Suis-je sauvé par mes œuvres ou par ma foi? (Episode 2)

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Question importante : comment savoir si je suis sauvé par les œuvres ou par la foi ?

Alors la manière dont la question est posée m’inquiète, parce que quelque part, ce n’est ni l’un, ni l’autre. Si jamais on est sauvés par sa foi comme si c’était une sorte de salaire, c’est-à-dire que Dieu donne le salut parce que j’ai la foi, alors c’est une négation du message central de toute la Bible qui, je trouve, est bouleversant : c’est que la Bible précise que, du temps de l’Ancien Testament autant que du temps du Nouveau Testament, les hommes et femmes ne sont jamais sauvés par le fruit d’un effort personnel, mais ils sont toujours sauvés par une grâce imméritée que Dieu confère par le moyen de la foi.

Je m’explique : souvent les gens ont en tête cette balance, les gens se disent « j’ai fait un certain nombre de fautes dans ma vie, de péchés, j’ai déshonoré Dieu de différentes manières, je suis déçu de moi ». Tout cela crée une sorte de passif lourd devant Dieu, un Dieu saint, parfait. On se sent coupable, mal et apeuré et on se dit « comment faire pour compenser ? ». Et en fait, toutes les religions du monde proposent un système de compensation. Toutes les religions du monde que je connaisse disent « il va falloir compenser le mal que l’on a fait par différentes choses pour essayer de rééquilibrer la balance pour qu’un jour, je sois accepté devant Dieu ».

Alors les types de compensation sont diverses :

  • Souvent ce sont des actes religieux, des rituels, que ce soit participer à un baptême, être baptisé, ou bien participer à l’eucharistie, le pain et le vin dans les églises chrétiennes, ou bien cela peut être le fait de réciter un certain nombre de prières, jeûner un certain nombre de jours. Tous les rituels qui sont censés, dans l’esprit de l’adorateur, compenser, par ces pratiques religieuses, la dette qu’il a contractée vis-à-vis de Dieu par le mal qu’il a fait.
  • Cela peut être également par la souffrance ; un certain nombre de philosophies ou spiritualités disent que pour le mal que l’on a commis, il faut souffrir pour expier ou payer la dette que nous avons. Le « karma » fait partie de ces philosophies compensatoires où par la souffrance que je vais vivre ou que je vis aujourd’hui, je paye pour une culpabilité passée. Dans un certain nombre de philosophies, la personne qui souffre, c’est qu’elle n’est pas aimée de Dieu ou Dieu lui fait souffrir des choses pour qu’elle puisse payer sa dette.

Ce qui m’a vraiment bluffé dans l’Écriture, et vraiment je trouve cela extraordinaire, personne ne peut l’avoir inventé car c’est totalement divin, et totalement différent de tout ce que les hommes ont jamais pu inventer, ou créer, ou s’imaginer, c’est que la Bible dit que la dette est si grande, que d’essayer de compenser par des bonnes œuvres, par la religion, par l’amour, par la souffrance, c’est disproportionné. Comme si on essayait d’aller sur la Lune en empilant des chaises. C’est pour montrer à quel point on n’y arrivera jamais. On ne peut pas – de la même manière qu’on ne peut pas empiler des chaises pour aller sur la Lune –, compenser le mal qu’on a fait d’une quelconque manière que ce soit. Il n’y a aucune espérance pour l’humain de se sauver par lui-même.

Alors cela semble terrible, mais en fait, c’est source d’une immense espérance. Pourquoi ? Car Dieu a fait tout le chemin, et il a fait tout le chemin pour que des hommes et des femmes qui ont conscience de leurs besoins puissent être sauvés s’ils le souhaitaient.

  • Quelle est la compensation que Dieu a faite pour qu’on soit pardonnés ? En fait, il a mis de l’autre côté de la balance, sa propre personne, Jésus-Christ incarné, venu sur terre, Dieu le Fils incarné, et il lui a fait peser sur les épaules toutes les fautes que j’ai commises, toutes les fautes que vous avez commises. La Bible dit qu’il est devenu péché pour nous en 2 Corinthiens 5. 21. C’est-à-dire qu’il a reçu le salaire, en quelque sorte, des fautes des hommes pour que ceux qui le souhaitent en soit délivrés.
  • Qu’est-ce que Jésus a fait de ces fautes-là ? Il était lui un être parfait, il a su tenir la vie parfaite que nous aurions dû mener, et lorsqu’il meurt à la croix, Dieu le Père prend l’ensemble de nos fautes et les place sur Jésus-Christ et Jésus-Christ mourant à la croix, expie, paye. Il est le bouc émissaire, en quelque sorte. C’est nous qui aurions dû mourir à la croix, mais à la place, c’est Lui qui meurt à la croix pour nous. Lorsqu’il meurt à la croix, il paye pour l’ensemble de la culpabilité, l’ensemble des culpabilités des humains qui placeraient leur confiance en lui en sorte qu’il n’y a plus besoin de compenser, de payer son salut. Il y a juste besoin de le recevoir. Dieu a tout fait pour qu’on soit sauvés et pour qu’on soit sauvés pleinement, complètement, gratuitement. Il a payé l’addition, la note ; il n’y a rien qu’on puisse faire pour payer de notre côté. Parce que s’il y avait un moyen de payer de notre côté, c’est que la croix de Christ serait vaine, que ce serait insuffisant que Jésus meurt sur la croix, il faudrait que nous-mêmes, nous contribuions de notre côté à ce salut.

