Quelles sont les différentes méthodes d’évangélisation et que penser de leur efficacité? (Épisode 165)

"L'évangélisation est la mise en avant d'une personne". Conscient qu'il n'existe pas de méthode miracle, Florent Varak en présente tout de même quelques unes, suivies de principes solides d'évangélisation donnés par Dieu, pour finir sur la notion de témoignage.


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Épisode 165 : Quelles sont les différentes méthodes d’évangélisation et que penser de leur efficacité ?

Donc la question qui est posée pour ce podcast c’est : "quelles sont les différentes méthodes d’évangélisation et que penser de leur efficacité ?"

C’est un podcast qui est très lié, ces trois derniers podcasts sont très liés avec la question du ministère du Saint-Esprit, donc c’est intéressant qu’on reste un peu dans cette même veine et ça permet que ce soit plutôt un prolongement plutôt qu’une réflexion un peu écartelée, même si on va un peu dans un autre domaine quand même avec cette question.

Alors, derrière la question il y a, j’imagine, le désir de trouver LE truc qui va marcher, LE truc qui va révolutionner nos églises ou qui va mieux marcher ou qui va changer le coeur de ceux qui nous entourent, et combien je comprends cela !

Si vous n’êtes pas disciple de Jésus et que vous écoutez ce podcast, vous allez vous dire "mais l’évangélisation ça ressemble à une sorte de campagne de marketing", ou bien on parle beaucoup dans le monde de prosélytisme comme si c’était quelque chose d’absolument affreux, bien sûr comme si on faisait de la publicité pour une église, pour un mouvement, alors qu’il faut vraiment réaliser que de notre perspective à nous, la vie c’est comme un jouet sans les piles. L’être humain, c’est comme un jouet sans les piles. Bien sûr, il est joli en tant que tel et sur un rayonnage c’est formidable, mais quand on met les piles, il s’anime et il se met à faire ce pourquoi il a été créé. La vie, moi je trouve qu’elle est formidable, mais elle manque de saveur, mais surtout elle manque d’éternité ; enfin, c’est glauque : on va tous mourir, et la Bible dit qu’on va rester dans l’état dans lequel on est quand on meurt.

Donc, c’est super important d’être connecté à Dieu et l’évangélisation, c’est pas une sorte de présentation d’une doctrine, c’est pas la mise en avant d’une église, c’est la mise en avant d’une personne qui est notre créateur, mais aussi notre sauveur, c’est à dire qu’il a abandonné à un moment donné sa gloire pour venir sur terre pour vivre la vie d’un homme, vivre la vie parfaite qu’on n’arrive pas à vivre, et pour mourir à la croix pour nos fautes, en sorte qu’il nous donne sa justice, alors que nous lui remettons dans la repentance et dans un changement profond de mentalité, nos propres errements, nos propres faiblesses et que nous développons une relation avec Lui. Lui nous fait renaître éternellement. L’évangélisation, c’est pas transmettre une doctrine, c’est transmettre une personne qui est aussi Dieu, qui est aussi notre créateur, notre sauveur et ça, ça devient super important ! Parce que l’éternité, ben.. c’est long comme disait Woody Allen, surtout vers la fin ! Mais au delà de la boutade, c’est fondamental quoi ! Soit on passe l’éternité avec Dieu, soit on passe l’éternité sans Dieu, c’est une question fondamentale, et c’est pour ça qu’en tant qu’évangélique, on est préoccupé de la question de l’évangélisation.

Alors, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour cette question. La bonne nouvelle, je la dirai tout à l’heure, la mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’existe pas de méthode miracle à l’évangélisation.

C’est pas une technique de vente, donc il n’y a pas de méthode miracle. La bonne nouvelle, c’est que Dieu est l’acteur principal de l’évangélisation et que Lui, Il nous donne des principes solides qui peuvent ensuite s’accommoder de pleins de méthodes.

Justement, qu’est ce qu’on va voir dans ce podcast ? On va voir premièrement, les méthodes, deuxièmement, les principes et puis troisièmement, on terminera sur la notion de témoignage, et puis je donnerai l’exemple de l’église de Cusset d’où je viens, avec quelques remarques qu’on a trouvé utiles et j’espère qu’elles le seront aussi pour vous.

