Est-ce que la réflexion peut empêcher de croire ce que dit la Bible? (Épisode 54)

Cette semaine, voici la question exacte qui a été posée : « Jusqu’où estimez-vous que la réflexion et l’intelligence empêchent de croire ce que dit la Parole de Dieu ? Vos appréhensions quant aux dons charismatiques et autres manifestations du Saint-Esprit ne sont-elles pas le fruit de mauvaises expériences ? » Florent Varak y répond en rappelant l’autorité de la Bible, les mises en garde qui y sont présentes ainsi que la place des expériences spirituelles dans la vie chrétienne.

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La question est posée : jusqu’où estimez-vous que la réflexion et l’intelligence empêche de croire ce que dit la parole de Dieu ? Vos appréhensions quant aux dons charismatiques et autres manifestations du Saint Esprit ne sont-ils pas le fruit de mauvaises expériences ?

Merci pour cette question où je perçois l’idée, que j’entends parfois d’ailleurs, que les non charismatiques dont je fais partie très clairement, ne croiraient pas, ou croiraient moins à la parole de Dieu. Ou que nous serions frileux pour les manifestations de l’esprit à cause de mauvaises expériences. Alors je suis content que la question soit posée sous cette forme, parce qu’elle me permet d’y répondre et de clarifier les choses, et puis parce qu’elle est fraternelle dans la manière dont elle est posée. Mais elle est un brin injurieuse tout de même, parce que cette idée que les non charismatiques croient moins à la parole de Dieu me semble vraiment problématique. Je vais tenter d’y répondre.

Premièrement, en aucun cas, EN AUCUN CAS, je crois moins en l’écriture qu’un frère charismatique. L’écriture est inspirée de Dieu, c’est-à-dire qu’elle est exactement ce que Dieu a voulu communiquer. Toute l’écriture fait autorité sur le croyant et l’église, et aucun texte de l’écriture ne peut être abrogé. L’écriture est inerrante c’est-à-dire qu’elle ne contient aucune erreur dans le texte original. Tu trouveras sur le site de notre église où j’ai exercé “epvc.org” dans la rubrique -article- plusieurs articles que j’ai écrit, qui soulignent l’autorité de l’écriture; ça s’intitule: peut-on croire que l’écriture est la parole de Dieu ? Ça a été publié sur Évangile 21, et bientôt un autre sera publié sur le même site sur l’inerrance de l’écriture. Donc je suis absolument convaincu que l’écriture, correctement interprétée, s’applique à tous et vraiment de façon adaptée.

Alors, l’écriture correctement interprétée n’est-ce pas ? Quand Paul dit à Timothée de ramener son manteau, je suis navré, mais on ne peut plus obéir de la même manière aujourd’hui. On peut en tirer des principes et des applications, mais on ne peut pas prendre ce texte et l’appliquer. De la même manière quand Jésus parle à Pierre de marcher sur les eaux, navré mais ça ne veut pas dire que moi, je peux le faire, ou que je dois le faire. C’est un moment historique où Dieu fait faire une expérience à l’apôtre Pierre et ce n’est pas nécessairement imitable.

Deuxième grande remarque : si je parle ainsi, dans les podcasts que je tiens, sur ces expériences spirituelles, j’ai d’ailleurs écrit à ce sujet à plusieurs reprises, c’est à cause des nombreuses mises en garde de la Bible, où j’ai vu moi-même des frères et des sœurs bernés parfois de façon grave. Donc c’est plutôt parce que je crois en la Bible que je soutiens certaines des positions que je mentionne. Dans l’ancien testament Deutéronome 13 et Deutéronome 18 mettent en garde contre les faux prophètes.

Il faut relire Jérémie pour réaliser qu’il était lui, seul, le vrai prophète entouré de centaines de faux prophètes. Et je vois par exemple lorsqu’il y a eu cette frénésie autour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, le prophète qui annonçait la libération de Gbagbo contre les forces françaises. C’est tellement tragique qu’une population entière se soit sentie exaltée par des lectures un peu vétérotestamentaires, c’est-à-dire tirées de l’ancien testament, que Dieu viendrait secourir un homme qui peut-être ne méritait pas d’être secouru. Je ne sais pas, je ne suis pas là pour le juger, mais de prophétiser de la part de Dieu des choses qui étaient fausses, qui ne se sont pas passées, qui étaient contraires à l’esprit de l’écriture, qui était contraire au temps dans lequel nous sommes en temps qu’Eglise.

