Un enfant trisomique peut-il croire en Dieu? (Épisode 157)

Quels sont les impacts d'une déficience intellectuelle sur la vie spirituelle, notamment concernant le salut et la sanctification? Florent Varak apporte avec humilité des éléments de réponses bibliques pertinent pour ceux que cette question touche, de près ou de loin.

Un Pasteur vous répond existe aussi en vidéo :

Rendez-vous chaque semaine pour un nouvel épisode d’un Pasteur vous répond : le podcast où la Bible répond à vos questions.

Si vous aimez le podcast, nous serions très reconnaissant que vous preniez 15 secondes pour laisser une note sur iTunes (cf. ici pour voir comment). C’est le seul moyen de le faire remonter dans le classement des podcasts "Religions" (et donc attirer d’autres publics).

Retrouvez tous les épisodes d’Un Pasteur vous répond sur :

Comment s’abonner au podcast ?

Vous ne savez pas comment vous abonner au podcast sur votre téléphone ? On y a pensé ! Découvrez un mini tutoriel vidéo ici.

Vous voulez poser une question ?

Posez votre propre question pour un pasteur en cliquant ici.

Transcription :

"Cette transcription vous est proposée par les bénévoles de Toutpoursagloire.com. Nous cherchons à garder le style oral des épisodes pour ne pas déformer les propos des intervenants. De même, nous rappelons que ces transcriptions sont mises à disposition mais que les paroles de l’auteur (podcast et vidéo) restent la référence. N’hésitez cependant pas à nous signaler toutes erreurs ou incohérences dans cette transcription. Merci d’avance."

Un enfant trisomique peut-il croire en Dieu ? (Épisode 157)

La question est posée : "Bonjour, je suis maman d’une petite fille porteuse de trisomie 21. C’est une merveilleuse aventure que Dieu nous permet de vivre, et comme beaucoup de parents chrétiens, je prie pour elle. Cela m’amène à me poser des questions concernant sa vie spirituelle, son salut. Une déficience intellectuelle peut-elle avoir un impact sur la vie spirituelle, notamment la prise de décision concernant le salut et la sanctification ?"

Je peux pas te dire combien je suis heureux de ta question. D’abord parce qu’on aborde peu cette question, un peu comme si c’était un sujet qu’il fallait éviter. C’est vrai que, de nos jours, dans notre société, on considère plutôt que la trisomie 21 rend la vie indigne, indigne d’être vécue. Et dans la plupart des cas, j’ai (en recherchant pour ce podcast) réalisé que dans 96 % des cas, les enfants étaient avortés, tués par le biais de cette procédure. Je trouve absolument magnifique lorsqu’une vie est respectée, et notamment avec toutes les craintes qui sont associées au développement de la vie d’un enfant trisomique.

Donc, en regardant ta question, je vois ton optimiste, joyeux, et je sais que c’est pas toujours ainsi tous les jours. Ce n’est pas ainsi non plus pour toutes les situations de trisomie. C’est remarquable, et je voudrais le reconnaître, ça m’a beaucoup édifié, ça m’a beaucoup encouragé que tu puisses l’aborder de cette manière.

Évidemment, comme pour toute considération de parents, ça saisit les tripes, parce qu’on veut le meilleur pour nos enfants. Et quand on est soi-même des parents chrétiens, et que l’on a envie que nos enfants passent l’éternité avec nous dans le ciel, évidemment cette question se pose avec beaucoup d’acuité, avec beaucoup de patience. Ça nous touche et j’imagine que tu pries, comme tu l’as dit, pour ton enfant de la même manière que nous avons avec mon épouse prié, intercédé (et que nous continuons de le faire) pour nos enfants, incluant maintenant bien sûr nos petits enfants dans la prière.

En tout cas, juste de lire ta question et la manière dont elle a été formulée, ça m’a mis le sourire aux lèvres, j’ai prié pour ta fille, pour sa famille. Je prie qu’il y ait d’ailleurs, en France, de beaux ministères qui s’expriment dans l’accompagnement spirituel des personnes qui ont des situations de déficience mentale ou qui sont particulières. Et c’est vrai que moi, j’ai vu des ministères magnifiques aux États-Unis, avec ce genre d’objectifs, et qu’on n’a pas trop cela en francophonie, à ma connaissance en tout cas, je ne les connais pas. Et je trouve que c’est juste formidable.