  1.  Les méthodes :

Déjà, c’est quoi une méthode ? "C’est un ensemble de moyens qui permettent d’obtenir un résultat", dit de façon très technique, un ensemble de moyens qui permettent d’obtenir un résultat. Alors quand on parle d’évangélisation, on parle de pleins d’éléments. Par exemple, quand on essaie d’avoir une sorte de classification des méthodes.

  •  Il y a différents niveaux d’interactions : conversation avec un collègue d’un côté très personnel, ou bien, relation sur le web, très impersonnel, sauf sur TPSG où on a un tchat bien sûr ;
  •  Différents médiums (musique, livre, film, tract) ;
  •  Différents contextes relationnels, que ce soit un contexte relationnel individuel, collectif, etc…

Donc on peut avoir une taxonomie très vaste des méthodes d’évangélisation.

Et comme on ne va pas faire une analyse sociologique parce qu’en plus ces méthodes là, elles sont plus adaptées dans certains contextes culturels, certains contextes religieux, certains contextes philosophiques, font que certaines méthodes sont plus adaptées, et donc il faut…, y aurait tellement à dire et j’ai que quinze minutes qui défilent tellement, tellement vites !

Alors, onze méthode que je peux recenser comme ça spontanément que vous connaissez :

  •  Porte à porte : c’est difficile, à cause du dérangement que ça suscite, l’intrusion, et puis malheureusement l’exemple des témoins de Jéhovah qui saoulent un peu sur les places publiques donc c’est… Nous on a décidé, on n’en fait plus quoi, parce que c’est très problématique de le faire en ces termes.

Ah oui ! Je voulais dire ! Y a aucune de ces méthodes qui est mauvaise ! Si tu es un fan du porte à porte, il faut surtout que tu continues. Si Dieu t’appelles à ça, faut surtout que tu continues ! Je veux vraiment pas vilipender, réduire de façon négative certaines méthodes. Toutes les méthodes sont bonnes, ce qui est important c’est que tu le fasses. Mais y a pas de méthodes miracles. Donc, je connais quelqu’un qui passe sa vie à distribuer des tracts et il a des fruits, maintenant c’est pas ma vie, j’arriverais pas à vivre de cette manière, d’accord ? Toutes les méthodes sont intéressantes, je vais donner quelques repères, mais fondamentalement ce qui est important, c’est que tu témoignes, tu prennes les devant, que tu ais le courage et que tu sentes ce fardeau, cette prière aussi, et aussi collective en tant qu’assemblée. Aucune méthode à mettre en avant comme étant LA Méthode, mais voilà quelques méthodes existent, quelques remarques.