Deuxièmement le Seigneur Jésus met en garde contre les prodiges mensongers. L’apôtre Paul, l’apôtre Pierre, l’apôtre Jean mettent en garde contre les faux docteurs et les faux prophètes.

Le Seigneur Jésus, également dans ses lettres qu’il fait envoyer dans cette église d’Asie mineure, dit avec beaucoup de force en Apocalypse 2:2 « Je connais tes oeuvres, ton travail et ta persévérance. Je le sais, tu ne peux supporter les méchants, tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas, et tu les as trouvés menteurs.».

Il y a une prolifération d’apôtres aujourd’hui. Les gens se présentent « apôtre machin » ou « apôtres truc » enfin c’est hallucinant ! Il faut que l’église puisse discerner ceux qui sont des vrais apôtres.

Jésus reconnaît la qualité de l’église d’ Ephèse d’avoir su les discerner, et de les avoir rejeté. Il faut qu’il y ait des voix qui s’élèvent pour dire que ce n’est pas vrai. Apocalypse 2 : 20 « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs. ». Donc parfois Dieu n’est pas d’accord avec cette complaisance, que dès que quelqu’un se réclame du Saint Esprit, on doit lui laisser faire et dire tout ce qu’il veut sans qu’il soit évalué et testé.

Je remarque chez l’apôtre Paul l’introduction surprenante à la discussion des dons spirituels. Dans 1 corinthiens chapitre 12 il dit la chose suivante : « Pour ce qui concerne les (dons) spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance. Vous savez comment, quand vous étiez païens, vous étiez entraînés et dévoyés vers les idoles muettes. C’est pourquoi je vous le déclare : nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit.».

Alors ça veut dire, que dans son introduction aux dons spirituels, Paul veut contraster les manières païennes dont les esprits, les dieux, les divinités se saisissaient de leur serviteur avec la manière dont le Saint Esprit se saisit de ses serviteurs. Ce contraste doit être observé et mesuré.

La manière dont les esprits prenaient les devins, prophètes de l’époque dans les situations païennes, est différente de la manière dont le Saint Esprit a utilisé les prophètes. Même chose avec le parler en langue qui existait du temps des païens sans influence chrétienne, et le parler en langue biblique qui revêt une dignité et une force extraordinaire. Il y a une différence. L’apôtre Paul commence la discussion sur les dons spirituels en faisant le contraste, et il nous appartient de le mesurer. Je suis vraiment désolé, mais quelqu’un qui dit avoir le don de guérison mais qui ne guérit pas, n’a pas le don de guérison. C’est une contrefaçon. Et il faut arrêter de mettre en avant ces gens qui disent avoir le don de guérison et qui font de la bobologie ou qui font de la manipulation en disant « voilà tu es guéri mais il faut que tu y croies, et si tu n’es pas guéri ça sera donc de ta faute ». Ce n’est pas un picotement dans les mains, ce n’est pas un picotement dans le dos ou à l’endroit où on a mal qui montre la puissance du Saint Esprit.

Ça c’est le nouvel âge, je le sais j’en viens. La guérison telle que la Bible nous en parle est une guérison envahissante, absolue, immédiate qui ne dépend pas de la gravité de la maladie. Là encore ce n’est pas moi qui le dit c’est l’Ecriture. Quelqu’un qui dit avoir le don de prophétie mais qui enseigne contre la parole de Dieu, ou qui annonce des choses fausses ou vagues, n’a pas le don de prophétie. Il fait partie des faux prophètes que le nouveau testament et l’ancien testament condamnent avec la plus grande fermeté.

Je me souviens d’une conférence, il y a longtemps, où il y avait beaucoup de prophétie sur la fin des temps, que bientôt tout allait mieux aller, que la justice viendrait et tout ça. J’ai un ami de l’église qui se tourne vers les participants et il dit « c’est marrant la Bible dit l’inverse ». Le gars se retourne et lui dit « oui oui, mais ça a été tellement confirmé par des prophéties actuelles qu’il faut y croire ». Je me dis : “waouh, il n’a pas froid aux yeux le frère, il dit que ce que la Bible dit, c’est moins fort et moins vrai que ce que les prophéties de ce moment étaient en train de verbaliser !”

Quelqu’un qui dit avoir le don des langues et est dans le charabia, n’est pas un signe pour les non croyants : c’est juste du charabia. C’est pas nécessairement grave, mais ce n’est juste pas le don des langues. Si il propose qu’il y ait un temps de prière où tous parlent en langue, ça va à l’encontre de ce que la Bible dit. Elle dit qu’on a reçu des dons différents, on n’aura jamais le même don. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’apôtre Paul. Je suis navré, mais c’est quelque chose qu’il faut souligner, c’est l’écriture qui doit s’imposer à nous.

