a un peu un exemple triste avec Ezechias qui allait mourir, qui demande un sursis, Dieu lui octroie 15 ans et il l’utilisera finalement assez mal. Bref ! Je veux terminer avec ce que dit Joni Tada Erickson, femme remarquable, dont la nuque s’est brisée, je ne sais plus si c’est un accident de piscine ou de cheval, mais qui a vécu toute sa vie d’adulte, qui est encore vivante de nos jours, une femme de Dieu extraordinaire, handicapée, et qui aime Christ, et qui parle de Christ, et qui témoigne du soutien que Christ lui donne, même si c’est parfois au milieu de moments émotionnels profondément…de dépression et de tristesse, mais où Dieu la soutient. Voilà ce qu’elle dit :

< < Quand les gens disent que leur mort est leur propre business, et de "ceux que j’aime", ils ne considèrent pas le sens de leur décision sur un cercle plus large d’individus, les amis, anciens collègues, enseignants, membres distants de la famille, relations plus lointaines, et même les infirmières ou docteurs qui passent du temps à leur chevet.

Quel effet votre décision aura-t-elle ? Votre choix courageux de faire face à la souffrance forcera d’autres à lever les yeux et remarquer. Cela s’appelle fortifier le caractère moral de la société. Quand des gens observent la persévérance, l’endurance et le courage, leur fibre morale est renforcée. Inversement, vos choix de plier devant la vie affaiblissent la résolution morale de cette même société.

Des années après mon hospitalisation, ma mère reçoit toujours des lettres d’infirmières, de serveurs de la cafétéria, et de la famille dont la fille était reliée à des machines la maintenant en vie à 2 lits de moi. La décision de mes parents a eu un impact prolongé sur ces personnes. > >

Chapeau bas à Joni, on peut prier pour elle et pour son ministère extraordinaire.

Et voilà il y a cette pensée qu’Ezéchiel nous laisse en 18.32 "Je ne désire pas la mort de celui qui meurt, oracle du Seigneur l’Eternel. Convertissez, convertissez-vous donc, et vivez !" La mort est le signal le plus terrible de la brisure humaine, la mort est un ennemi, avec sa souffrance ; il ne faut pas en faire une belle chose, la mort est un ennemi, mais aussi c’est un ennemi que Christ a vaincu à la croix. Il dit "Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi vivra, quand bien même il serait mort." Et voilà l’espérance qui est donnée à tous ceux qui souffrent, et qui contemplent… avec toute la compassion que je peux avoir, je peux pas me représenter la souffrance quotidienne que donnent des situations de fin de vie, ou le désespoir qui vient de la perspective que l’horizon maintenant s’est éteint ; mais notre horizon se prolonge par Jésus-Christ. La Bible dit que nous naissons séparés de Dieu, que nous vivons séparés de Dieu ; Jésus Christ vient offrir une vie renouvelée, il est mort à la croix pour payer pour nos péchés, et il est ressuscité pour nous ouvrir un chemin qui nous amène à lui ; si nous demeurons dans nos péchés nous demeurons séparés de Dieu non seulement dans notre vie présente, mais dans notre vie future et éternelle. C’est pourquoi l’euthanasie, et notamment l’euthanasie de personnes qui ne connaissent pas Dieu, est une tragédie, parce que les gens pensent qu’ils vont abréger en cela leurs souffrances, en fait ils ne font que la sceller pour l’éternité.

La vie est sérieuse, le salut est sérieux, la personne de Jésus Christ est sérieuse, l’Evangile est sérieux, prenez le temps de réfléchir ; c’est votre chemin, c’est pas le mien, chacun d’entre nous devons nous positionner avec cette merveilleuse nouvelle que Dieu s’est fait homme pour porter notre crasse à la croix, et pour ouvrir une espérance qui est vive en sa personne. Le plus court verset de la Bible, c’est Jésus qui est face à la mort de son bien-aimé, un ami, Lazare, ce verset le plus court il contient 2 mots : ‘Jésus pleura’ ; alors il ne pleure pas parce qu’il a perdu son ami, il sait qu’il va le ressusciter, mais il pleure parce qu’il voit toute la détresse de la mort, toute l’horreur de la mort, il n’y a pas de belle mort en ce sens là, et c’est dans ce contexte qu’il dit ‘je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi vivra, quand bien même il serait mort’ et donc il tend une perche, il tend une perche à tous les hommes et toutes les femmes qui ont cette conscience que leur vie est fragile, qu’ils vont mourir, que l’on peut saisir cette vie avec lui, et qu’il nous fait dépasser la souffrance du temps présent vers une vie en sa présence ou il n’y aura plus de souffrance, une vie éternelle ; lorsqu’il a ensuite été crucifié à la croix, il y avait à ses côtés 2 criminels, 2 terroristes en fait, qui avaient tué des hommes pour essayer de s’opposer au règne des Romains, et l’un d’entre eux se moque de Jésus et puis l’autre dit ‘mais arrête de se moquer de lui … ne vois-tu pas que c’est un homme bien ? ’(je paraphrase) et il lui dit "Jésus, souviens toi de moi quand tu reviendras dans ton règne", et Jésus se tourne vers lui et lui dit "En vérité, en vérité, je te le dis, aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis." Donc il y a vraiment une assurance possible, même si nous sommes ou vous êtes au dernier moment de votre vie, et vraiment une assurance possible de saisir la main de Jésus-Christ, d’exprimer cette confiance que lui il est mort pour nous, que lui il est mort pour nous donner la vie, que lui nous aime, que lui veut nous faire vaincre cette mort parce qu’il l’a lui même vaincu par sa mort et par sa résurrection.

Alors voilà j’espère que ce podcast a répondu à ta question ; c’est trop bref bien sûr pour une question aussi importante… Je conclus avec cette parole d’Esaïe 25.8 : "Dieu anéantit la mort pour toujours, le Seigneur l’Eternel essuie les larmes de tous les visages, il fait disparaître de toute la terre le déshonneur de son peuple, car l’Eternel a parlé."

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire de la Bible. Florent est aussi conférencier, et professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève. Il est le directeur international du développement des Églises au sein de la mission Encompass liée aux églises Charis France. Il est marié avec Lori et ont trois enfants adultes et mariés ainsi que quatre petits-enfants.

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