Alors je reprends la question qui est posée : comment savoir si je suis sauvé par les œuvres ou par ma foi ?

Ce n’est même pas MA foi qui sert en quelque sorte de salaire pour obtenir le salut, c’est juste la compréhension que ce que Christ a fait est suffisant pour moi qui suis misérable.

Plusieurs passages de la Bible évoquent notre péché : le premier passage, en des termes positifs, Jésus dit : « Heureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux est à eux » (Matthieu 5. 3). Les pauvres en esprit, ce ne sont pas les pauvres – cela n’a rien à voir avec le fait d’être pauvre ou riche matériellement –, les pauvres en esprit sont ceux qui ont réalisé qu’ils n’ont rien à amener à Dieu. Ils n’ont rien à amener : aucune perfection, aucune qualité, rien qui permette à Dieu de dire « Je suis vraiment impressionné, tu fais le bien, je vais te donner une médaille et un jour, tu seras sauvé ». Les pauvres en esprit, ce sont ceux qui disent : « Mais Seigneur, je suis comme tout le monde, je n’y arrive pas. J’ai besoin que tu remplisses mes mains que je te présente vides et que tu les remplisses toi ». La Bible dit que le royaume des cieux est à eux. Lorsque Christ meurt sur la Croix, il dit « Tout est accompli ». Il a expié, une fois pour toutes, pour nos péchés.

Esaïe 53 nous dit que « C’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris ». Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Christ ; Lui a payé le châtiment que nous aurions dû payer.

Alors, qu’est-ce qu’il faut faire ? Rien, dans un certain sens puisque la Bible dit en Éphésiens 2. 8-9 : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres afin que personne ne se vante ». C’est un verset-clé pour cette question. Ce n’est pas par les œuvres que l’on est sauvés. On est sauvés par la grâce de Dieu et cette grâce nous est communiquée en nous confiant cette foi, cette réponse, cette compréhension de notre misère et cette compréhension que Christ a tout fait pour que je sois sauvé.

La première prédication que l’apôtre Pierre a donnée, le Saint Esprit venait de descendre sur les premiers disciples qui avaient connu Jésus. L’apôtre Pierre parle avec force de comment Jésus est celui qui a accompli les prophéties de l’Ancien Testament, combien il est le Sauveur des hommes. Et les gens sont très touchés, bouleversés à l’intérieur. Peut-être est-ce le cas alors que vous écoutez cette réponse. Peut-être que dans votre cœur, vous avez cette conscience vive et ce désir de connaître Dieu, vous réalisez que vous ne pouvez pas, par vous-même, parvenir à Dieu.

Donc ces gens-là viennent auprès de Pierre et Pierre leur dit de se repentir, c’est-à-dire de reconnaître leur besoin de grâce, leur péché, et que Christ est mort à la Croix, il venait d’en parler dans sa prédication pour le pardon. Il dit : La promesse est pour nous et pour tous ceux que le Seigneur appellera en si grand nombre qu’ils soient. La promesse est pour nous, la promesse du pardon est pour nous, et pour tous ceux qui sentent leur misère et leur besoin de grâce et qui comprennent que Jésus a tout fait pour qu’on soit sauvés.

Un autre moment, en Actes 3. 19, l’apôtre Pierre dit de se repentir et de se convertir. Se convertir, c’est faire demi-tour, ne pas croire que l’on ait quelque chose qui mérite, que l’on mériterait un quelconque salut devant Dieu. Se repentir de notre nombrilisme, se repentir en confessant, en reconnaissant que l’on a besoin de cette grâce qui vient de Dieu. La Bible, du début jusqu’à la fin, présente un salut gratuit qui est donné à celui qui a conscience qu’il en a besoin, et qui croit que Jésus a tout fait pour que nous soyons un jour auprès de Lui. La Bible dit en 1 Jean 5. 11-13 : « Je vous écris ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu ». C’est vraiment par la confiance, la foi dans ce que Christ a fait pour soi que l’on est sauvés. J’espère avoir répondu à cette question vraiment importante.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire de la Bible. Florent est aussi conférencier, et professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève. Il est le directeur international du développement des Églises au sein de la mission Encompass liée aux églises Charis France. Il est marié avec Lori et ont trois enfants adultes et mariés ainsi que quatre petits-enfants.

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