Et il me semble que le don des langues, j’en ai parlé dans un podcast, est vraiment quelque chose de remarquable et il faut le maintenir à son niveau pour éviter que ça devienne l’équivalent du don des païens. Lorsque quelqu’un dit que le baptême de l’esprit est une seconde expérience dont la marque est le parler en langue, il enseigne contre l’Ecriture que le baptême de l’Esprit, c’est ce qui nous incorpore au corps du Christ (1 corinthiens 12.12-13) et que d’ailleurs, même les théologiens pentecôtiste comme Gordon Fee ou Ivan Satyavrata qui publient le Saint Esprit concèdent : “quand nous venons à Christ, nous sommes baptisés du Saint Esprit, c’est ce qui nous intègre au corps du Christ”. Et si tu dis que Tous doivent parler en langue, tu parles contre l’apôtre Paul, contre ce que le Saint Esprit a dit dans l’écriture.

Je suis navré, je veux bien entendre des arguments contre ce que je dis, mais pour l’instant je pense citer l’écriture correctement. Si tu dis que Jésus se manifeste constamment de façon visible que ce soit à toi ou à des gens dans le monde, je parle ici d’apparition concrète, régulière et assez légère, tu parles de quelque chose dont l’apôtre Pierre ignorait la possibilité puisque dans 1 Pierre 1.8 il dit « Vous l’aimez sans l’avoir vu. Sans le voir encore, vous croyez en lui et vous tressaillez d’une allégresse indicible et glorieuse en remportant pour prix de votre foi le salut de vos âmes. ».

Est-ce que Jésus peut se manifester ? Il est Dieu il fait ce qu’il veut, mais c’est certainement pas une habitude de sa part de se révéler à des chrétiens. J’ai entendu un pasteur qui disait que quand il se rasait, Jésus était assis à ses côtés pour parler avec lui de sa journée… je n’y crois absolument pas ! Pourquoi ? D’abord à cause de 1 Pierre qui dit que la norme, c’est qu’on ne le voit pas, et deuxièmement, quand l’apôtre Jean qui est pourtant un proche de Jésus, a vu Jésus glorifié il s’est effondré, il était livide tellement la grandeur, la gloire, la majesté l’a impressionné. Donc il me semble que ça ne va pas dans le sens des écritures que de croire cela.

Tout ceci ce n’est pas moi qui le dit, c’est l’Ecriture qui le dit c’est à l’Ecriture de nous instruire et non l’inverse. Le réseau FEF qui vient de sortir (on est en automne 2016) contient l’article que j’ai écrit sur le Saint Esprit dans la vie chrétienne. Il sera disponible, je pense, dans un an sur le site du réseau FEF. Si tu peux te le procurer, tu pourras voir en détail ce que je tire de l’Ecriture sur le sujet du rôle et de l’impact du Saint Esprit dans la vie chrétienne.

Maintenant parlons de la question de l’expérience. Peut-être que je l’ai déjà abordé dans un podcast, mais la question est trop belle pour ne pas revenir sur cette manière de voir. L’apôtre Pierre écrit en 2 Pierre chapitre 1. Il dit « Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais parce que nous avons vu sa majesté de nos propres yeux car il a reçu honneur et gloire de Dieu le Père, quand la gloire pleine de majesté lui fit entendre cette voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, objet de mon affection. Nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne. ».

De quoi il parle ? Je pense qu’on sera tous d’accord qu’il parle de la transfiguration. Jésus a été transfiguré dans la Gloire, et il a été vu dans cette Gloire par trois de ses proches parmi les apôtres. Moi je pense que, s’il y a une expérience spirituelle que j’aurais aimé vivre, c’est celle-ci. De pouvoir être devant le Christ glorifié, d’être émerveillé de sa majesté et de sa grandeur. Je crois que j’aurais vraiment aimé être présent, même si les apôtres ont été un petit peu déboussolés, désarçonnés et ne savaient pas trop quoi dire d’ailleurs… c’est assez amusant comme événement.

Voici une expérience spirituelle vraie, authentique, profonde, puissante. Jésus qui se manifeste dans sa gloire : il n’y a aucun doute sur la portée de ce qu’il se passe ici. Mais écoute ce qu’il dit ensuite versets 19 «  Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique à laquelle vous faites bien de prêter attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour commence à poindre, et que l’étoile du matin se lève dans vos coeurs. Avant tout, sachez qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être l’objet d’interprétation particulière, car ce n’est nullement par une volonté humaine qu’une prophétie a jamais été présentée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. ».