Parfois, c’est aussi simple (alors pardonne-moi si je parle de cette manière de la trisomie 21) mais il y a aussi d’autres troubles neurologiques, psychologiques qui proviennent d’autres maladies mentales qui sont plus douloureuses, plus difficiles à porter. Je ne voudrais pas non plus rendre, dans ce podcast, la question aussi facile, aussi légère que la manière souriante avec laquelle tu l’as posée. Pour d’autres, c’est un petit peu plus compliqué à vivre, et je leur adresse évidemment toute ma sollicitude, même si c’est facile de le dire, j’en suis très conscient, au sein d’un podcast, quand on ne porte pas au quotidien les fardeaux qui sont associés à cela.

Quelques remarques générales qui ne touchent pas forcément la situation que tu évoques mais qui nous permettent de comprendre ce qu’il en est dans la situation particulière que tu mentionnes.

– Premièrement, tout être humain est le reflet de Dieu. Tout être humain est créé à l’image de Dieu. Dès sa conception, il existe, il existe aux yeux de Dieu et il existe pleinement. Comment on le sait ? On le sait de Genèse, on le sait également… enfin on dit que Dieu créa l’homme à son image, hommes et femmes il le créa. On voit aussi dans le psaume 139 que l’on est tissé dans le sein de notre mère. Dieu a vraiment un regard particulier sur chacun des êtres humains qu’il a générés. Chaque être humain reflète une chaîne, en quelque sorte, de représentation d’Adam jusqu’à nous, Adam porteur de la ressemblance et du rôle que ça implique de Dieu, et nous-mêmes à l’image de nos parents et reflétant cette image divine.

– Deuxième remarque, tout être humain est brisé par le péché originel. Il est physiquement marqué de mortalité et il est spirituellement mort, c’est-à-dire séparé de Dieu. Cette imperfection est plus visible lorsque l’on est confronté à un enfant trisomique (je crois que ça touche 1 nouveau-né sur 770 a priori, qui possèderait un chromosome supplémentaire sur la 21e paire), mais quelque part, tous les êtres humains sont brisés de manière différente par la chute. C’est une des manifestations de la brisure du monde mais ce n’est pas la seule et bien évidemment la pire ou quoi que ce soit.

– Troisième remarque, tout être humain fait l’objet de l’amour général de Dieu. On parle de la grâce générale de Dieu, quel que soit son degré de fonctionnalité dans la société et dans le monde ambiant. On ne mesure pas, dans l’Écriture, la valeur d’une vie à sa capacité à s’intégrer intellectuellement, socialement, professionnellement et aussi monétairement quelque part, dans le plan de la société. C’est une vue très utilitarienne que l’on a développée dans nos sociétés et on ne mesure pas la valeur de la vie de cette manière dans l’Écriture. Encore une fois, je sais, c’est très facile de le dire ainsi, derrière un micro, derrière une caméra. C’est pas la même chose quand on le vit mais il faut le remarquer, dans l’Écriture c’est comme ça. Je dirais, par ailleurs, quand on regarde le ministère particulier de Jésus auprès des "outcasts", c’est-à-dire des gens un peu exclus de la société pour X raisons, marginalisés par leur maladie, marginalisés par leur faiblesse… on voit que Jésus (ou on a l’impression vraiment que Jésus) a un cœur particulier pour ceux et celles qui sont diminués aux yeux de la société ou qui ne rentrent pas dans les clous, dans les rangs de ce qui pourrait être considéré comme la crème de la société. Donc tout être humain fait l’objet de l’amour général de Dieu, de l’attention générale de Dieu, et plus particulièrement les humains qui sont marginalisés pour X raisons ou qui sont considérés comme inférieurs, même du point de vue de leur propre fait, je pense par exemple aux prostituées. On voit que Jésus est vraiment plein de sollicitude avec ceux qui ont été les mis au rang de la société parce que, vraisemblablement, il connaît bien mieux la condition humaine que nous sommes prêts à le reconnaître nous-mêmes les uns par rapport aux autres.