  •  Discussion opportuniste : deuxième méthode. Tu sais par exemple, tu t’assois à côté d’un télésiège, tu commences la conservation puis tu parles de Jésus, c’est un peu génial ! Ça m’est arrivé, c’est sympa ! Enfin, c’est du temps où je faisais du ski, j’en fais plus trop maintenant, mais.. j’aimerais en faire en fait ! Mais ça c’est une autre question ! Ou bien tu es à côté de quelqu’un dans le bus, dans un avion. Cette semaine, je rentrais de Brême en Allemagne, et j’étais aux côtés de quelqu’un, on a eu une belle discussion c’était chouette ! Je rentrais un jour d’un autre déplacement d’un autre pays, et j’étais aux côtés du numéro, je sais plus, 2 ou 3 de l’église mormone, on a passé la nuit à discuter, c’était intéressant !
  •  Troisièmement : proclamation publique. C’est sympa, faut du courage et puis faut aussi de la qualité parce que c’est un peu bizarre quand même, de se mettre dans une place publique et de proclamer. Dans certains pays ça passe, même apprécié, dans d’autres pays comme en Europe c’est plus compliqué maintenant.
  •  Distribution de littérature. Alors il faut savoir que sur mille tracts distribués, un ou deux seulement vont avoir un retour sur l’investissement en quelque sorte, et encore, sur les un ou deux, il y en a peu qui seront lus. C’est ceux qui seront gardés ou qui seront considérés, c’est pas forcément la méthode la plus importante, la plus efficace en tout cas.
  •  L’utilisation des arts : la BD, la musique, le film et là je dirai que la qualité est essentielle, parce que le monde est habitué à de très belles représentations, et je crois qu’il faut que les chrétiens fassent bien les choses.
  •  Communication sur le web : même si c’est impersonnel, de plus en plus de gens maintenant font leur recherche personnellement, Google est au centre, Facebook est au centre, encore une fois, c’est pas forcément mes boîtes favorites hein, mais c’est essentiel d’être présents, et de pouvoir donner des points de repères qui ensuite, nouent des relations avec des gens.
  •  L’évangélisation relationnelle : nourrir une amitié, s’identifier à un moment donné comme disciple de Christ, répondre aux questions ou bien les provoquer, pas évident quand on est ami à franchir le pas.
  •  L’évangélisation par le service, je connais des églises qui grandissent énormément aux États-Unis et qui ont des actions flashs de services à la communauté, parfois aussi simple que de donner de l’eau lors des canicules, des saisons de canicules aux passants avec le label de l’église simplement, pas de témoignages de plus que cela.
  •  L’évangélisation par événements : conférences, concerts, on reviendra là dessus.
  •  L’évangélisation par la célébration de cultes avec des cultes dédiés pour des thèmes particuliers où les gens peuvent voir comment on vit la vie chrétienne, ou bien simplement, en étant constamment attentif que notre message et que notre attitude soient compréhensibles pour les non chrétiens qui passent.
  •  Et puis enfin, onzième méthode que je vais lister, l’évangélisation par un parcours découverte, on va présenter à des gens qui sont volontaires bien sûr pour ça, l’essentiel du message de la Bible et je te donnerai quelques outils à ce sujet.

Alors, quelques témoignages de ouf pour te montrer qu’il y a pas de méthodes, et que les principes, c’est surtout ça qu’il faut regarder.

Je connais un gars qui était drogué, un homme qui vient d’une vie vraiment terrible avec des abus dans son enfance etc, drogué, alcoolique et il va complètement stone dans un concert de U2 ; donc voilà, rock contemporain et tout ça, et il tombe sur le chant, enfin ils terminent leur concert, ces gars, avec "forty", "forty" c’est 40 en français, c’est tiré très vaguement du Psaume 40. Alors, cette personne ne savait pas que c’était les Ecritures qui était source d’inspiration pour ce chant.

Mais voilà qu’au milieu de ce chant, Bono chante "he brought me up out of themiry clay", "il m’élève, il me sort de la boue", enfin je sais plus exactement, j’aurais dû vérifier avant le podcast mais, c’est quelque chose de très salvateur, de très libérateur et cet homme se met à pleurer, pleurer, pleurer, et il dit : j’ai besoin que Dieu me sorte de ma boue, me lève et me lave, me purifie. Il sort du concert, il était sobre instantanément, il était devenu un enfant de Dieu ! Certes avec pas mal de choses à régler dans sa vie, mais Dieu l’avait sauvé. Donc il y a quelque chose de très mystérieux dans l’évangélisation.

Je connais quelqu’un qui est devenu un disciple de Christ et je crois qu’il est entré dans le ministère un peu plus tard, quelques années plus tard, alors qu’il faisait pipi dans un urinoir public, on y avait laissé sur le côté un tract chrétien. Alors, tu vois, Dieu fait ce qu’il veut avec ce qu’il a, et ça veut pas pour autant dire que, parce qu’il le fait dans certaines vies, on doit institutionnaliser ces méthodes. Dieu les utilise mais enfin voilà, elles sont un peu étranges. Enfin c’est pas des méthodes, mais Dieu utilise ce qu’il veut.

  1.  Les principes :

Et donc ça me mène maintenant aux principes et je donnerai quelques exemples. Quels sont les grands principes de l’évangélisation ?

  1.  Le premier principe qu’il faut retenir, c’est que Dieu est l’acteur principal de l’évangélisation.

Éphésiens 1. 3-14 nous dit que Dieu le Père nous a choisi avant la fondation du monde. Dieu va sauver ceux et celles à qui l’on parle selon qu’il a envie de le faire. C’est source de quoi ça ? Non pas de faiblesse, au contraire, mais d’assurance, nous devons avoir confiance que Dieu va utiliser les moyens qu’il a choisi d’utiliser pour sauver. Ça passe par toi, ça passe par ton témoignage, ça passe par ta parole, ça passe par ta vie, ça passe par l’église, mais vraiment la chose qu’il faut retenir c’est que Dieu est l’auteur principal, l’acteur pardon, principal dans l’évangélisation, d’accord ?