Qu’est-ce que Pierre contraste ici ? il contraste la réalité, la force, la puissance, la beauté d’une expérience spirituelle légitime et la parole de Dieu. Et qu’est-ce qu’il dit ? La parole prophétique de Dieu, c’est l’écriture dont il est question, puisque le contexte nous montre qu’il parle de prophétie de l’écriture. Qu’est-ce qu’il dit ? « Nous tenons pour d’autant plus certaine » il y a plus de certitude dans une parole écrite de Dieu que dans une expérience spirituelle fut-elle légitime. Et on est dans ce contraste là, il faut vraiment se méfier.

Les expériences spirituelles sont de tout ordre, et je me réjouis quand il y a des belles expériences spirituelles, des bonnes expériences spirituelles, mais néanmoins c’est à l’écriture de renseigner ses expériences spirituelles, et pas à ces expériences spirituelles de nous donner une juste vision de la vie chrétienne. Et ce n’est pas une question d’intellectualisme, de réflexion, de mauvaises expériences, mais il faut assujettir notre cœur notre pensée à ce que l’écriture nous donne.

L’écriture est inspirée pour notre instruction, et pas pour nous faire de beaux sermons le dimanche. C’est elle qui nous enseigne afin que l’homme de Dieu soit apte à toute œuvre bonne. Donc c’est l’Ecriture qui nous forme aux œuvres bonnes, et pas les expériences spirituelles.

Les expériences spirituelles accompagnent notre vie qui reflète réellement le service de Dieu. Donc je pense qu’il ne faut vraiment pas que la division entre charismatique et non charismatique se pose en ces termes, parce que c’est très offensant et faux de penser que les non charismatiques croiraient moins en l’Ecriture et que les charismatiques croiraient plus en l’Ecriture. C’est certainement pas une bonne manière de parvenir à une unité dans l’église sur ces questions.

Je voudrais juste te recommander, si tu as le temps de le lire, d’acheter le livre de George Winston intitulé “ les dons de l’esprit entre Charismanie et Charisphobie “. George Winston  a écrit un livre sur les dons spirituels et il a demandé à deux auteurs, un charismatique est un non charismatique de commenter ce qu’il écrivait. C’est mon ami et collègue que j’estime énormément Robin Reeve qui est intervenu en tant qu’auteur charismatique, donc il a proposé son approche des choses, et moi en tant qu’auteur non charismatique j’ai proposé mon approche des choses. Je dois vraiment souligner que j’ai beaucoup d’estime pour Robin. Je suis convaincu qu’il sera loin devant le Seigneur quand il reviendra, c’est vraiment un homme de Dieu. Mais ce que je remarque à la lecture de sa position et de la mienne, c’est que les différences entre les deux perspectives ne sont pas que l’un croit à la Bible et l’autre pas, c’est que nous interprétons différemment des textes bibliques. Et nous aurons chacun à entendre du Seigneur les éléments qui nous corrigerons lorsque qu’Il reviendra, parce que il n’y a que lui qui a raison, il n’y a que la Bible qui a raison.

Moi j’ai la prétention de croire que l’interprétation non charismatique est légitime, lui il a la prétention de croire que l’interprétation charismatique  est légitime; mais là où c’est un peu gênant, c’est d’imaginer que la foi charismatique qui a commencé en 1905, 1910 dans ces zones-là, est venue comme ça apporter quelque chose que 19 siècles d’histoire de l’église avaient ignorés, et que soudainement, heureusement que les églises charismatiques sont nées pour faire croire à la Bible… ce n’est pas le cas !

C’est une autre manière de considérer la vie chrétienne. Je le respecte pleinement. Dieu seul a raison encore une fois, mais ce n’est pas une question de foi dans l’écriture, c’est une question d’interprétation de la même Écriture. Que Dieu nous donne d’être fidèles avec ce que nous comprenons de l’écriture, et je crois qu’il y a une vision cohérente dans les deux camps, et puis le Seigneur nous corrigera en son temps. En attendant, je t’encourage vraiment à assujettir ton expérience spirituelle quelle qu’elle soit, à l’autorité de l’Ecriture parce que jamais Dieu n’ira contre ce qu’il a lui-même inspiré pour notre édification et notre instruction.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de plusieurs livres , conférencier, professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève, enseignant à l'Ecole biblique de Lyon et nouveau directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass).

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