– Quatrièmement, et ça, ça pèse sur la discussion qui va suivre, la conversion, qui est une étape nécessaire pour être sauvé, est toujours un don miraculeux de Dieu. Une conversion est un miracle spirituel. Je pense, d’ailleurs, que la conversion d’un enfant de chrétiens est un miracle plus grand que la conversion d’un enfant de non-chrétiens. Pourquoi ? Parce que, pour moi et c’est aussi le cas de mon épouse, je viens d’un milieu totalement non-croyant, athée, qui rejetait le christianisme (et qui rejette toujours d’ailleurs le christianisme). Quand j’ai découvert la foi, le contraste a été vraiment majestueux, magnifique ; et j’ai trouvé assez facile d’embrasser Christ et d’embrasser la foi chrétienne. Quand j’ai vu mes enfants, je me suis : "Ouah, ils ont plus de difficultés parce que, eux, ils grandissent dans une famille imparfaite (je connais bien les parents, je peux vous l’assurer !), ils grandissent dans une famille imparfaite, ils fréquentent une Église imparfaite (j’étais le pasteur cette Église, je peux également vous l’assurer) et ils ont… choisi – ce n’est pas tout à fait le terme que je voudrais utiliser – et ils ont exprimé leur foi en un Dieu qui est parfait". Ils se sont tournés vers Jésus-Christ, ça c’est un grand miracle !

La perspective de la Bible c’est que c’est Dieu qui donne la nouvelle naissance, c’est Dieu qui donne la foi, c’est Dieu qui donne l’intérêt, la conviction de péché, de justice, de jugement… et quand un homme naît de nouveau, quand une femme naît de nouveau, quel que soit son arrière plan, c’est toujours un miracle ! Donc c’est important de s’en souvenir parce que maintenant qu’on a dit ça, on va regarder comment on peut appliquer cette réflexion dans la situation d’un enfant qui, peut-être, est limité par rapport à nous-mêmes. Et cette question me permet d’aborder assez généralement le rapport entre l’intellect et le salut, entre les preuves et la démarche apologétique et la conversion d’un individu qu’on prend souvent comme une décision. Et d’ailleurs, c’est comme ça que tu l’as formulé dans ta question.

J’aimerais dénoncer un mythe ou deux sur cette question.

– Premièrement, la foi ou l’absence de foi ne provient pas forcément d’une démonstration cognitive, c’est-à-dire intellectuelle, de la foi chrétienne. Regarde comment l’évangile de Jean conclut ce chapitre 3, l’entretien avec Nicodème, de façon magistrale. Il est dit (et c’est Jésus qui parle) : "Voici le jugement : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal a de la haine pour la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient réprouvées ; mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin qu’il soit manifeste que ses oeuvres sont faites en Dieu". Jean 3. 19-21.

Tu vois, les gens choisissent de croire ou ne pas croire, non pas en fonction des preuves et des arguments qu’ils ont, mais en fonction de leur indépendance morale qu’ils cherchent à tout prix à préserver. Les gens refusent d’aller à la lumière parce que leurs œuvres sont mauvaises. Donc plutôt que de venir à la lumière, ils préfèrent garder leurs péchés bien à eux et leur indépendance morale. C’est ça qui les empêche de se convertir, c’est pas la démonstration ! J’ai pu faire des démonstrations brillantes – enfin, j’ai l’outrecuidance de penser qu’elles étaient brillantes, peut-être elles étaient nulles – sur l’existence de Dieu, sur la véracité de la Bible. Je pensais à des tas d’arguments intellectuellement viables, qui permettent de fonder sa foi sur des choses qui sont solides, mais ça n’a pas changé le cœur des hommes et femmes à qui j’ai présenté ses arguments.

Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas argumenter. Mais ça veut dire que souvent, les arguments sont un peu comme un écran de fumée qui évite à l’individu d’être à cœur ouvert devant Dieu et de se dire : "Aïe, aïe, j’ai vraiment besoin de grâce, j’ai vraiment besoin de salut. J’ai offensé ce Dieu qui est devant moi." Et je vois que l’apôtre Pierre, et l’apôtre Paul, dans leurs discours dans le livre des Actes, sont brillants dans les arguments qu’ils utilisent, mais ils dénoncent surtout la disposition du cœur qui est préalable à l’ouverture aux arguments que l’on peut donner.