Et ça nourrit ta prière, c’est pour ça qu’il faut prier pour qu’on soit prêt, c’est pour ça qu’il faut prier pour ceux qui nous entourent, c’est pour ça qu’il faut prier pour qu’on ait du courage, qu’on ait des opportunités, des occasions parce que Dieu règne, sinon ça sert à rien. Parce qu’Il règne on peut avoir confiance.

  1.  Deuxièmement, la Parole de Dieu est la première semence essentielle. Quand je parle de la Parole de Dieu, je parle ici de la Bible, des paroles de la Bible, comment je sais ça ? Matthieu 13 nous parle des paraboles du royaume, du semeur qui sème et il sème quoi ? La Parole de Dieu. Et c’est elle qui va porter du fruit, et le fruit c’est la conversion donc parfois il va avoir des impressions de conversion mais pas toujours. Donc on va semer la Parole, des gens vont venir à répondre à cela.
  2.  Troisième grand principe, les enfants de Dieu sont la seconde semence essentielle. C’est à dire que dans la deuxième partie de Matthieu 13, on voit que le diable va semer ses enfants et que Dieu va semer ses enfants, et donc ta vie est un témoignage, et ça c’est déjà un grand principe qu’il faut retenir. C’est que Dieu va utiliser sa Parole, Dieu va aussi utiliser ta vie.
  3.  Et enfin, quatrièmement, l’évangile est une interpellation à la conversion. Il faut oser interpeller, à se tourner vers Christ, pas de forcing, il faut respecter les rythmes individuels, mais la conversion, c’est un demi tour où il y a un changement profond de mentalité, et l’évangélisation c’est quoi ? C’est interpeller sur la base de ce que je viens de dire, l’utilisation de la parole de Dieu et le témoignage personnel, de la vie, interpeller les gens à venir à Christ.

(…)

  1.  Le témoignage :

Alors il faut bien réaliser que dans ce monde, et c’est le troisième grand point de cette question, le témoignage vécu compte énormément. Témoignage collectif, témoignage de l’évangile, mais le témoignage vécu compte, la plupart des éléments d’évangélisation sont relationnels. Je cite Daniel Liberek qui va sortir un livre sur l’implantation de l’église en Belgique qui est vraiment très bon, et il dit "L’invitation personnelle apparaît comme un maître-atout. Quasi 30% des visiteurs sont venus parce qu’invités par un proche. En ajoutant les 10% venus" parce que des amis sont membres de la communauté ". Il est évident que les contacts personnels sont primordiaux dans l’évangélisation de l’église locale".

Alors, des principes seulement, pas de méthodes vraiment, mais je vais te donner quelques exemples et ce sont des exemples précis, concrets, que tu retrouveras dans un excellent livre qui va sortir, (décidément je fais la pub des livres ce soir), c’est Franck Segonne, mon cher ami, collègue, frangin, que j’aime profondément, que je respecte énormément, qui a écrit un livre qui s’intitule "L’évangélisation durable". Génial comme titre non ? Il va sortir chez Clé en septembre 2019 donc on n’est pas encore tout de suite là, mais tu trouveras ce que je viens de citer.

Et nous, ce qu’on a essayé de faire dans l’église, c’est de créer des événementiels pour le témoignage collectif. Et qu’est ce qu’on a essayé de faire dans ces événementiels. On voulait qu’ils soient lisibles, qu’ils soient de qualité, qu’ils soient prévisibles, respectueux et qui soient intentionnels. Qu’est ce qu’on veut dire par là ?