C’est dans ce contexte qu’on peut remarquer qu’il y a de grands intellectuels qui étaient/sont des disciples de Jésus – je pense à Maxwell, Newton, d’autres… ça c’est des temps anciens, il en existe aujourd’hui, bien entendu – et puis il y a aussi de grands cerveaux qui sont athées et qui ont des arguments athées. Et aucune démonstration n’a jamais entamé leurs convictions athées. C’est pourquoi il y a une présupposition préalable qui est là, et souvent ça n’a rien à voir avec la qualité des arguments avancés.

En tout cas, Jésus nous dit, dans Luc 18. 16 : "Jésus les fit appeler (les enfants) et il dit : Laissez venir à moi les petits enfants, ne les en empêchait pas car le royaume de Dieu est pour leurs pareils". Parce que tu vois un enfant, lui, il n’a pas cet orgueil des adultes. Il est tout prêt à reconnaître qu’il s’est planté, il est tout prêt à reconnaître qu’il a besoin de grâce. Et donc ça ne dépend pas d’une capacité intellectuelle, ça dépend d’une capacité de cœur.

– Deuxièmement, les preuves massives des miracles de Jésus ont impressionné, certes, mais n’ont pas faire croire. Jean 12. 37 "Malgré tant de miracles qu’il avait faits devant eux, ils ne croyaient pas en lui". Tu vois, c’est pas le nombre de preuves intellectuelles, c’est pas le nombre de preuves par des signes et prodiges qui toucheront le cœur des hommes. C’est vraiment toujours une œuvre spirituelle profonde que Dieu réalise dans un individu quelle que soit sa capacité intellectuelle, on va dire, ou quelle que soit sa réceptivité semble-t-il immédiate à des miracles ou autre. Voilà. Donc ceci dit, ta fille ne sera pas convaincue par un raisonnement brillant. Mais ça, c’est le cas, qu’elle ait une trisomie 21 ou qu’elle n’ait pas une trisomie 21. Qu’elle devienne la plus grande intellectuelle du monde ou qu’elle soit plus limitée dans sa réflexion, c’est pas ça qui la mènera à une foi personnelle qui lui fera dire : "Jésus est ma vie. Il est ma force, mon réparateur, ma porte d’entrée auprès de Dieu, mon pain qui me rassasie, mon eau qui fait du bien quand j’ai soif, mon Père qui m’a adoptée et prise dans ses bras, mon Sauveur qui me pardonne mes bêtises, ma joie quand je suis triste… mon tout en fait !" Et ça, c’est pas un argument qui lui permettra d’en prendre conscience.

Face à ton enfant, cette fille formidable que Dieu vous a donnée, qu’est-ce qu’il va utiliser pour lui faire comprendre l’évangile ? Les mêmes moyens de grâce que pour les autres.

Dans la phase de préparation :

– La prière pour les perdus, comme Paul priait pour ces gens de sa génération.

– La prière pour des opportunités de témoignage, comme on a en Éphésiens 1. 6

– Ta vie, la vie des chrétiens autour d’elle qui vont lui montrer ce que ça veut dire que d’être un disciple de Christ, et ton exemple ! Moi, je sais que j’ai, malheureusement, pas été un exemple aussi bon que j’aurais souhaité l’être en tant que père. Un de mes enfants, récemment, m’a dit : "Tu sais, il y a un truc qui m’a marqué, c’est que tous les matins quand on se levait, tu étais avec ta Bible et ton café". On n’a pas toujours eu des conversations tous les matins sur Dieu, c’était même plutôt rare. Mais l’exemple qu’il leur est resté (alors, c’est un bon exemple parmi des tas d’autres qui ne sont pas vraiment glorieux donc je ne veux pas m’en vanter) mais c’est ce que tu vas vivre devant ta fille, c’est ça qui va montrer le sens de tes priorités, le sens de ton affection pour Christ.

Puis, dans la phase de témoignages :

– Lors des questions, apprendre à parler de Jésus par des histoires courtes, simples, avec une idée centrale, qui seront comme des semences de vérité dans son cœur.

– Lire aussi parfois avec elle ou parler de façon régulière de la manière dont Dieu œuvre en toi et de la manière dont les écrits de la Bible que tu lis font écho en toi notamment lorsque la personne, ton enfant, ta fille, est réceptive à ça. Et je remarque qu’il y a tout un vocabulaire qui est riche à utiliser, qui saura toucher ta fille au bon moment : que ce soit le vocabulaire de la justification, de l’adoption, de la réconciliation ou de la couverture, de la propitiation (Dieu couvre le mal qui est nôtre).

Ça va être sympa de pouvoir aborder ça avec cette enfant qui peut comprendre ces choses.

Je voudrais ajouter deux témoignages, deux histoires.

Le fils d’un ami est trisomique. Je dois dire, il aime le Seigneur cet enfant. Et il aime le Seigneur de façon très profonde, il n’y a aucun aucun doute là-dessus.

Ce qui était ce qui était chouette, c’est que – je crois que je lâche… -– je passe à une autre histoire d’une Église où il y avait le frère d’un collègue qui est trisomique. Il est maintenant adulte et il aime le Seigneur passionnément. Le pasteur a eu l’intelligence de lui donner un ministère, et ce ministère, c’est un peu sa fierté. Il ouvre les portes de l’Église le matin, il les referme le dimanche matin, il les referme après le culte. C’est une responsabilité qu’il prend très très au sérieux, on peut vraiment se reposer sur lui. Sa joie, son bonheur de servir les frères semble minime mais sa vie avec Christ, elle, est réelle, elle est substantielle et il a un service qui est dans l’Église. On a vraiment l’impression, quand on le voit exercer son ministère, qu’il est en charge de la protection du Président de la République. Il est tellement fier, c’est tellement beau à voir et c’est tellement remarquable de le saluer.

Je crois qu’il faut considérer que les situations, comme la situation de la trisomie 21 qui est un petit peu marginalisée, n’a pas lieu d’être marginalisée autant que ça. On peut vraiment aujourd’hui, grâce aussi à un accompagnement très solide, développer des compétences intellectuelles, sociales – ce n’est pas toujours le cas, mais dans beaucoup de cas – qui sont vraiment suffisantes, qui permettent presque une autonomie complète – pas tout à fait, mais presque – et donc il faut vraiment avoir cette espérance. Et dans le contexte de ce que l’on sait et de ce que l’on est capable de savoir, Dieu est capable de se révéler ; c’est le cas pour un enfant trisomique, c’est le cas pour un enfant qui ne l’est pas. C’est toujours un miracle, c’est toujours une œuvre et c’est toujours possible pour un enfant de saisir : "C’est lui qui me répare, c’est Jésus mon espérance."

Donc voilà, j’espère que tu seras entourée, en tout cas, dans ton Église, de gens qui seront compréhensifs, qui vous apporteront aussi l’encouragement nécessaire quand ce sera peut-être un petit peu compliqué. J’espère aussi t’avoir rassurée et convaincue que l’oeuvre de Dieu est totalement possible et qu’elle est souvent plus facile avec des gens qui ont une certaine simplicité d’esprit, parce qu’ils ne cherchent pas à se masquer, à prétendre être quelque chose. Ils peuvent avoir cette espérance en Christ beaucoup plus simplement. Et peut-être, vraiment avoir cet espoir que Dieu va œuvrer en ta fille de façon beaucoup plus puissante qu’il n’œuvrerait dans d’autres enfants, simplement parce que c’est aussi le désir de Dieu de bénir ceux qui ont une certaine simplicité de vie et de marche sur terre.

Florent Varak

Florent Varak est pasteur, auteur de nombreux livres dont le Manuel du prédicateur, L'Évangile et le citoyen et la ressource d'évangélisation produite en co-édition avec TPSG: La grande histoire de la Bible. Florent est aussi conférencier, et professeur d'homilétique à l'Institut biblique de Genève. Il est le directeur international du développement des Églises au sein de la mission Encompass liée aux églises Charis France. Il est marié avec Lori et ont trois enfants adultes et mariés ainsi que quatre petits-enfants.

Articles pouvant vous intéresser

>