  •  Lisibilité dans le sens que, ce que les gens voient et entendent doit être compréhensible.
  •  Deuxièmement, faut que ce soit qualitatif, on peut pas se permettre de faire les choses à la bonne franquette ! Les non-chrétiens trouveront peut-être que c’est mignon, mais ça va pas franchement les impressionner pour la vie et le message que l’on a.
  •  Ça doit être prévisible dans le sens où les gens chrétiens ne prennent un risque qu’une fois, s’ils invitent leurs amis et qu’ils sont grillés par quelque chose de mauvais, ils ne réinviteront plus jamais. Donc ça doit être prévisible, sinon t’es grillé, les gens de l’église vont jamais réinviter donc les responsables d’église doivent veiller à ça.
  •  Ça doit être respectueux, y a pas de pression grossière à exercer, certaines personnes sont prêtes à se tourner vers Christ mais franchement, la plupart du temps c’est un chemin, c’est plusieurs rencontres, plusieurs discussions.
  •  Et ça doit être intentionnel.

Alors quels sont les événements collectifs que l’on a créé ?

– On a créé des cultes dédiés : pendant un mois par exemple les thèmes étaient appropriés, plus appropriés pour les non-chrétiens.

– Deuxième idée qu’on a trouvé géniale, je le dis parce que ce n’est pas moi qui l’ai trouvée, des soirées multidisciplinaires. Je t’explique : on fait venir un médecin et un pasteur par exemple. Le médecin parle de sa spécialité et le pasteur, il a la crédibilité du médecin, le pasteur parle de sa spécialité. Donc on a traité de choses comme l’accompagnement de la mort, du mourant ou les soins palliatifs, toutes ces questions un peu d’éthique, et en même temps de vie. Ça a été génial parce que c’était un travail en binôme, c’était très court, dix minutes chacun, un quart d’heure chacun avec ensuite un temps de questions/réponses, c’était bien !

– Troisième outil qu’on a trouvé génial, "Tirer sur le pasteur", le titre est copyright, c’est pas littéral hein, faut pas tirer sur les pasteurs. C’est juste une formule pour dire, des gens de l’église invitaient leurs amis, je venais et les gens avaient le droit de poser toutes les questions, aucun tabou et c’était vraiment intéressant de voir, c’était un petit apéro dînatoire c’était très convivial, et c’était un peu "un pasteur vous répond" mais en format salon de thé et c’était génial.

– Pour les soirées thématiques ça se fait plus facilement donc j’en parle pas.

Et puis enfin, et c’est promis je termine là-dessus, et après la parole est à vous, quand on a créé un événementiel comme ça où il y a un rapport avec les gens de l’église et les gens non-croyants qui s’intéressent à l’évangile, et que l’événementiel est qualitatif comme je viens de l’évoquer, on fait quoi ?

Ben nous, on essaie de confronter les gens avec la Parole de Dieu, on utilise essentiellement deux outils : le premier et c’est l’outil des 7 signes, tu le trouveras publié chez BLF, excellent outil où on regarde les miracles que Jésus fait, et quel impact ils ont dans la vie d’un individu, quelles sont les applications qu’on peut faire. En fait, j’ai ramené cette approche d’Argentine, j’en ai parlé à Alain Stamp qui en a écrit un livre, Raphaël Anzenberger qui en a fait un super concept, il a popularisé le concept, et ils ont sorti un merveilleux petit ouvrage que tu trouveras sur l’évangile. net, qui s’appelle levangile. net que tu trouveras chez BLF. Et puis deuxième outil, qui sera chez BLF bientôt aussi, je crois que c’est mai ou juin 2019, et qui s’intitule "La grande histoire" ou là, c’est une autre approche, on a rassemblé les douze textes de l’Ecriture qui racontent la grande histoire de la Bible, et qui confrontent l’individu à cette notion de création, de chute, de rédemption et de relèvement par l’évangile. Donc, c’est quelque chose qu’on utilise assez systématiquement dans notre église quand une personne non chrétienne a la capacité un peu de voir la grande histoire de la Bible et c’est un bel outil qui va être publié.

Voilà, je termine, je te remercie, et je suis allé très très vite pour l’ensemble de ces questions, mais je t’invite à repérer le livre de Franck Segonne qui sortira, "L’évangélisation durable", un must qui te permettra d’aller plus loin sur la question quelles sont les bonnes méthodes d’évangélisation.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire de la Bible. Florent est aussi conférencier, et professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève. Il est le directeur international du développement des Églises au sein de la mission Encompass liée aux églises Charis France. Il est marié avec Lori et ont trois enfants adultes et mariés ainsi que quatre petits-enfants.

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